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Les pensées spirituelles d’Omraam M. Aïvanhov

 Les pensées spirituelles d'Omraam M. Aïvanhov  dans LES PENSEES SPIRITUELLES DU SAGE BULGARE OMRAAM MICKAEL AIVANHOV*** oma-big-768x1024
C’est un de mes guides, je suis heureuse de lui faire une grande place dans mon blog. Il me confiait l’autre jour qu’il avait été Duc en Russie en 1218 et un être de pouvoir en Amérique du sud en l’an 824, pour ceux que ça pourrait intéresser.

« Un véritable Initié ne cherche pas à développer des facultés médiumniques. Il travaille seulement à se purifier, à grandir dans la sagesse, l’amour et la maîtrise de soi, afin de pouvoir se projeter le plus haut possible en lui-même. Une fois qu’il a atteint ce sommet, la matière de son être est tellement épurée qu’elle s’imprègne de la quintessence même de l’Âme universelle. Cette quintessence sur laquelle tout s’enregistre lui donne la possibilité de voir et de sentir ce qu’il désire connaître. C’est ainsi que, grâce à ce travail, il acquiert non seulement la puissance, mais la clairvoyance aussi. »

« Nous devons chanter pour nous dégager de tout ce qui nous alourdit.
De combien de troubles mentaux les humains pourraient se guérir par le chant ! Car ses vibrations désagrègent les présences obscures qui cherchent à s’accrocher à eux. Le chant est l’expression de la vie, la vie elle-même n’est rien d’autre qu’un chant. Et qu’y a-t-il de plus nécessaire, de plus vivifiant que d’arriver à se débarrasser de l’atmosphère pesante qui nous entoure, pour entrer dans ces régions où tout est harmonieux, lumineux, léger ? »

« Prononcez le mot « sacrifice » et vous verrez immédiatement les visages s’assombrir parce que, pour la majorité des humains, ce mot s’accompagne de l’idée de privations et de souffrances. Pour un spiritualiste, au contraire, ce mot s’accompagne de l’idée d’amour, de joie, de beauté, parce qu’il sait qu’en renonçant à certaines choses qui lui plaisent, qui l’arrangent, il goûtera sur un plan supérieur de bien plus grandes satisfactions. Le sacrifice est la transformation d’une matière en une autre, d’une énergie en une autre. Se sacrifier, c’est être comme un morceau de bois mort que l’on met dans le feu. Avant d’entrer dans le feu, ce morceau de bois est terne, inutile. Mais du moment qu’il accepte d’entrer dans le feu pour l’alimenter, il devient lui-même feu, chaleur, lumière, beauté. Débarrassez-vous donc de cette pensée que le sacrifice s’accompagne de souffrances et de privations, car grâce à lui vous sortirez de l’obscurité pour devenir lumière. »

« Dans la Genèse il est dit que lorsque Jacob quitta la terre de Canaan pour chercher une épouse, il arriva dans un lieu où il passa la nuit. Là, il s’endormit la tête posée sur une pierre. Pendant son sommeil il vit une échelle qui reliait la terre au ciel avec des anges qui montaient et descendaient. C’est ainsi qu’il eut la révélation de cette hiérarchie cosmique que les kabbalistes appellent l’Arbre de Vie.
La terre et le ciel ne sont pas séparés, il existe entre eux toute une circulation, des échanges. Des clairvoyants ont pu voir des êtres qui descendaient et travaillaient sur les humains, les animaux, les plantes, les pierres… Certains repartaient très vite, alors que d’autres, au contraire, restaient plus longtemps afin de continuer leur tâche. Pour le moment, très peu croient à la réalité de ces créatures et du travail qu’elles font, mais un jour, toute l’humanité sera consciente de cette circulation qui existe entre la terre et le ciel, entre la terre et le soleil, et même plus loin encore dans tout l’univers jusqu’à l’infini. »

« Que ce soit une petite chambre ou une grande maison, dans tous les lieux que vous habitez, les murs, les meubles, les objets sont imprégnés de vos émanations. C’est le côté magique de la présence : vous déposez sur tout ce qui vous entoure, et particulièrement sur les objets que vous touchez, des particules éthériques qui sont conductrices d’influences favorables ou néfastes. Si vous projetez sans cesse des pensées, des paroles et des sentiments négatifs, ces objets deviennent comme des aimants qui attirent tout ce qui est mauvais de l’univers. Évidemment, le contraire est vrai aussi : si vos émanations sont imprégnées de sagesse et d’amour, vous déposez de bons fluides sur les objets qui vous entourent et ils deviennent des conducteurs de la lumière, de la joie, de la santé.
Désormais, habituez-vous à faire cet exercice : dans toutes les pièces de votre maison, apprenez à prendre les objets avec attention, avec amour, en demandant à l’Esprit divin d’étendre sa bénédiction sur eux. Dites : « Esprit de lumière, de pureté, de vérité, je Te consacre ces objets, afin qu’ils deviennent pour Toi un réceptacle, un instrument de ta puissance. » L’Esprit viendra habiter dans votre demeure. »

« Quand l’être humain s’écarte des voies de la sagesse et de l’amour, les cellules de tous ses organes en subissent les conséquences, elles n’ont plus la même vitalité, on peut même dire qu’elles sont découragées ; alors, quand la maladie survient, elles sont incapables de la combattre. Le général qui veut communiquer à ses hommes l’élan nécessaire pour repousser l’ennemi, s’efforce de leur donner un exemple d’intégrité, de force d’âme, en sachant que les soldats l’imiteront. Dans tous les domaines, c’est la même loi qui se vérifie.
Quelqu’un vient me dire : « Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens bizarre, tout me fatigue, m’irrite, je n’ai de goût pour rien. » Eh bien, pour moi c’est clair : il a transgressé les lois de la sagesse et de l’amour. En transgressant ces lois, il a affaibli ses défenses, il a laissé son aura se fissurer, et ses énergies s’en vont par ces fissures. Qu’il marche à nouveau sur le chemin de la sagesse et de l’amour, et son aura fera de tout son être une forteresse imprenable. »

« Qu’il soit homme ou femme, l’être qui a véritablement trouvé son âme sœur, c’est-à-dire qui a trouvé en lui-même son principe complémentaire, a la sensation de rencontrer ce principe partout, chez toutes les créatures. Il aime toutes les femmes et tous les hommes sur la terre, il les aime spirituellement et il est heureux à cause de son âme sœur qui l’a comblé. Il n’éprouve plus ce manque qui l’oblige à chercher continuellement comment y remédier, il sent que toutes les rencontres qu’il fait contribuent à l’enrichir. Oui, quand vous avez réalisé la plénitude en vous, vous découvrez votre principe complémentaire dans toutes les créatures. Ce sont des expériences inexplicables et inexprimables. Seul celui qui les a réalisées peut les comprendre. Mais jusque-là, quel chemin à parcourir ! Toujours souffrir, être déçu, toujours chercher un être et ne pas le trouver… On se dit : « Ah ! le voici, il est là. » Et puis, quelque temps après, on se rend compte que ce n’était pas lui. Alors, c’est peut-être un autre ?…. Cela continue ainsi jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’on le possède au-dedans de soi. Mais du jour où on l’a trouvé en soi, on le trouve partout en dehors de soi.
Maintenant, comprenez-moi bien. Je ne déconseille pas et je ne condamne pas l’amour physique, l’union physique. Je vous explique seulement que si vous voulez trouver réellement la plénitude, c’est en vous-même, d’abord, que vous devez réaliser l’union des deux principes. »

« L’homme, créé à l’image de Dieu, est aussi puissant que Lui. Alors pourquoi se montre-t-il si faible ? Parce qu’il ignore où est sa force. Et sa force n’est pas dans sa capacité d’exiger, de s’imposer, elle est dans son pouvoir de dire non. Cela signifie que personne au monde ne peut l’obliger à faire ce qu’il ne veut pas. Même si tout l’enfer se liguait contre lui pour l’obliger à agir contre sa volonté, l’enfer ne peut pas le contraindre. Et même Dieu ne peut pas contraindre l’homme ! C’est pourquoi, si l’homme savait où est sa vraie puissance, il résisterait à toutes les séductions, à toutes les tentations, il ne commettrait aucun acte mauvais. S’il commet des crimes, c’est qu’il y consent.
Les esprits ténébreux du monde invisible ont le pouvoir de tenter l’homme, et de l’éprouver, c’est Dieu Lui-même qui leur a donné ce pouvoir. Relisez, au début du Livre de Job, la conversation de Dieu avec Satan. Mais l’homme a toujours, lui, le pouvoir de dire non. C’est l’ignorance de son origine divine qui le rend tellement faible devant le mal. »

« Quand vous vous rendez compte que la vie divine, la vie de l’esprit se ralentit, parce que le corps physique est là sans cesse à faire entendre ses réclamations, tâchez de vous ressaisir pour que cela ne dure pas. Quand vous pouvez satisfaire votre corps physique et qu’en même temps vous sentez cet élan, ce jaillissement, cette lumière qui sont les manifestations de l’esprit, alors réjouissez-vous, car un jour c’est lui, l’esprit, qui triomphera. »

« Vous pouvez donner tous les médicaments que vous voulez à un cadavre, il ne se relèvera pas, car il a perdu la vie. Alors, c’est clair, quelle que soit l’efficacité d’un médicament, pour celui qui n’a plus la vie, il ne servira à rien. C’est la vie qui compte. C’est pourquoi vous devez vous occuper de la vie : la purifier, la renforcer, afin qu’elle circule librement dans tout votre organisme, ce n’est qu’à cette condition que les médicaments peuvent être efficaces. Si les différentes fonctions de votre organisme marchent au ralenti, les médicaments ne pourront pas vous aider, et même pire, ils ne serviront qu’à obstruer les circuits en vous. Combien de gens vivent n’importe comment sans se préoccuper de leur santé ! Ils pensent que s’ils tombent malades, ils n’auront qu’à prendre des médicaments. Eh non, les médicaments ne sont vraiment efficaces que si, par une conduite raisonnable, on a déjà su préserver la vie en soi. »

« Quelqu’un fait un cauchemar, il rêve, par exemple, qu’il est poursuivi. Il court, il court, et puis voilà un gouffre vertigineux qui s’ouvre devant lui et il tombe… Quelle angoisse ! Même au réveil, pendant quelques minutes encore il est bouleversé comme si ce qu’il venait de rêver était la réalité. Alors, quelle conclusion tirer de cette expérience ? Si on peut prendre le rêve pour la réalité, c’est qu’on doit pouvoir aussi considérer la réalité comme un rêve. Oui, et c’est ce que font les sages. Quoi qu’il leur arrive, ils se disent : « Je souffre, je suis angoissé, je me sens poursuivi, mais c’est un rêve, et quand je me réveillerai, il ne restera plus une trace de tout cela. » Vous direz que tous ces raisonnements ne vous empêcheront pas de souffrir. Bien sûr, mais ceux qui ont des cauchemars souffrent aussi : ils s’agitent dans leur lit, poussent des cris, et pourtant, ce qui les fait réagir ainsi n’est pas la réalité. C’est d’ailleurs ce qu’ils se disent eux-mêmes une fois réveillés. Alors, vous-même, quand vous souffrez, dites-vous que ce n’est pas la réalité. » (parce que nos souffrances viennent de tragédies passées qui n’existent plus dans notre vie actuelle.)

« Il arrive que les membres de votre famille qui ont quitté la terre, et particulièrement vos parents, vos grands-parents, viennent vous visiter, car ils ne vous ont pas oublié et ils veulent savoir ce que vous faites depuis qu’ils ne sont plus là. Quand ils vous voient engagé sur le chemin du bien, de la lumière, ils sont heureux, mais s’ils assistent à des reculs, à des chutes, ils se sentent trahis par leurs enfants.
En vous observant, ils sont aussi amenés à se poser des questions sur leurs propres agissements durant leur vie sur la terre, mais aussi sur l’éducation et l’exemple qu’ils vous ont donnés. Ils comprennent ce qu’ils ont négligé, en quoi ils ont fait des erreurs, et ils essaient de s’introduire en vous pour vous conseiller. C’est pourquoi, quand vous rencontrez des difficultés, que vous traversez des épreuves, vous pouvez vous tourner vers eux et leur demander de l’aide s’ils ne sont pas occupés et s’ils sont assez forts pour ça. »

« Parfois, sans savoir pourquoi, vous ressentez subitement une joie ou un chagrin. Il y a plusieurs explications possibles à cela, mais je vous en donnerai une à laquelle vous n’avez certainement jamais pensé. Il vous est sans doute arrivé de rencontrer dans la rue un passant, ou une passante, dont le visage a attiré votre regard et à qui vous avez spontanément envoyé une pensée, un rayon d’amour… Cette personne ne s’est même pas rendu compte que vous l’avez regardée, mais elle a reçu ce que vous lui avez donné de bon à travers vos yeux et elle en a ressenti les effets. Lorsque vous ressentez subitement une joie, c’est peut-être qu’une entité du monde invisible, en passant, vous a regardé en projetant son amour sur vous, et votre cœur a été touché. Partout, où que nous soyons, nous nous trouvons au milieu d’une foule d’êtres visibles et invisibles, et nous recevons tantôt de bonnes choses, tantôt de mauvaises, ce qui explique beaucoup de nos différents états.

« Aucune parole, aucun moyen extérieur ne peut réussir à transformer les êtres humains, comprenez-le bien, aucun moyen extérieur. C’est au-dedans, dans le cœur, dans l’âme, dans l’esprit, que vous devez posséder un élément spécial. Cet élément qui vibre, qui irradie, c’est lui qui influence votre entourage ; alors, sans même avoir à ouvrir la bouche, vous faites naître en eux le désir de vous imiter. Peut-être n’y arriveront-ils pas tout de suite, parce qu’on ne se débarrasse pas du jour au lendemain de ses appétits et de ses instincts inférieurs ; mais ils se rendent compte qu’il y a en vous quelque chose de lumineux, de chaleureux, de vivant. C’est cette lumière, cette chaleur, cette vie qui s’imposent à eux, et ils veulent suivre votre exemple. »

« Faites cette expérience : pendant au moins une semaine essayez, en toute occasion, de vous conduire avec maîtrise, sagesse, bonté, générosité. Après ces quelques jours, vous sentirez que vous avez acquis la possibilité d’affronter l’existence dans de meilleures conditions.
Dès que vous arrivez à améliorer votre comportement, vous êtes habité par une force nouvelle qui soutient, protège votre système nerveux ; vous êtes davantage capable d’assumer vos responsabilités et de faire face aux différentes situations qui se présentent à vous. Vous sentez qu’intérieurement une structure est en train de s’édifier, de se consolider, elle vous maintient plus fermement, elle vous donne la possibilité de résister aux épreuves et aux obstacles. Alors, même s’il vous arrive d’être troublé, fatigué, découragé, cela ne dure pas : après une prière, un moment de recueillement, très vite cette force se remet à travailler en vous pour tout rétablir. »

« Rien n’est plus important que de vivre en harmonie avec ce grand corps cosmique dans lequel nous sommes logés et nourris. »

« Chaque fois qu’une tâche, une obligation vous est imposée alors qu’en apparence ce ne serait pas à vous de vous en acquitter, c’est la preuve que vous avez une faute à réparer. Alors, ne pensez jamais que ce qui vous arrive est injuste ou dépourvu de sens. »

« Le sage ne se plaint pas des défauts et des faiblesses qu’il observe chez les autres. Il ne les critique pas, il ne les combat pas, mais il s’efforce, en les supportant, de transformer ces défauts en lui-même, car cette transformation produit une énergie qu’il peut renvoyer ensuite sous forme de lumière. C’est ainsi qu’il travaille pour l’avènement du Royaume de Dieu. »

« Vous voulez être vivant ? Conservez le plus longtemps possible le besoin de progresser. Tellement de puissances sommeillent en vous qui attendent d’être réveillées ! Pourquoi continuez-vous à les endormir ? On rencontre des gens qui n’ont que cinquante, soixante ans, ou moins encore, et ils semblent déjà morts et enterrés. Oui, on voit même la pierre tombale qui les recouvre et sur laquelle il est écrit : « Ci-gît Untel ». Pourquoi ? Même si la fatigue est là, même si la vieillesse approche, il faut se dire qu’il y a toujours des progrès à faire, quelque chose à comprendre, quelque chose à entreprendre et ne jamais accepter l’engourdissement, la stagnation. Même paralysé, même mourant, il reste encore quelque chose à faire,… ne serait-ce que remercier le Ciel. »

« Comment peut-on se demander s’il est utile d’avoir un Maître ?… Même dans l’invisible un Maître s’efforce de guider ses disciples, de les inspirer. Son regard les observe, il décèle leurs lacunes, leurs faiblesses, leurs souffrances. Il ne leur fait pas toujours directement des observations, mais par la pensée, il chuchote à chacun : « Étudie, exerce-toi, sois plus patient, plus généreux… Ne perds pas courage… »
Tous les disciples véritables perçoivent la présence de leur Maître ; c’est leur élan intérieur, leur désir de perfectionnement et leur soif de vérité qui l’appellent et l’attirent. Ses pensées, ses sentiments, ses actes émettent des ondes fluidiques, et à leur insu, les disciples absorbent les particules subtiles qui jaillissent de son aura. Alors, leur aura aussi se clarifie, se purifie. »

« La patience est une qualité du grand âge, et l’espérance celle de la jeunesse. Oui, la jeunesse espère, et si elle ne voit pas rapidement venir ce qu’elle espère, elle s’impatiente. La vieillesse, elle, n’espère plus grand-chose, mais elle a appris à supporter patiemment.
En réalité, il faut que patience et espérance se rencontrent. Là où il y a l’espérance, la patience doit venir apporter son soutien. Et quand la patience est là, l’espérance ne peut pas être loin : si on n’espère rien, s’il n’y a rien à attendre, comment et pourquoi être patient ? Mais quand patience et espérance cheminent ensemble, année après année, l’avenir s’ouvre largement. »

« Ce qui est essentiel dans la nourriture, ce n’est pas la matière des aliments. Ce qui est essentiel, ce sont les énergies qu’ils contiennent, la quintessence emprisonnée en eux, car c’est là qu’est la vie. La matière de l’aliment n’est qu’un support. À travers cette matière, c’est donc la quintessence que nous devons chercher à atteindre, afin de nourrir aussi nos corps subtils. Considérer que nous mangeons pour nourrir seulement notre corps physique est une erreur : nous mangeons pour nourrir aussi notre cœur, notre intellect, notre âme et notre esprit. »

« Il est souhaitable que de plus en plus de personnes admettent la réalité de la réincarnation, mais à condition de savoir s’en servir pour leur évolution. Or, que se passe-t-il la plupart du temps ? Au lieu de comprendre que le plus important, c’est ce qu’elles sont et ce qu’elles font maintenant pour préparer leur vie future, beaucoup se fabriquent des vies antérieures imaginaires, dignes des romans, ou courent chez des voyants pour qu’ils les leur révèlent, et ces voyants leur racontent souvent n’importe quoi pour leur faire plaisir.
En réalité, le passé des êtres n’est pas difficile à connaître. D’après ce qu’ils sont aujourd’hui, d’après leurs qualités et leurs défauts, leurs facultés et leurs lacunes, on peut connaître – sans entrer dans les détails, bien sûr – ce qu’ils ont été : ce qu’ils sont dans cette incarnation ne leur est pas tombé dessus par hasard. La loi de causes et de conséquences, qui agit partout dans la création, s’est appliquée pour modeler leur existence actuelle. Alors, maintenant, qu’ils s’occupent plutôt de leur présent pour préparer leur avenir. »

« Combien de mauvaises choses découlent d’une ingratitude ! Et combien de bonnes choses au contraire proviennent d’un simple mouvement de reconnaissance ! Pourquoi ? Parce que cela dépasse, et de beaucoup, le simple sentiment que vous éprouvez à ce moment-là.
Laissons de côté l’ingratitude pour ne nous occuper que de la reconnaissance. Dès l’instant où vous êtes porté par un mouvement de reconnaissance envers le Créateur, envers la vie, envers la nature et tous les êtres, même les plus insignifiants, ce sentiment ne se limite pas à exister passivement, il agit. À cause de la loi d’affinité, il attire, par ses vibrations, des impressions, des sensations de même nature que lui. Et toutes les bénédictions vous viennent alors de cette petite chose : un sentiment de reconnaissance. »

« Ne dites pas que chez toutes les personnes qu’il vous arrive de critiquer vous n’avez pas noté au moins une qualité : un don artistique, le goût de l’ordre et de la propreté, le sérieux dans le travail, la fidélité, etc. Les domaines ne manquent pas où les humains peuvent utilement ou agréablement se manifester. Eh bien, pour chacun, concentrez-vous au moins sur une qualité, et cherchez même comment vous pouvez l’aider à la développer ; ce sera plus profitable pour lui, et pour vous aussi. L’évolution de chacun contribue à l’évolution de tous. Plus vous avancez, plus vous entraînez les autres avec vous. Le comportement de chacun réagit sur le monde entier. Et si les défauts de certaines personnes vous dérangent tellement, voilà une raison de plus pour vous améliorer et leur envoyer de bonnes pensées. »

« Nous devons savoir que le mal a tellement de ressources que nous n’arriverons jamais à le vaincre en restant isolés. La solution, c’est de nous lier au Seigneur, aux entités célestes, aux exorcistes célestes, aux archanges, et de leur donner à eux la possibilité de combattre le mal… »

« Contrairement à ce que beaucoup imaginent, la sagesse n’est ni triste ni morose, parce que dans la sagesse, la vraie sagesse, il y a aussi de l’amour : le cœur et l’intellect travaillent ensemble. La lampe du sage ne projette pas uniquement la lumière froide de l’intellect qui raisonne, qui relève et souligne les moindres imperfections ; elle brille, mais en même temps elle répand sa chaleur, son amour, et c’est pourquoi elle est gaie. Oui, la lampe du sage est pleine de gaieté. Comme le soleil. Objectivement, le soleil qui brille dans le ciel n’a que l’apparence d’une boule de feu ; mais alors, pourquoi les enfants qui le dessinent lui font-ils un large sourire ? Instinctivement, les enfants ont compris quelque chose de très important : dans la lumière du soleil ils sentent qu’il y a de la gaieté. Comme il y a aussi de la gaieté dans la flamme dansante d’une lampe. »

« Ne croyez pas que vous allez découvrir à l’extérieur de vous ce que vous n’avez pas d’abord trouvé en vous. Oui, car même ce que l’on rencontre à l’extérieur, on passe à côté sans le voir si on ne l’a pas déjà trouvé intérieurement. Ainsi, plus vous découvrez la beauté intérieurement, plus vous la découvrirez autour de vous. Peut-être pensez-vous que si vous ne l’avez pas vue avant, c’est qu’elle n’y était pas… Si, elle était là, mais vous ne la voyiez pas parce que c’était en vous qu’il manquait quelque chose. Maintenant que vous avez découvert la beauté en vous, vous la voyez à l’extérieur aussi.Tout ce que nous sommes capables de voir dans le monde extérieur n’est qu’un reflet de notre monde intérieur. Donc, ne vous attendez pas non plus à rencontrer l’amour, la sagesse, la pureté, la vérité, etc., si vous n’avez pas d’abord fait l’effort de les chercher et de les développer en vous. »

« Il faut se conformer à la seule philosophie éternelle et véridique qui est celle de tous les grands Maîtres de l’humanité. »

« Donner, voilà une pensée qui ne doit jamais vous quitter. Oui, habituez-vous à donner, et à donner ce que vous possédez de meilleur. Évidemment, ce n’est pas une philosophie très répandue parmi les humains : partout ils ne pensent qu’à prendre, et les êtres ne les intéressent que dans la mesure où ils peuvent leur prendre quelque chose. Même quand ils viennent dans une École initiatique, certains ne cherchent qu’à prendre. Mais au bout de quelque temps, comme il n’y a pas tellement de choses dont ils puissent s’emparer, excepté des vérités qui ne les intéressent pas, ils s’ennuient et ils s’en vont. Alors, voilà désormais comment vous devez voir les choses : pensez qu’il y a en vous une terre magnifique, un jardin dans lequel vous cultivez toutes sortes de fleurs et de fruits, et que vous apportez au monde entier des produits de ce jardin. À cause de ce désir de faire quelque chose pour les autres, des portes s’ouvriront devant vous, tout vous paraîtra nouveau, vous ferez sans cesse de nouvelles découvertes. C’est quand vous voulez donner, apporter quelque chose aux autres, que la vie commence à jaillir en vous. »

« Il n’y a pas beaucoup de gens qui poursuivent courageusement leur route malgré les obstacles et l’adversité : la plupart sont vite découragés, anéantis. Pour puiser des forces dans l’adversité, il faut déjà posséder une grande richesse intérieure. Quelquefois, même, c’est le Ciel qui envoie des épreuves à certains parce qu’il connaît leur nature : il sait que pour arriver au sommet, il faut qu’ils aient à surmonter les plus grandes difficultés. Tandis que les autres, il les ménage, sinon c’en sera vite fini avec eux. Le Ciel agit donc différemment suivant les êtres. C’est pourquoi il est difficile de se prononcer sur la destinée des humains : souvent, leurs épreuves apparaissent comme des entraves imposées par le Ciel, alors que ce sont au contraire de bonnes conditions qu’il leur donne pour qu’ils arrivent à s’élever jusqu’au sommet. »
« Jamais le bien ne reste sans récompense. Seulement, ne vous attendez pas à ce qu’il vous revienne nécessairement sous la forme où vous l’avez fait. Il peut vous revenir sous des formes tout à fait différentes et auxquelles vous ne vous attendez pas.
Vous donnez de l’argent et vous voudriez qu’on vous rende de l’argent ?… Eh bien, non, mais vous recevrez peut-être la santé, l’amitié, l’espérance, l’inspiration, ou la sensation d’être un véritable enfant de Dieu, puisque, comme votre Père céleste, vous donnez sans rien attendre. La loi de justice est une loi cosmique que rien ni personne ne peut mettre en défaut. C’est une mauvaise compréhension de cette loi de justice qui décourage les humains de faire le bien. Ils ont peur qu’on abuse d’eux. Non, ils ne doivent pas avoir peur. Même si, en effet on profite d’eux, d’une façon ou d’une autre ils seront un jour récompensés pour le bien qu’ils ont fait. »

« Comment l’humanité a-t-elle pu survivre et se développer sur la terre ? Grâce à l’agriculture. Et en quoi consiste l’agriculture ? À enfouir dans le sol des graines, des plants. Avec le temps, une graine produit des centaines d’autres graines et un plant devient un arbre couvert de fruits. Ainsi, pour vivre dans l’abondance, il faut au moins commencer par semer une graine, par planter un arbre. Dans le monde spirituel comme dans le monde physique, si vous voulez recevoir l’amour, la lumière, la joie, toutes les bénédictions du Ciel, vous devez aussi semer, planter. Et là, évidemment, les semences et les plants sont d’une autre nature : des pensées, des sentiments, des actes, des paroles, des regards, des sourires inspirés par tout ce que vous possédez de meilleur dans votre cœur et dans votre âme. Et en retour, vous recevrez une abondance de fleurs et de fruits. »

« Pour un grand nombre de personnes, et particulièrement les intellectuels, la seule vérité est la vérité scientifique. En réalité, plus importante que la vérité scientifique, il y a la vérité de la vie. Et la vérité de la vie, c’est d’apprendre à situer toutes les existences dans l’édifice cosmique pour voir comment elles vibrent en harmonie et participent à la vie du Tout. Il ne suffit donc pas d’observer et d’étudier avec précision tous les éléments de la nature, il faut aller plus loin : il faut voir les liens qui existent entre eux, pour comprendre comment circule de l’un à l’autre ce quelque chose qu’ils ne possèdent pas séparément : la vie. Le véritable savoir se trouve dans la vie. Séparez les éléments, la vie n’est plus là. Savoir qu’un minéral ou un végétal a telle propriété, telle odeur, telle saveur, telle couleur, n’est pas l’essentiel, car tant que vous les prenez isolément, vous les coupez de la vie. Liez-les à tous les autres éléments de la terre et du ciel, la vie se manifeste et vous possédez le vrai savoir. »

« Aux insatisfactions qu’ils ressentent, les humains ont tendance à donner des réponses physiques. Ils font comme si ces insatisfactions venaient du corps physique. Alors, ils lui présentent de quoi manger, boire, fumer, se distraire, ils le promènent, ils lui procurent tous les plaisirs, et le corps physique repu, saturé, suffoque et se plaint : « Arrête, tu vas me faire mourir, et ce n’est pas en me gavant ainsi que tu te sentiras mieux ! » Mais les humains ne comprennent pas le langage de leur corps. Ils s’obstinent en se disant que s’ils n’arrivent pas cette fois à trouver ce qu’ils cherchent, ils y arriveront sans doute la fois suivante. Malheureusement, la fois suivante, c’est la même chose : le vide. Mais ils continuent… En réalité, il faut très peu de choses pour satisfaire le corps physique ; les réclamations en nous viennent de l’âme et de l’esprit qui ne cessent de prier, de supplier : « J’ai besoin de pureté, de lumière, d’espace… J’ai besoin de contempler le soleil… J’ai besoin de m’unir au Seigneur, de travailler à l’avènement de son Royaume afin que la paix règne un jour parmi les humains… » Voilà les voix que nous devons distinguer en nous, et bien écouter leurs demandes afin de leur donner satisfaction. »

« Vous êtes parfois malheureux parce que, malgré vos efforts, vous êtes encore esclave de vos mauvais penchants. Mais ce n’est pas grave, c’est même normal, il y a tellement de choses à redresser en chacun ! L’essentiel, c’est de travailler à votre libération : chaque jour prier, exercer votre volonté et envoyer des messages aux amis du monde invisible. Pour le moment vous êtes prisonnier. Mais si vous restez en communication avec ces êtres très puissants, lorsque viendra le moment favorable, vous pourrez dire à tous les ennemis du dedans : « Allez-vous-en, je suis un serviteur du Ciel, votre place n’est pas ici chez moi. Ici, c’est le Royaume de Dieu, vous ne resterez pas une heure de plus ! » Alors, bien sûr, ces ennemis montreront les dents et sortiront les griffes en disant : « Comment ? tu es petit, misérable, tu nous as toujours appartenu, nous sommes tes maîtres. » Et vous répondrez : « Oui, il en était ainsi aux premières pages de l’histoire, mais d’autres pages se sont écrites depuis, sans que vous le sachiez. Maintenant Dieu est mon berger, j’ai un Maître, le Ciel est avec moi, tout a changé. Allez, ouste, dehors ! » Les ennemis ouvriront leur gueule, cracheront des flammes, mais vous serez protégé par la puissance du Ciel qui les expulsera. »

« C’est à chacun de découvrir comment il doit établir de vrais contacts avec les autres. Que le savant donne ses connaissances, que le sage donne sa lumière et que ceux qui les reçoivent se réjouissent d’avoir été éclairés ! Que le fort soit heureux de soutenir le faible et le riche d’aider le pauvre, et que le faible et le pauvre soient reconnaissants de se sentir secourus ! Tous ceux qui, dans quelque domaine que ce soit, refusent de faire circuler leurs richesses ne sont que des eaux stagnantes, des marécages : ils ne découvriront jamais le sens de la vie, car ils ignorent la loi puissante de l’échange. Ce sont ces échanges sincères, fraternels, qui procurent le vrai bonheur. »

« Combien de situations différentes la vie peut nous présenter ! Aussi, pour pouvoir faire face, nous devons apprendre la souplesse. Il y a des gens qui, dans toutes les circonstances, ont la même réaction, utilisent le même moyen, la même méthode ; mais comme chaque problème exige une solution particulière, ils ne cessent de se briser contre les obstacles. Il faut qu’ils s’assouplissent un peu, qu’ils soient plus psychologues, plus diplomates ; non pas diplomates au sens péjoratif, c’est-à-dire hypocrites et rusés, mais dans le sens où la diplomatie sous-entend une sagesse. Le sage, le vrai sage, est un diplomate, un psychologue, qui, dans telle situation, devant tel individu, sait quelle méthode choisir pour faire le bien. Il réfléchit et il trouve de quelle façon manœuvrer, comme le marin qui connaît les courants, les récifs, et qui sait où et comment conduire sa barque pour ne pas faire naufrage. Être souple, c’est donc être sage et psychologue« 

« On l’a souvent constaté : les personnes pour qui prier est une réaction naturelle, spontanée, sont mieux armées que les autres pour affronter la souffrance et le malheur. Grâce à cette faculté de s’arracher à l’obscurité et aux pesanteurs de la terre pour s’adresser aux puissances célestes, intérieurement elles ressentent moins l’amertume et le découragement.
Certaines épreuves que nous avons à vivre peuvent être liées à la collectivité, et il est impossible de les éviter. Une guerre, par exemple : pendant une guerre, d’une manière ou d’une autre, personne n’est épargné. Mais celui qui prie, qui fait appel aux puissances de l’esprit, transforme intérieurement son état ; et même si, extérieurement, les événements sont les mêmes pour tous, là où tous autour de lui se laissent accabler, il reçoit, lui, l’aide de la lumière. Alors, grâce à cette aide il peut aussi soutenir et encourager les autres. »

« Ce que l’on appelle sensibilité n’est souvent que cette tendance maladive qui fait qu’aux moindres critiques, aux moindres oppositions les gens se sentent agressés, blessés. Cette sensibilité-là, malheureusement, tout le monde la possède, elle n’est que trop répandue, et ce n’est pas la véritable sensibilité. La véritable sensibilité, c’est d’être capable de percevoir la présence autour de nous des réalités invisibles, les courants qui traversent l’espace, les entités qui nous entourent et nous visitent. Il se passe beaucoup plus de choses dans le monde psychique que dans le monde physique, et c’est donc là, dans le monde psychique, qu’il faut s’exercer à sentir les courants, les présences, tout ce qui est impalpable, subtil. La véritable sensibilité est donc la sensibilité au monde invisible, mais surtout à ce que le monde invisible contient de lumineux et de divin. »

« Vous n’avez le droit de critiquer chez les autres que les faiblesses que vous avez réussi à vaincre en vous. Chaque fois que vous portez un jugement négatif sur quelqu’un, vous êtes vous-même jugé. Et par qui ? Par votre conscience, votre tribunal intérieur. Une voix s’élève alors en vous pour vous demander : « Et toi qui te prononces ainsi, es-tu si sûr que d’une manière ou d’une autre tu n’as pas ce défaut-là ?… À cette faiblesse dont tu es déjà coupable, pourquoi ajoutes-tu le manque d’indulgence, le manque d’amour ? Ne sens-tu pas que dans ton cœur, dans ton âme, tu es en train de perdre quelque chose ? »
Voilà la punition infligée à celui qui juge les autres alors qu’il n’en a pas le droit : des lumières le quittent. Certains diront : « Mais cette voix dont vous nous parlez, nous ne l’avons jamais entendue ! » Évidemment, parce qu’ils ont tout fait pour devenir sourds. »

« Lorsque vous donnez un objet à quelqu’un, évidemment vous ne l’avez plus. Lorsqu’en échange d’un kilo de cerises que vous achetez chez l’épicier, vous donnez de l’argent, cela fait quelques sous de moins dans votre porte-monnaie. Mais dans le plan psychique, c’est différent : tout ce que vous donnez de bon et de lumineux vous enrichit. Oui, et lorsque vous éprouvez un sentiment de reconnaissance pour les humains, même s’ils ne vous donnent rien, vous recevez quelque chose. Cela vous étonne ? Non, cela n’a rien d’étonnant. La reconnaissance est une ouverture de votre cœur et de votre âme, et en vous ouvrant ainsi, vous recevez tout ce qu’il y a de beau et de bon dans la nature et dans la vie. Même si ces cadeaux ne vous étaient pas particulièrement destinés, c’est vous qui les recevez, alors que celui qui est ingrat, même s’il devait les recevoir, ne reçoit rien. Soyez reconnaissant et vous aurez la sensation que tout le Ciel s’ouvre pour vous. Plusieurs fois par jour, même si vous n’avez aucune raison de remercier, dites : « Merci, merci, merci Seigneur…  »

« La jalousie, ce sentiment qu’éprouvent des hommes et des femmes quand ils sentent que l’être qu’ils voudraient garder exclusivement pour eux est en train de leur échapper, est toujours la source de grandes souffrances. Il est très difficile de la vaincre. La seule méthode efficace est d’apprendre à placer son amour dans les régions supérieures. Une femme qui aime un homme à cause de son intelligence, de sa science, de son esprit, de sa bonté, ne souhaite-t-elle pas que le plus de personnes possible le reconnaissent, l’apprécient et veuillent le rencontrer ? Si son amour s’adresse aux qualités intellectuelles, spirituelles de cet homme, elle ne s’accroche pas à lui, à sa présence physique, car ce qu’elle aime en lui est quelque chose de subtil, d’impalpable, que rien ni personne ne peut lui enlever. Et de même pour un homme vis-à-vis d’une femme.
Vous voulez échapper aux griffes de la jalousie ? Éduquez votre amour, élevez-le sur un plan supérieur. La jalousie est indissociablement attachée à l’amour sensuel. Tant que vous êtes physiquement attaché à un être, vous voudriez qu’il n’appartienne qu’à vous seul. Aimez-le spirituellement, et vous désirerez le présenter aux autres pour qu’ils apprécient aussi ses qualités. »

« À chacun de nous la vie apporte chaque jour des problèmes à résoudre. C’est pourquoi tous les sages sont d’accord sur ce point : la vie est le seul vrai maître. Eux-mêmes, bien sûr, sont capables d’instruire les humains ; ce sont des êtres très évolués qui ont beaucoup travaillé, beaucoup souffert et qui peuvent donc faire bénéficier les autres de leurs expériences. Mais même ces êtres-là ne peuvent pas se comparer à la vie, et la vie est aussi un maître pour eux.
Les humains croient pouvoir disposer de la vie et agir comme bon leur semble ; mais voilà que c’est elle, au contraire, qui leur donne des leçons, elle leur donne même les meilleures leçons… Pour chacun, elle sait exactement sur quel point particulier l’instruire. Que ce soit dans le plan physique, dans le plan affectif ou intellectuel, chaque lacune, chaque faiblesse représente une leçon à apprendre, et il ne sert à rien de vouloir fuir cette école de la vie : à un moment ou à un autre, on est rattrapé. »

« Gardez toujours en vous un idéal de perfection. Mais que ce désir de vous perfectionner n’ait pas seulement pour but votre évolution à vous : pensez qu’il doit aussi être utile, profitable pour le monde entier. C’est dans ce sens désormais que doit se faire le progrès.
Jusqu’à maintenant, tous les enseignements spirituels ont plus ou moins entraîné les humains sur la voie du salut individuel : le savoir, les pouvoirs, les révélations… toutes les acquisitions spirituelles, c’était pour eux qu’ils les faisaient. C’est pourquoi ils restaient isolés, cachés quelque part, dans les grottes ou les monastères, pour ne pas être dérangés par les agitations du monde extérieur. Eh bien, cette philosophie doit être désormais abandonnée. La nouvelle philosophie enseigne que nous devons nous perfectionner, mais sans jamais nous couper des autres. Au contraire, il faut accepter les inconvénients, faire des sacrifices, souffrir même, mais être utile. Se perfectionner pour être utile à la collectivité, voilà le véritable perfectionnement. »

« Chacun de vous peut être à un moment ou à un autre victime d’injustices… Alors, si cela vous arrive, dites-vous d’abord : « C’est passager. Cela ne durera pas. » Supportez cette situation avec patience, humilité, amour, et un jour vous en sortirez victorieux. Même les êtres les meilleurs peuvent être victimes d’injustices, et si, malgré tous les obstacles qu’ils rencontrent, ils continuent à marcher sur le chemin de la lumière, le Ciel et la terre se sont juré de leur donner ce qu’ils méritent ; c’est une loi absolue. Alors, pourquoi vous inquiéter ?
Vous n’avez pas à vous demander si les entités qui dirigent votre destinée sont intelligentes et bonnes, ou si elles se sont endormies et vous ont oublié. Vous devez seulement vous demander si vous faites bien votre travail. Parce que ces entités, elles, connaissent parfaitement le leur, et quand le moment viendra, non seulement elles vous rétabliront dans tous vos droits, mais vous serez récompensé au centuple. »

« Si nous ne sommes pas d’abord vivants, la science et la philosophie ne nous serviront pas à grand-chose. Pour être vivant, il faut bien se nourrir, et dans tous les plans. Or, le savoir que l’on donne aux étudiants dans les universités ne les nourrit pas. Voilà pourquoi ils ont souvent les jambes chancelantes, le cœur vide et du brouillard devant les yeux – symboliquement.
À l’école des Initiés, au contraire, on nourrit bien les étudiants, et lorsqu’ils sont devenus forts, robustes, on leur donne une charrue, on leur explique comment labourer la terre et on les met au travail. Évidemment, ici aussi la terre est un symbole ; c’est celle que chaque homme possède en lui-même : sa tête. Ceux qui savent labourer et semer de bonnes graines dans leur propre terre, mangeront à satiété toute leur vie. Les autres ne verront pousser que des chardons, des épines et des ronces qui, non seulement ne leur seront pas utiles, mais leur feront du mal et feront du mal aux autres aussi. »

« Prononcer des paroles de consécration produit des changements dans les vibrations des objets et des créatures. Il ne faut jamais oublier qu’au-delà du plan physique il existe d’autres plans plus subtils, et que ce qui se produit dans ces plans subtils finit par influencer le plan physique. C’est pourquoi nous devons chaque jour consacrer notre vie à Dieu, c’est-à-dire consacrer non seulement nos activités mais aussi notre corps entier avec nos membres, nos organes, afin qu’ils deviennent les dépositaires et les transmetteurs des courants d’énergies pures.
Pourquoi je conseille aux parents de consacrer dès sa naissance leur enfant au Seigneur ? Parce qu’ils gravent ainsi dans sa matière psychique des sillons grâce auxquels il sera attiré dans une direction lumineuse, divine. Il recevra des courants de forces bénéfiques, tandis que les courants obscurs seront détournés. »

« Il est important que, très jeunes déjà, les enfants puissent s’ouvrir sur le monde, qu’ils emmagasinent le plus d’impressions possible, car ce sont ces expériences faites très tôt qui enrichissent leur monde intérieur. Les parents doivent les y aider en attirant leur attention sur les formes, les sons, les couleurs, les parfums.
Et tout en veillant, bien sûr, à ce qu’ils n’aillent pas s’exposer au danger, les parents doivent aussi amener leurs enfants à prendre conscience de ce qui se passe autour d’eux. Les enfants vont à l’école où ils commencent à acquérir des connaissances. C’est nécessaire, mais c’est insuffisant. Il est aussi important qu’ils puissent nourrir leur intelligence et leur sensibilité par la fréquentation du plus grand nombre possible d’êtres humains, et même les plus humbles. Qu’ils voient comment ils peinent au travail, et combien il est précieux pour les pauvres d’avoir quelques sous qu’on a gagnés à la sueur de son front. Donnez-leur le sens des valeurs. »

« Prenez l’habitude de vous analyser afin de vous rendre compte des empêchements, des écrans que vous vous fabriquez inconsciemment. Si, par exemple, vous ne voyez dans les exercices nécessaires à votre avancement spirituel que des obligations pénibles, ils ne vous apporteront rien, car vous n’y mettrez pas votre âme. Soyez conscients de ce qui, en vous, s’oppose à tout ce qui pourrait vous aider. »

« Tout ce qui arrive a sa raison d’être. Voilà la certitude du sage, et c’est pourquoi rien ne peut lui faire perdre sa lumière et sa joie. Même si beaucoup d’événements restent encore pour lui inexplicables, il sait qu’il aura un jour des explications.
L’existence, c’est vrai, nous place souvent devant des faits, des situations qui, au premier abord, nous apparaissent incompréhensibles et même absurdes. Mais rien n’est plus terrible et dangereux que d’en conclure que la vie est dénuée de sens. Jamais le sage ne pensera, comme le font de soi-disant philosophes, que tout n’est que hasard, chaos et absurdité. Quel orgueil de prétendre dépourvu de sens ce qu’on n’est pas encore capable de comprendre ! »
 
« Quand vous vous sentez troublé, malheureux, au lieu de vous laisser accabler sans rien faire (parce que vous croyez toujours que vous ne pouvez rien faire !), essayez au contraire de réagir. Et réagissez tout de suite en vous liant au Ciel par la méditation, la prière. Dès que vous arrivez à améliorer votre état intérieur, c’est le monde entier qui vous apparaît transformé, parce que vous le voyez à travers d’autres « lunettes ».
 
« La majorité des humains est tellement soucieuse de son apparence extérieure qu’elle en oublie la partie supérieure de son âme dans l’au-delà. L’Initiation est un processus psychique au terme duquel l’être humain est capable de fusionner avec la partie complémentaire et supérieure de son âme. C’est pourquoi il n’éprouve plus aucun manque, il ne se sent plus jamais seul. Ce ne sont pas les liens charnels qui font qu’un homme ou une femme se sente moins seul. »
 
« Si vous vous trouvez dans des conditions difficiles, au lieu de vouloir les changer ou d’en attendre de meilleures, c’est sur vous-même que vous devez travailler. Creusez profondément en vous et vous trouverez des éléments, des puissances, des vertus, grâce auxquelles vous donnerez les fruits les plus succulents. »
 
« Seuls ceux qui ont le désir sincère d’évoluer, de se transformer, cherchent cette lumière qui leur montrera tout ce qu’il y a à améliorer en eux et comment l’améliorer. »
« Les enfants n’ont en apparence aucun pouvoir, ils sont faibles… Eh bien, c’est justement pour cela qu’ils réussissent là où les puissants échouent. Ils réussissent parce qu’ils sont spontanés, vivants, naturels, et qu’ils éveillent l’amour. Plusieurs personnes viennent présenter une demande à un ministre : elles présentent des arguments, elles expliquent, elles insistent… En vain, rien à faire. Et voilà que son petit enfant arrive, il embrasse son père, lui sourit, le caresse, et il obtient tout ce qu’il réclame. L’enfant fait tomber les carapaces, les barrières, et il ouvre les cœurs. Regardez aussi comment agit le soleil : il brille, il envoie sa chaleur et ce que ni l’orage, ni la grêle, ni le vent, malgré leur force, n’avaient réussi à obtenir, il l’obtient : les humains commencent à enlever leurs vêtements.
La conclusion à tirer de ces exemples, c’est que si nous sommes froids, hautains, violents, dominateurs, les âmes autour de nous s’enveloppent de carapaces. Nous frappons, et personne ne répond. Mais si, au contraire, nous les chauffons avec les rayons de l’amour, elles laissent tomber leurs carapaces pour s’ouvrir à nous. C’est à la chaleur que les fleurs s’épanouissent, pas au froid. »
 
« Les cellules de notre corps sont de petites âmes intelligentes. C’est tout un peuple que nous avons là, en nous, un peuple avec lequel nous pouvons entrer en relation et que nous avons la tâche d’éduquer. Est-ce que vous en êtes conscients ? Non, ou très rarement. C’est pourquoi vos cellules ne vous obéissent pas. Vous souhaiteriez améliorer l’état de votre foie, de votre estomac, de votre cœur, de votre cerveau, etc., mais vous ne pouvez pas : les cellules de tous ces organes ne vous obéissent pas, vous n’arrivez pas à vous imposer à elles, elles fonctionnent d’après leur volonté propre.
La Science initiatique, qui a étudié l’anatomie psychique de l’être humain et les règles qui président à son fonctionnement, nous enseigne que nous pouvons commander aux cellules de nos organes. Mais pour cela il faut d’abord accepter l’idée que ce sont des entités intelligentes, conscientes, et apprendre à entrer en communication avec elles. »
 
« Si vous prenez l’habitude de vous concentrer sur les couleurs les plus pures, de vous imprégner de ces couleurs, vous sentirez un jour que vous entrez dans l’harmonie cosmique, que vous touchez les hiérarchies célestes, et chacune vous donnera ses vertus. Les exercices avec les couleurs et les vertus qui leur correspondent sont une clé de la vie spirituelle. »
 
« La plupart des humains tiennent à la vie, mais malgré cela, combien parmi eux ont l’impression d’avoir été jetés sur la terre comme dans un milieu qui leur est étranger ou même hostile ! Pourquoi ? Parce qu’ils ont perdu le véritable contact avec la nature.
De plus en plus de gens vivent dans les villes, et le progrès technique (dont on ne peut cependant pas nier qu’il soit une très bonne chose) les coupe de la nature. Un exemple seulement : que voient-ils du ciel étoilé dans une ville, la nuit, où les rues et les magasins sont tellement éclairés ?…. Ainsi, peu à peu ils arrivent à ne plus sentir cette amitié, cette bienveillance de tout ce qui existe autour d’eux, non seulement les étoiles, mais le soleil, les pierres, les plantes, les animaux… Même quand ils se trouvent chez eux à l’abri, ils sont inquiets, angoissés. Même pendant leur sommeil ils se sentent menacés. C’est une impression subjective car, en réalité, rien ne les menace tellement ; mais intérieurement, quelque chose s’est effrité et ils ne se sentent plus protégés. Il faut donc qu’ils rétablissent intérieurement le contact avec la vie universelle, afin de comprendre son langage et de travailler en harmonie avec elle. »
 
« Vous vous sentez faible, sans désir de quoi que ce soit… Ne restez pas sans rien faire. Pensez qu’à tout moment vous pouvez aller puiser des énergies dans le réservoir cosmique. Mais évidemment, le moment le plus favorable est le matin, au lever du soleil.
En regardant le soleil, concentrez-vous sur toutes les cellules de votre corps, jusqu’à ce qu’elles vibrent à l’unisson avec l’esprit solaire. Peu à peu vous sentirez que, là, non seulement l’énergie mais aussi le vrai savoir vous est donné, un savoir qui vous gardera toujours vivant. Une fois que vous aurez commencé à communiquer cette vibration puissante à vos cellules, ne vous laissez plus aller à la stagnation, efforcez-vous de maintenir le mouvement. »
 
« Puisque Dieu a introduit une particule de sa quintessence dans chaque chose et dans chaque être, il est possible de Le trouver partout. Mais en se dispersant à droite et à gauche comme ils le font, la plupart des humains ne Le trouveront pas avant des milliers d’années. Pour commencer à Le trouver dès maintenant, nous devons Le chercher à travers la pureté, à travers la lumière. »
 
« Rien de ce que vous vivez ne reste sans conséquences, rien ». 
 
« Combien d’hommes et de femmes sont morts pour leur idéal et, apparemment, sans avoir atteint leur but. Mais leur exemple a nourri l’élan d’une multitude d’autres êtres, ils ont été comme une semence, un levain ; un jour, le but est atteint et encore mieux qu’ils ne l’espéraient. C’est pourquoi ceux qui remportent des succès doivent penser avec reconnaissance à tous les hommes et les femmes qui, avant eux, ont travaillé pour que ces succès soient possibles. Ces hommes et ces femmes ont fait des sacrifices, parfois même ils ont été des victimes, mais il se peut qu’ils reviennent dans une autre vie récolter le fruit de leur travail.
Les historiens ignorent ce qu’ont été les vies antérieures des personnages qu’ils étudient ; c’est pourquoi lorsqu’ils déclarent qu’un tel a réussi là où tel autre avait échoué, il arrive qu’ils se trompent : leurs succès comme leurs échecs sont déterminés par leurs incarnations antérieures. »
 
« Il existe des remèdes pour toutes les formes de maladies, mais à condition de bien connaître l’être humain, sa structure, les énergies qui circulent en lui et les relations qu’il entretient avec l’univers telles que la Science ésotérique les a étudiées depuis des milliers d’années. Trop de gens qui se disent spécialistes et qui prétendent s’occuper de l’être humain, le délivrer de ses maux, continuent à le voir comme une mécanique. Ils sont loin de se douter qu’il existe en lui des forces, des entités et des intelligences encore inconnues qui sont capables, sous certaines conditions, de fabriquer dans l’organisme des éléments qui n’y existaient pas.
Tous ces gens qui ignorent qu’au-delà du corps physique l’homme possède d’autres corps de nature subtile : les corps éthérique, astral, mental, causal, bouddhique, atmique, qui ne savent pas très bien ce que sont l’intellect, le cœur et la volonté… et à plus forte raison l’âme et l’esprit, comment peuvent-ils s’imaginer qu’ils pourront le guérir ? C’est impossible. C’est impossible parce qu’ils s’y prennent mal, parce qu’ils ne veulent pas savoir ce qu’est réellement l’être humain. »
 
« Tant que vous ne saurez pas travailler avec la pensée pour maîtriser vos énergies et les diriger vers les régions supérieures, tout ce que vous pourrez obtenir ne ressemblera qu’à des wagons de minerai, et ils vous encombreront aussi longtemps que vous n’aurez pas appris à en extraire la quintessence. »
 
« Si les Initiés sont riches, c’est parce que, sachant que chaque être humain porte en lui des richesses qu’il doit découvrir et mettre en valeur, ils font des échanges spirituels avec le monde entier. Ces échanges leur apportent sans cesse de nouvelles idées, de nouveaux sentiments, de nouvelles sensations ; autant de moyens dont ils disposent pour accomplir leur tâche. »
 
« Il a existé de grands êtres qui n’ont pas même laissé une trace de leur passage sur la terre. Loin du bruit et des regards, ils ont fait par la pensée un immense travail dans des régions où les humains n’ont aucun accès. Nous leur devons énormément, car c’est grâce à ce travail poursuivi patiemment, dans le silence et le secret, que l’humanité continue à progresser. Nous devons admirer ces êtres-là et leur donner une grande place dans notre cœur et dans notre âme. »
 
« N’oubliez jamais qu’il existe une commission devant laquelle tous doivent sans cesse se présenter pour rendre des comptes. Le jour où vous serez réellement parvenu à vaincre certaines faiblesses et à réaliser l’harmonie en vous-même, vous recevrez un diplôme. Ce diplôme sera collé sur votre visage, sur tout votre corps, et les créatures du monde invisible, qui le remarqueront, vous donneront leur estime et leur aide. »
 
« On ne voit en apparence qu’injustices sur la terre. Les uns ont tout : santé, beauté, richesses, talents, vertus, et d’autres très peu. Mais en réalité, rien de ce que les humains ont reçu à la naissance ne leur a été donné de façon arbitraire. Tout ce qu’ils possèdent aujourd’hui, ils ont travaillé dans leurs autres incarnations pour l’obtenir, et la Justice cosmique leur a distribué des dons équivalents à leurs efforts : la richesse matérielle, intellectuelle ou spirituelle.
Tout ce que nous possédons est la conséquence d’une vie d’efforts, mais cela ne nous est pas donné définitivement. Pour le conserver dans les prochaines incarnations, c’est à chacun de s’en servir raisonnablement et surtout d’en faire bénéficier les autres. Tous les dons que nous avons reçus à la naissance, nous devons les faire fructifier, et la meilleure façon de les faire fructifier, c’est de les utiliser non pas seulement pour nous, mais pour aider les autres en facilitant leur évolution. »
 
« L’univers est un grand corps avec lequel nous devons apprendre à nous harmoniser, car dans cette harmonie tous les biens sont inclus : la santé, la joie, la lumière, l’inspiration. Celui qui travaille à réaliser une telle harmonie commence à sentir que tout son être vibre à l’unisson avec l’univers et il comprend ce que sont la vie, la création, l’amour… Mais pas avant. Avant, il lui est impossible de comprendre.
Intellectuellement, extérieurement, on peut toujours s’imaginer que l’on comprend quelque chose ; mais non, la compréhension, la vraie, ne se fait pas par quelques cellules du cerveau, elle se fait par tout le corps, même par les pieds, les bras, le ventre, le foie… Tout le corps, toutes les cellules doivent comprendre. La véritable compréhension est une sensation. Vous sentez, et à ce moment-là vous comprenez et vous savez : parce que vous avez goûté. Aucune compréhension intellectuelle ne peut se comparer à la sensation. »
 
« Le véritable temple est celui que Dieu a créé, l’univers, et il est indestructible. Nous vivons tous dans ce temple, mais seuls y vivent réellement ceux qui ont une conscience éveillée.
Les entités dont le Créateur a peuplé l’univers sont autant de manifestations de sa présence. Même si nous ne les voyons pas, ces entités sont là pour nous aider à travers la terre, l’eau, l’air, le feu, la lumière du soleil. C’est grâce aux sacrifices de ces entités, grâce à leur amour, à leur désir de faire des échanges avec nous que nous sommes vivants, vivants physiquement, vivants psychiquement et vivants spirituellement. Nous devons donc apprendre comment entrer en contact avec elles, les respecter et être reconnaissants. »
 
« Notre âme est en liaison avec l’univers entier, elle vit et vibre en harmonie avec l’Âme cosmique, elle est en contact avec le monde d’en haut, c’est-à-dire le monde des idées, des archétypes, des lois, des forces. Lorsque nous méditons sur certaines vérités qui se situent très haut dans le plan causal, un mouvement se produit en nous, quelque chose se déclenche, et à ce moment-là il peut apparaître une forme à notre conscience : une image ou un symbole géométrique.
C’est de cette façon que s’expliquent les visions, les intuitions, les rêves prémonitoires. Si c’était nous qui devions chercher la correspondance exacte entre ce que nous vivons et le monde des symboles, nous n’y parviendrions pas, car il y a des milliers et des milliers de symboles, d’images et de correspondances possibles. Seule l’intelligence de la nature connaît cette affinité entre les choses et présente à notre esprit la figure qui correspond absolument au sujet qui nous occupe. »
 
« Trouver un équilibre intérieur est difficile, mais il est encore plus difficile de le conserver, car la vie quotidienne ne cesse de présenter de nouvelles difficultés à affronter. Que ces difficultés soient personnelles ou collectives, chacun les ressent comme des chocs, des secousses, des tiraillements, et il se sent ballotté, bousculé, désorienté. Quoi qu’il fasse pour résister et garder l’équilibre, il ne peut y parvenir tant qu’il ne possède pas un bon système philosophique.
Un bon système philosophique révèle d’abord aux humains ce qu’ils sont, sur quelle matière ils ont à travailler et de quels instruments ils disposent pour ce travail. Il leur montre le chemin qu’ils ont à parcourir pour atteindre le sommet, le but divin. C’est vers ce but, ce sommet qu’ils doivent tendre, car c’est là seulement qu’ils seront libres et trouveront un abri. Oui, car pour être à l’abri, il faut qu’ils gardent en vue ce sommet divin, qu’ils se lient à lui, afin qu’au moment où les passions humaines, les leurs et celles des autres, se mettront à déferler, ils ne soient pas emportés. S’ils se sentent écrasés, désorientés, brisés même, c’est de leur faute : ils sont restés trop bas. On leur a montré un sentier qui conduit jusqu’au seul lieu où ils seront en sécurité, on leur a donné des échelles, alors pourquoi ne grimpent-ils pas ? »

« Il est difficile de s’améliorer, et quelquefois vous trouvez que les résultats ne répondent pas à vos efforts. Mais est-ce que vous employez bien les méthodes que je vous donne ? Ces méthodes sont nombreuses, mais aujourd’hui je me contenterai de vous en rappeler au moins une. Adressez-vous au Ciel, et dites-lui : « Maintenant, j’ai compris : il n’y a rien à faire avec ma nature inférieure. Elle est têtue, coriace, je n’arriverai jamais à la changer. Oui, après tant d’années perdues, j’ai enfin compris, ô Esprits célestes, que je ne tirerai rien d’elle : elle est limitée, aveugle, malfaisante. Alors voilà, pour la remplacer envoyez-moi les entités les plus pures, les plus parfaites. Que ces entités me guident, m’instruisent et prennent la direction de toute ma vie, afin que j’arrive à réaliser vos desseins, même malgré moi. »
Voilà une des meilleures prières qui soient au monde et, si vous la faites chaque jour sincèrement, vous ne pourrez pas ne pas en sentir les bons résultats. »

« Laisser couler l’eau, cela signifie ne jamais cesser d’aimer. Quoi qu’il vous arrive, ne fermez jamais votre cœur, car c’est alors le désert que vous laissez s’installer en vous. Les autres n’ont peut-être pas besoin de votre amour, mais vous, vous avez besoin d’aimer. »
 
« Les humains ne pensent pas que les troubles dont ils se rendent coupables auront des conséquences bien au-delà des actes que leurs mauvais instincts leur inspirent. Une guerre, par exemple, est déjà par elle-même quelque chose de terrible, mais ses conséquences ne se limitent pas aux ruines ou au nombre de cadavres laissés sur le sol. Les pensées et les sentiments de haine qui ont conduit à ces massacres continuent à alimenter dans l’espace des courants destructeurs. Ces courants empoisonnent l’atmosphère psychique et attisent d’autres foyers de guerre.
Alors, tâchez de prendre conscience que vos pensées, vos sentiments, vos actes ne produisent pas uniquement des conséquences à un moment donné, dans un lieu donné. Dans le monde invisible ils provoquent des forces, bénéfiques ou maléfiques, et on ne sait pas jusqu’où et jusqu’à quand ces forces agiront. »
 
« Pour que votre cerveau soit toujours résistant et disponible, vous devez être attentif, prudent, économe, mesuré dans toutes vos activités ; sinon, alors même qu’on viendrait vous révéler tous les plus grands mystères, vous ne comprendrez rien, vous n’entendrez rien, vous ne verrez rien. Et c’est dommage, très dommage. Alors, tâchez de ne pas gaspiller votre temps et vos énergies dans des préoccupations qui vous affaiblissent ; c’est ainsi que vous serez éveillé et lucide au moment où se présenteront devant vous les vérités qui ouvrent le chemin de la lumière et de la libération. »
 
« Les humains ne conçoivent généralement l’amour que comme quelque chose qu’ils peuvent seulement se donner les uns aux autres. En réalité, l’amour est répandu partout dans l’univers, mais sous une forme tellement subtile, lumineuse, qu’ils ne le voient pas, qu’ils ne le sentent pas. Pourtant, ce que l’homme cherche auprès de la femme, et la femme auprès de l’homme, n’est en réalité que cet élément impalpable. Quand ils s’embrassent, qu’ont-ils reçu ? Ils n’ont rien enlevé l’un à l’autre pour le manger ou le boire. Tant qu’ils n’auront pas compris que ce qu’ils cherchent, ce n’est pas le corps, quelque chose à tenir, à toucher, à posséder, mais un élément spirituel, ils s’exposent à être déçus.
Cet élément spirituel que les hommes et les femmes n’ont pas encore appris à se donner, c’est cela l’amour divin. Cet amour que l’on peut absorber, respirer, est le seul qui ne laisse ni impureté, ni insatisfaction. Les Initiés qui ont tout sacrifié pour avoir cet amour, se sentent toujours heureux, comblés, dans la plénitude : parce qu’ils boivent à la source de l’amour divin. »
 
« Avez-vous quelquefois pensé au rôle que jouent les fils dans votre vie ? Depuis les installations électriques jusqu’au téléphone, aux appareils de radio, aux ordinateurs, etc., que de fils enchevêtrés !… Et que sont aussi les relations humaines ? Des fils que chacun tend entre lui et les autres, et qu’il lui arrive aussi de couper – ce qu’il doit faire avec discernement. Car s’il y a, en effet, certains fils qu’il est bon de tendre, il y en a d’autres qu’il est préférable de couper. Qu’est-ce que la liberté ? La capacité qu’a chaque être de savoir à qui et à quoi il doit se lier, et aussi de qui et de quoi il doit se couper. La force qui lie, c’est l’amour, et celle qui délie, c’est la sagesse.
Il y aurait tellement de découvertes à faire sur les fils ! Qu’est-ce qu’une baguette magique ? Une sorte de fil qui relie le monde d’en bas et le monde d’en haut. »
 
« Quand on sent la colère monter en soi, il faut chercher à lui donner une issue positive en la mettant immédiatement au travail : l’afflux d’énergies qu’elle produit peut toujours servir pour une activité physique ou psychique. Il n’est pas difficile de trouver quelque chose à faire chez soi ou ailleurs, car il y a tellement de petits travaux qu’on a l’habitude de négliger ! On peut mettre à profit cette énergie produite par la colère pour nettoyer ou ranger sa maison, désherber son jardin, etc., aider un parent, un ami, ou n’importe quelle autre personne qui en a besoin.
La colère est en nous une puissance qu’il ne s’agit pas de nier ou de combattre directement, ce n’est pas possible. Il faut l’utiliser, afin qu’elle devienne une force à notre service, sinon c’est elle qui nous dominera. Il dépend toujours de nous d’être faible ou fort. »
 
« En sortant de chez vous, le matin, pour assister au lever du soleil, pensez déjà que vous allez à la rencontre d’un être qui est vivant, comme est vivante toute la nature autour de vous : les oiseaux, les animaux, les arbres, les fleurs… Car la vie, c’est l’univers entier peuplé aussi d’une infinité de créatures invisibles mais réelles. Alors, adressez-leur un salut : dites-leur que vous leur êtes reconnaissant pour cette limpidité du matin et toutes ces existences qui sont en train de s’éveiller.
Dans cet organisme vivant et conscient qu’est la nature et auquel nous appartenons tous, sachez aussi qu’une multitude d’entités sont prêtes à contribuer à l’évolution de l’humanité. La terre, l’eau, l’air, le feu et les entités qui les habitent ont juré devant l’Éternel d’aider tous ceux qui travaillent à devenir des créatures de paix, d’harmonie et de beauté. Alors, demandez-leur de venir participer à l’avènement du Royaume de Dieu sur la terre : un jour, des milliards d’esprits se mettront en marche pour travailler sur les cœurs et les cerveaux humains, et le Ciel reconnaîtra en vous un constructeur de la nouvelle vie, une source, un fils, une fille de Dieu. »
 
« Efforcez-vous de donner la première place au Seigneur. Mettez-Le au-dessus de tous vos désirs, de tous vos intérêts personnels : vous sentirez beaucoup de transformations bénéfiques se produire en vous, et surtout vous deviendrez un monde organisé.
Donner la première place au Seigneur, Le mettre à la tête de son être, c’est trouver un point d’équilibre inébranlable. Quand on a solidement accroché un objet, on peut l’agiter dans tous les sens, il revient automatiquement à sa position d’équilibre, alors que s’il n’est pas solidement accroché, il tombe. Il en va de même pour nous, les humains. Tant que nous n’avons pas fortement établi notre point d’appui en Dieu, n’importe quel petit bouleversement survenant dans notre existence peut nous déséquilibrer. Mais le jour où nous apprenons à mettre tout notre amour, notre foi et notre espoir dans le Créateur, quoi qu’il nous arrive, nous restons solides et résistants. »
 
« Combien de gens dits civilisés se contentent d’une vie qui n’est pas tellement différente de celle des animaux : se nourrir, dormir, s’abriter, se reproduire. Ils sont au service de leurs besoins physiques et, pour les satisfaire, ils mettent en œuvre toutes les facultés que le Créateur leur a données. D’autres, plus évolués, se mettent au service de l’art, de la science, de la philosophie… Mais s’ils pensent qu’il n’y a rien au-dessus, ils se trompent.
Devenir artiste, philosophe ou savant, la prédestination de l’être humain ne s’arrête pas là. La prédestination de l’être humain, c’est de développer des facultés bien supérieures encore qui le mettront en contact avec le Principe divin en lui. Lorsqu’il parviendra à établir ce contact, le Principe divin pénétrera ses facultés physiques, psychiques et spirituelles, et il deviendra véritablement créateur. »
 
« La spiritualité ne consiste pas en de vagues aspirations. Le véritable spiritualiste commence par édifier dans son âme un autel pour le Seigneur, et il ne cesse jamais d’y entretenir une flamme. À cet autel, il doit monter chaque jour avec la conscience qu’il entre dans la présence divine, et alors là seulement il sait ce qu’il doit demander.
Tant que vous vous adressez au Seigneur pour qu’Il satisfasse vos désirs personnels, c’est que vous n’êtes pas encore entré dans sa présence. Le jour où vous entrez dans la présence du Seigneur, vous ne pouvez demander qu’une chose : qu’Il vous remplisse de sa lumière. Mais en réalité vous sentez que vous n’avez plus rien à demander : dès que vous entrez dans la présence du Seigneur, sa lumière vous envahit, et lorsque vous redescendez, cette lumière vous habite encore longtemps. »
 
« Même s’ils reconnaissent qu’il est important d’avoir un idéal, la plupart des humains ont peur de devoir lui sacrifier quelque chose. C’est la peur qui les empêche de faire certains renoncements. Or, la peur naît de l’ignorance. Combien s’imaginent qu’un idéal spirituel les privera des joies et des plaisirs de la vie ! Non, au contraire, avoir un idéal spirituel, c’est aspirer à des joies plus grandes que celles dont on se contentait jusque-là.
Chez tous ceux qui mènent une vie ordinaire, prosaïque, les cinq sens s’atrophient. Le spiritualiste, au contraire, ressent les nuances et les subtilités des êtres et des choses. Non seulement il ne se prive d’aucune joie, mais il multiplie les plaisirs qu’il peut goûter et il en élève la qualité. Car toute la nature est prête à déverser ses trésors dans l’âme et dans l’esprit de celui qui ouvre son intelligence et son cœur. »

« Par ignorance de ce qu’un Maître peut représenter pour eux, certains disciples ne trouvent pas quel comportement adopter vis-à-vis de lui. Ils l’empêchent donc de leur être utile autant qu’il le pourrait, autant qu’il le voudrait, et ils entravent ainsi leur propre avancement. C’est au disciple de découvrir ce que doivent être ses relations avec son Maître, comment le considérer et se conduire avec lui. Ce n’est pas au Maître de lui faire des recommandations à ce sujet.
Un vrai Maître se contente de donner son enseignement et il laisse ses disciples libres. Il ne leur dira jamais : vous devez me respecter, m’admirer, m’obéir… jamais. D’abord parce que c’est inutile : on n’impose jamais vraiment le respect, l’admiration ou l’obéissance. Ensuite, parce que le Maître n’en a pas besoin : il a d’autres sources de joie et de satisfaction. Ce sont les disciples qui, pour leur évolution, doivent trouver la meilleure attitude à avoir envers leur Maître, qu’il soit encore sur la terre ou dans l’autre monde. »

« Nous devons nous efforcer de donner à tous nos actes une nouvelle dimension, une dimension spirituelle. Si nous y parvenons, nous sommes reconnus, appréciés, choisis par les esprits lumineux qui s’arrêtent près de nous parce que nous avons compris le sens de la vie. Chaque fois que nous parvenons à nous dépasser, à nous surpasser, à créer quelque chose qui est plus que nous-même, nous imprimons sur la matière le sceau de l’esprit, et c’est ainsi que nous remplissons notre tâche de fils de Dieu. »
 
« Pour comprendre ce qu’est un véritable sage, il faut se débarrasser de cette image de l’ermite qui se retire du monde et qui, de temps à autre, sort de sa solitude pour proférer devant les autres quelques paroles édifiantes. Comment aider les humains si on ne les comprend pas ? Et comment les comprendre si on ne vit pas au milieu d’eux pour connaître leurs difficultés et leurs souffrances ? Que de temps à autre on ait besoin de s’éloigner un peu pour se retrouver, se recharger, c’est normal, c’est nécessaire, afin d’être ensuite à nouveau disponible. Mais là encore, il faut rester conscient que, même lorsqu’on est seul, les autres existent, et qu’au moment où on les rencontrera, on devra être attentif, vigilant, perspicace.
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, le sage ne regarde pas les autres de loin. Au contraire, il sait entrer dans leur situation à tous, c’est pourquoi il y a de la profondeur dans ses observations, de la mesure dans ses jugements, de l’équilibre dans ses actes. Vous direz : « Mais jusqu’où peut-il aller ainsi ? » Jusqu’à l’infini. »
 
« Notre époque est, paraît-il, celle du progrès. Du progrès technique, oui ; là, c’est vrai, on voit se réaliser des merveilles. Mais qu’est-ce que le progrès technique ? Une victoire sur la matière physique. Alors, que font les humains ? Tellement contents et fiers d’avoir réussi à fabriquer toutes sortes d’appareils et de produits qui leur facilitent la vie, ils ne se rendent pas compte qu’ils les utilisent pour alimenter leur nature inférieure : satisfaire leur égoïsme, leur paresse, leur sensualité, leur agressivité. Eh bien, ce n’est pas un progrès, mais une régression.
Essayez de vous analyser : observez comment vous utilisez tout ce que le progrès technique a mis à votre disposition, vous découvrirez que c’est rarement, très rarement pour votre évolution spirituelle et le bien des autres. Pourquoi ? Parce que, pour pouvoir utiliser bénéfiquement toutes les richesses que nous donne la matière physique, il faut avoir préalablement travaillé sur la matière psychique en soi-même. Le progrès technique ne sera un véritable progrès que si l’être humain l’accompagne d’un effort dans la voie de la spiritualité. »
 
« Qu’est-ce qu’on découvrirait si on pouvait pénétrer dans le cœur des hommes et des femmes ! Il y aurait de quoi rire… et certainement aussi de quoi pleurer. Mon Dieu, les désirs des humains ! Tout ce qui peut satisfaire leur égoïsme, leur vanité, leur sensualité, leur besoin de possession, de domination, ils ne voient rien au-delà… Et vous, que désirez-vous ? Étudiez ce que vous demandez vraiment, et sans doute serez-vous étonné vous-même de la petitesse de votre idéal.
Combien viennent dans une École initiatique dans l’espoir que toutes leurs difficultés vont disparaître comme par enchantement et qu’ils deviendront riches, influents, puissants, glorieux, etc. Eh non, avec de telles illusions ils ne peuvent rencontrer que des difficultés et des échecs, et même des difficultés et des échecs plus grands que s’ils n’avaient jamais mis les pieds dans l’École initiatique ; car on ne doit jamais utiliser les vérités qui y sont enseignées dans des buts personnels, égoïstes. Les seuls qui gagneront vraiment quelque chose sont ceux qui ont pour principal désir de s’exercer, de faire des efforts, de se perfectionner, d’aider les autres. Dans toutes les conditions de la vie ils trouveront les meilleures occasions pour leur avancement. »
 
« Pour comprendre ce qu’est un véritable sage, il faut se débarrasser de cette image de l’ermite qui se retire du monde et qui, de temps à autre, sort de sa solitude pour proférer devant les autres quelques paroles édifiantes. Comment aider les humains si on ne les comprend pas ? Et comment les comprendre si on ne vit pas au milieu d’eux pour connaître leurs difficultés et leurs souffrances ? Que de temps à autre on ait besoin de s’éloigner un peu pour se retrouver, se recharger, c’est normal, c’est nécessaire, afin d’être ensuite à nouveau disponible. Mais là encore, il faut rester conscient que, même lorsqu’on est seul, les autres existent, et qu’au moment où on les rencontrera, on devra être attentif, vigilant, perspicace.
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, le sage ne regarde pas les autres de loin. Au contraire, il sait entrer dans leur situation à tous, c’est pourquoi il y a de la profondeur dans ses observations, de la mesure dans ses jugements, de l’équilibre dans ses actes. Vous direz : « Mais jusqu’où peut-il aller ainsi ? » Jusqu’à l’infini. »
 
« En nous mettant au service du Seigneur, nous participons à sa vie même ; et la vie divine, c’est la lumière, la paix, la force, l’amour, la joie et la liberté.
Oui, contrairement au serviteur des hommes, le serviteur de Dieu devient de plus en plus libre, et plus riche aussi. Mais à condition que ce soit bien Dieu qu’il serve. Ne pas se mettre au service de gens qui l’exploitent, ne suffit pas pour que quelqu’un se dise serviteur de Dieu. Combien, à leur insu, servent un maître et même plusieurs ! Et ces maîtres, quels sont-ils ? Leurs appétits, leurs convoitises, leurs ambitions… Ils ne s’en rendent pas compte, mais c’est là qu’ils sont véritablement en train de se ligoter et de s’appauvrir. Seul peut devenir serviteur de Dieu celui qui sait comment utiliser ses énergies, ses facultés, et dans quel but. »
 
« Qui ne connaît pas ce commandement donné par Jésus : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » ? Même si on considère qu’il est difficile à mettre en pratique, on croit généralement qu’il est facile à comprendre. Mais je vous demande : comment les gens s’aiment-ils eux-mêmes ? Ils font des excès de toutes sortes, maltraitent leur estomac, leurs poumons, leur cœur, leur cerveau… Si on demandait à tous ces organes ce qu’ils pensent de l’amour des humains, ils vous diraient leurs souffrances et leur mécontentement.
L’être humain oublie trop souvent que son corps physique représente toute une population, des millions de cellules avec des fonctions bien définies : on y trouve des soldats, des médecins, des ministres, des architectes, des évêques, des pharmaciens… exactement comme dans la société. Et l’homme qui est le roi de ce peuple ne se soucie pas beaucoup de lui ; c’est pourquoi ses cellules se plaignent sans cesse de ce roi injuste, ignorant, paresseux, qui les nourrit mal et les laisse sans lumière, sans chaleur, sans air pur. Alors, quel amour peut-il avoir pour les autres quand il s’aime si mal lui-même ? »
 
« Vous avez certainement remarqué que, lorsque vous êtes triste ou découragé, penser à une personne que vous aimez ou admirez vous réconforte. Pourquoi ? Parce que les images que nous avons dans la tête ou dans le cœur ne restent pas inactives ; elles possèdent une vie, des pouvoirs, elles sont comme des transformateurs, des sources d’énergie.
Une image peut vous perdre et une image peut vous sauver. Une image peut vous intoxiquer et une image peut agir comme un contrepoison. Toute image est liée à une idée, et lorsque vous vous concentrez sur une image, elle agit sur vous, elle pose son sceau sur vous. Ne négligez jamais ce travail intérieur tellement bénéfique que vous pouvez faire avec les images. »
 
« La vie est une, et c’est à chaque moment qu’il faut être conscient de ce que l’on fait, car aucun geste ne reste isolé ; intérieurement ou extérieurement, tout a des répercussions. C’est pourquoi il est important d’apprendre aussi à se saluer. Vous apercevez une connaissance, un ami… Même si vous ne devez lui donner de loin qu’un salut de la main, faites-le consciemment, afin de lui communiquer la vie à travers votre main : des courants d’énergies, des rayons de couleurs…
Les échanges les plus puissants, les plus bénéfiques ne sont pas nécessairement ceux que l’on fait en se rapprochant physiquement. On peut mettre beaucoup d’amour et de lumière dans un geste de la main et dans le regard qui l’accompagne. Alors, que votre âme participe à votre salut et que votre esprit aussi y participe, afin que chacun puisse sentir que ce qu’il reçoit par ce salut entre en lui et le rend meilleur. Il est tellement important d’avoir des contacts psychiques harmonieux avant de se rencontrer dans le plan physique pour parler ou travailler ! »
 
« Autour de leur enfant les parents doivent créer une atmosphère de paix, d’harmonie, même pendant son sommeil, car l’enfant est réceptif à tous les courants qui circulent autour de lui. C’est ainsi que plus tard il sera bien armé, capable de faire face aux chocs et aux duretés de la vie.
Lorsqu’un enfant vient au monde, ses parents doivent d’abord se dire que cet enfant ne leur appartient pas, qu’il est un fils, une fille de Dieu à qui ils ont seulement donné un corps, c’est-à-dire une maison. Et que tous ceux qui l’approchent se conduisent aussi avec attention et respect, afin de le protéger. Qu’ils évitent surtout d’abuser de sa confiance, de lui donner de mauvais exemples et des conseils pernicieux. Ce que voit un enfant, ce qu’il entend, ce qu’il vit s’imprime en lui pour toujours. C’est pourquoi, je ne le répéterai jamais assez : la responsabilité des parents et des adultes vis-à-vis des enfants est immense. Ils doivent trembler à la pensée qu’ils peuvent se rendre coupables de paroles ou d’actes mauvais qui les marqueront définitivement. Les adultes qui ne respectent pas les enfants seront un jour ou l’autre punis par le Ciel, et ces punitions sont terribles. »
 
« Le respect, l’admiration, la vénération que les disciples ont pour leur instructeur doivent avant tout servir à les stimuler dans leur travail, sinon, ce respect, cette admiration, cette vénération sont un fardeau pour lui, et les disciples n’apprennent rien.
Certains croient en leur Maître comme ils croient en Dieu, ils s’imaginent que leur foi les sauvera et que le Maître fera des miracles pour eux. Non, la foi seule, que ce soit en Dieu ou dans un Maître, n’a jamais sauvé personne. Que les disciples cessent donc de compter sur les miracles qu’à leur avis leur Maître peut faire pour eux : ils avanceront plus rapidement, car c’est à ce moment-là qu’il les aidera vraiment. S’ils sont là, les yeux toujours fixés sur lui, attendant tout de lui, ils le paralysent, il ne peut rien pour eux et ils restent stériles. Mais qu’ils travaillent, qu’ils se préparent : au moment où ils seront prêts, ils recevront de l’aide. »
 
« Parce qu’ils n’ont pas encore appris comment développer les centres psychiques qui permettent d’entrer en contact avec le monde invisible, la majorité des humains se sont formé une philosophie basée uniquement sur les perceptions des cinq sens, ce qui les conduit à des conclusions erronées. Par exemple, quel psychiatre, quel psychanalyste admettra que les troubles psychiques sont dus à la présence en l’homme d’entités malfaisantes ? Les chercheurs ne les ont pas vues au bout de leurs appareils, donc elles n’existent pas. Mais qu’ils réfléchissent : les virus, les bacilles, qui sont des créatures invisibles à l’œil nu, sont visibles au microscope ; alors, pourquoi ne pas admettre qu’il pourrait exister d’autres créatures que nos appareils ne sont pas encore assez perfectionnés pour détecter ? En tout cas, les ravages que ces créatures produisent sont aussi visibles que les ravages produits par les virus ; ça, on ne peut pas le nier.
La science arrivera sans doute un jour à mettre au point des appareils qui rendront évidente la présence des esprits du monde invisible. Mais en attendant, il est préférable d’admettre leur existence, et surtout d’apprendre à se protéger des esprits ténébreux en menant une vie inspirée par la sagesse, l’amour et la pureté, qui attirera les esprits lumineux. »
 
« Chaque activité de la vie quotidienne contient un enseignement que vous devez méditer. Vous savez par exemple que vous devez chaque jour consacrer au moins quelques minutes à garder votre maison propre et en ordre, sinon l’existence deviendrait vite insupportable. Alors, pourquoi n’avez-vous pas encore compris la nécessité de nettoyer et de mettre de l’ordre dans votre for intérieur avec la même patience, la même régularité, la même ténacité ? Évidemment, si votre maison est devenue trop sale, ou trop encombrée, ou trop délabrée, vous avez toujours la possibilité d’aller habiter ailleurs. Mais essayez de déménager hors de vous-même !
C’est donc chaque jour, infatigablement, que vous devez visiter votre for intérieur et dire : « Voyons, qu’est-ce qui ne va pas ? » et ne pas laisser les choses traîner, la poussière s’accumuler, les ordures s’entasser, sinon il arrivera un jour où il sera trop tard pour remédier à la situation. C’est chaque jour, plusieurs fois par jour, qu’il faut faire le ménage, c’est-à-dire ramener l’ordre, la pureté, la paix et l’harmonie en soi. »
 
« Vous avez tous certainement ressenti l’influence de vos pensées et de vos sentiments sur le fonctionnement de votre organisme. Mais cette observation, vous ne l’avez faite, le plus souvent, que dans le cas de pensées et de sentiments négatifs comme la colère, la peur, le mécontentement, la jalousie, ou les émotions causées par une mauvaise nouvelle. Les sécrétions glandulaires sont alors perturbées, le système nerveux ébranlé, et voilà les maux de tête, les nausées, les contractions d’estomac, les coliques…
Vous savez donc tous par expérience que certains sentiments et émotions peuvent vous rendre malades. Mais combien, parmi vous, font vraiment quelque chose pour les éviter, se maîtriser et surtout pour cultiver des sentiments, des émotions qui les réjouissent, les renforcent et améliorent leur santé ? Il est pourtant facile de comprendre que, autant on s’affaiblit en se laissant aller à des états de conscience négatifs, autant on deviendra fort, libre et plus vivant quand on travaillera avec des états de conscience positifs. »
 
« Le passé vous échappe et vous ne tenez pas encore l’avenir. Seul le présent vous appartient, il est entre vos mains comme une matière première à modeler. Vous avez là une minute, une heure, une journée… Cette minute, cette heure, cette journée vous appartiennent et efforcez-vous de les vivre dans la clarté. Lorsque vous aurez dégagé l’espace entre vous et le monde divin, vous pourrez dire que l’avenir aussi vous appartient.
Votre avenir, c’est la joie, la lumière. Et ne vous laissez pas influencer par ceux qui ne prédisent que des difficultés, des malheurs, parce qu’ils ne savent pas ce qu’est véritablement l’avenir ni comment le créer. Les malheurs, c’est le passé, et non l’avenir. Pour se présenter, l’avenir, c’est-à-dire votre véritable avenir de fils et de filles de Dieu, attend que le passé soit effacé. Mais cela ne signifie pas que l’avenir n’est pas en marche. En réalité, il est vivant, il est déjà là : vous êtes en train de le créer. »
 
« Présentez-vous chaque jour devant le Seigneur et demandez-Lui d’être guidé afin de bien agir pour vous-même et pour les autres. Bien sûr, ce n’est pas Lui en personne qui viendra vous inspirer, mais Il vous enverra des anges qui vous accompagneront… Plus tard, vous apprendrez que sur les chemins où vous avez marché, beaucoup d’accidents, de malheurs ont pu être évités, et que beaucoup de bonnes choses, au contraire, ont été réalisées. Les entités célestes vous diront : « Regarde, tout cela a été fait grâce à toi. »
Oui, un jour, vous connaîtrez ce que vous avez fait ou, plutôt, ce qui a été fait à travers vous. On vous montrera combien d’entités magnifiques ont pu se manifester parce que vous aviez commencé la journée en demandant au Seigneur de diriger votre vie. »
 
« Un être ne devient véritablement moral que lorsque s’éveille en lui la sensibilité à tout ce qui est collectif, universel, cosmique. Cette faculté lui permet non seulement d’entrer dans l’âme et le cœur des autres, mais, s’il lui arrive de les faire souffrir, d’éprouver lui-même les douleurs qu’il leur inflige et chercher à réparer.
Un jour, les humains devront comprendre que tout ce qu’ils font aux autres, le bien comme le mal, c’est aussi à eux-mêmes qu’ils le font. En apparence, chaque être est isolé, séparé des autres ; mais en réalité, dans le plan spirituel quelque chose de lui vit dans toutes les créatures, dans tout l’univers. Si cette conscience universelle est éveillée en vous, au moment où vous portez préjudice aux autres, vous sentez que c’est vous aussi que vous lésez. Et il en est de même lorsque vous leur apportez votre aide et votre amour. Voilà le fondement de la morale : quand l’homme commence à sentir en lui-même le mal et le bien qu’il fait aux autres. »
 
« Qu’il soit plus facile d’obtenir une chose que de la conserver, cela s’observe chaque jour dans la vie courante. Combien de gens qui sont capables de mettre en œuvre toute leur intelligence, leur volonté, leur patience pour remporter des succès et obtenir ce qu’ils souhaitent, se montrent ensuite si négligents, si imprudents, qu’ils perdent tout !
Et, malheureusement, cela est encore plus vrai pour la vie intérieure. Alors, s’il vous vient une idée, une inspiration, un élan, efforcez-vous de les conserver, et non seulement de les conserver, mais de les nourrir, de les amplifier. N’oubliez jamais que des entités lumineuses du monde invisible vous observent. Si elles voient que vous vous concentrez sur les vérités essentielles, sur les richesses essentielles, elles vous donnent ce que la terre ne pourra jamais vous donner. Et ce que vous avez reçu, gardez-le précieusement ; vous ne savez pas combien d’entités se sont mobilisées pour que vous l’obteniez. Oui, comment pouvez-vous croire que vous l’avez acquis tout seul, sans aucune aide ?…. Alors maintenant, ne vous montrez ni négligent ni ingrat, conservez ce trésor, mettez-le bien à l’abri. »
 
« Dans tout ce qui vous arrive, les peines comme les joies, il y a quelque chose à découvrir pour votre épanouissement, votre compréhension de la vie. Et la gratitude est la clé qui ouvre les portes du vrai savoir. C’est pourquoi le matin, au réveil, avant de penser à quoi que ce soit, dites : « Mon Dieu, merci de m’avoir donné la vie aujourd’hui encore, afin que je puisse Te servir et accomplir ta volonté, pour ta gloire et l’avènement de ton Royaume sur la terre. »
Par ces quelques mots, déjà, vous vous mettez sous la protection du Ciel, vous donnez une bonne orientation à tout ce que vous ferez dans la journée, et vous trouvez la bonne attitude à avoir devant tous les événements qui peuvent survenir. Car il ne suffit pas de dire « Merci, Seigneur » au moment où vous apprenez une bonne nouvelle, ou si vous recevez quelque chose qui vous fait plaisir. C’est partout et tout le temps que vous devez apprendre à remercier. »
 
« Ne vous préoccupez pas de savoir si l’être que vous aimez est aussi celui qui vous aime. Pourquoi ? Parce que l’amour circule, il va de l’un à l’autre : on le reçoit, on doit le donner. Ce que vous donnez à un être que vous aimez, il le donne à son tour, et ainsi se forme une chaîne, un courant qui part de vous et vous revient à travers des milliers d’hommes et de femmes. Souvent, ceux qui se contentent de se renvoyer mutuellement leur amour ne font pas circuler le courant ; au contraire, ils le coupent.
Et voici encore une image. Représentez-vous les humains comme des alpinistes qui font partie d’une seule et même cordée. Il faut que chacun avance et que la corde reste tendue. Si vous dites à celui qui marche devant vous : « Je t’aime, retourne-toi, regarde-moi », vous entravez la marche de toute la colonne. Se retourner, c’est détendre la corde, c’est empêcher ceux qui sont devant de continuer à monter, et ceux qui sont derrière de poursuivre leur route. Chacun doit marcher dans le sens du déplacement de toute la chaîne. Nous n’avons pas à nous arrêter en chemin pour nous regarder et nous parler ; nous devons toujours monter sans répit, sans défaillance, vers le sommet. La vie quotidienne vous donnera tellement d’occasions d’interpréter cette image ! »
 
« Il y a dans chaque être humain quelque chose, on peut dire un espace, que rien ni personne n’arrivera jamais à remplir, excepté Dieu Lui-même. Dans cet espace qu’on appelle le cœur, vous pouvez mettre tous les êtres, tous les objets que vous voulez, il restera encore de la place et vous sentirez un manque, un vide. Seul Dieu qui est incommensurable, infini, peut combler ce vide.
Quand vous aurez fait entrer Dieu dans votre cœur, chaque être, chaque chose vous apportera de la joie à cause de cette présence de Dieu en vous. Commencez donc par ouvrir votre cœur à Celui qui vous a créé, il y aura ensuite de la place pour toutes les autres créatures. Elles seront les bienvenues et plus jamais vous ne vous sentirez seul ou abandonné. »
 
« Créer… Parmi les instincts que possède tout être humain, créer est certainement l’un des plus puissants. Pourquoi ? Parce que l’être humain a la vocation de ressembler à son Père céleste. Et si ce n’est pas à des enfants qu’il veut donner naissance, cela peut être à des œuvres d’art. L’art est un des signes que ce désir de devenir créateur ne se limite pas à la création des enfants, à une simple reproduction pour la conservation de l’espèce : il se manifeste comme un besoin d’aller plus loin, de trouver toujours des formes nouvelles, plus belles, plus accomplies.
Le pouvoir créateur de l’homme réside plus haut que son niveau de conscience ordinaire. Il se trouve dans une partie de son âme qui se manifeste à ce moment-là comme une antenne, avec la faculté d’explorer, de contempler des réalités situées bien au-delà de lui et d’en capter les éléments. Quand un être humain est capable de se dépasser, de se surpasser, c’est à ce moment-là seulement qu’il peut prétendre créer. »
 
« L’existence est un perpétuel mouvement. Même quand on a seulement à poursuivre aujourd’hui les activités de la veille, aucune journée ne se présente dans des conditions identiques. Du jour au lendemain, combien de choses peuvent changer ! Dans le travail, dans la famille, dans la société, il faut toujours s’adapter. Si on n’est pas prêt, voilà les surprises ! Et on sait les effets produits par les situations auxquelles on ne s’attendait pas : l’incertitude, l’agitation, le trouble.
Chaque jour apporte de nouveaux problèmes à résoudre. Comment y arriverez-vous si vous n’avez pas tiré au clair ce que vous avez vécu la veille ? Vous ne pouvez être sûr du lendemain que si aujourd’hui vous avez su consolider les bases de votre vie psychique. La manière dont vous ressentirez les événements extérieurs ne dépend que de vous, de votre capacité à organiser votre monde intérieur. C’est cette organisation qui se reflétera sur votre perception des choses : quand arrivera le lendemain, les événements vous trouveront prêt et déterminé. »
 
« En ce premier jour de l’année, vous aimeriez n’entendre de moi que des promesses de succès et de bonheur. Eh bien, non, comme l’existence est une longue chaîne de moments qu’il faut vivre consciemment les uns après les autres, je ne peux vous dire que la vérité : votre bonheur futur est dans le travail de chaque jour. Tous les efforts que vous faites chaque jour s’inscrivent en haut dans le Livre de la Vie. Et grâce à ces efforts, que de bénédictions se préparent pour vous ! Quand vous les recevrez, vous vous demanderez : « Pourquoi tant de cadeaux ? » et il vous sera répondu : « Parce que, par votre travail, vous vous êtes élevé jusqu’aux régions de la lumière, et vous avez aussi apporté la lumière et la paix à des êtres qui étaient dans la détresse et l’obscurité. »
Je ne peux rien vous dire de plus. Continuez, marchez sur le chemin de la lumière. Qu’y aura-t-il au bout de ce chemin ? Vous le découvrirez en arrivant, et vous serez ébloui. »
 
« Devant le spectacle du monde actuel, on se dit évidemment que le pire peut toujours arriver : une guerre atomique, des épidémies, des catastrophes naturelles, etc., capables d’entraîner la disparition de l’humanité. C’est pourquoi certaines voix se font entendre pour annoncer que les fléaux décrits dans l’Apocalypse vont s’abattre sur la terre. C’est vrai que l’Apocalypse prédit la fin du monde, c’est écrit. Mais en réalité les événements ne sont jamais absolument déterminés. Suivant le comportement des humains, ils peuvent prendre une tout autre orientation. Il n’y a pas de détermination, il n’y a pas de destin irrévocable, ni pour une personne, ni pour le monde entier.
Dieu n’est pas un tyran qui décrète des cataclysmes auxquels personne ne peut remédier. Il a créé les humains avec une volonté libre, ils disposent de leur avenir. S’ils vivent dans l’inconscience, le désordre, ils déclenchent des courants chaotiques, et alors évidemment les lois de la nature, qui sont les lois de la justice, les amènent vers les catastrophes ; c’est mathématique. Mais s’ils décident de s’assagir, s’ils projettent autour d’eux des forces harmonieuses, s’ils ne troublent plus l’équilibre de la nature beaucoup de malheurs peuvent être évités. »
 
« Nous travaillons pour l’avènement du Royaume de Dieu, nous travaillons pour l’avènement de la fraternité parmi les humains, mais en même temps nous ne devons pas nous faire d’illusions : nous aurons encore beaucoup d’obstacles à affronter, et chaque fois ce doit être pour nous l’occasion de manifester des qualités dont, dans des circonstances plus favorables, nous n’aurions pas pu faire preuve. Oui, regardez  : chaque fois que les puissances du mal se sont déchaînées, des ê tres se sont levés pour faire entendre la voix de la justice et du bien, en trouvant en eux-mêmes des ressources insoupçonnées.
Ce sont les obstacles qui nous poussent à lutter, à faire des efforts  : ils nous obligent à nous montrer plus courageux, plus décidés que nous ne croyions en être capables. Vous dites que c’est difficile . Évidemment, mais c’est la seule manière intelligente de réagir. Alors, au lieu de se plaindre et de se révolter, il faut dire : «  Merci Seigneur, grâce à ces difficultés je me fortifierai, je me dépasserai. » Et quelle joie de remporter des victoires que nous n’aurions pas osé espérer ! »
 
« Quelles que soient les erreurs que vous avez commises, rien ne peut vous empêcher de retrouver la voie du salut si vous le désirez vraiment . Dites-vous même que le Ciel a davantage confiance en un être qui a commis des fautes et qui s’est repenti, qu’en celui qui n’en a jamais commis. Pourquoi ? Parce que celui qui n’est jamais tombé ne sait pas qu’il doit prendre des précautions : il n’a pas d’exp érience, il n’est donc pas encore solide, il peut aller n’importe où, aveuglément, et un jour c’est la chute. Tandis que celui qui est passé par les griffes du diable, qui a souffert et qui prend la résolution de sortir de là pour accomplir la volonté de Dieu, s’il réussit, le Ciel le prendra à son service. Il dira : « Enfin , en voilà un sur qui on peut compter ! »
De ce que je vous dis là, vous devez seulement retenir que, quelles que soient vos chutes, il vous est toujours possible de vous redresser. N’en concluez pas que vous pouvez vous permettre tous les égarements afin de mieux vous améliorer ensuite ! De toute façon, vous avez tous commis suffisamment d’erreurs jusqu’à maintenant : il est temps de vous assagir et de vous mettre au service du Ciel. »
 
« La vie spirituelle est semblable à une terre dans laquelle vous devez vous enfouir pour croître. Jusque-là vous ressemblerez au grain qui est resté dans le grenier. Dans ce grenier, évidemment, il est tranquille, il ne subit ni la pluie, ni le vent, ni la grêle, mais bientôt il moisira ou sera grignoté par les souris, ce qui est bien pire. Tandis que le grain mis en terre, lui, il doit subir les intempéries, mais il pousse, il donne des fruits, il est utile.
En embrassant la vie spirituelle, vous ne serez pas à l’abri : vous aurez à affronter le vent et les orages, mais vous trouverez aussi des conditions qui vous permettront de croître et de donner des fruits à l’humanité. N’est-il pas préférable d’être exposé aux intempéries et de croître, plutôt que d’être mangé par les souris et la moisissure ? Avec la vie spirituelle, c’est vrai, vous aurez à subir des épreuves qu’une existence purement matérialiste vous aurait é pargnées, mais que cela ne vous trouble pas : continuez à avancer sur cette voie qui vous conduit vers le monde divin. »
 
« La naissance de Jésus a été un événement historique d’une importance capitale. Mais s’il avait suffi que Jésus naisse il y a deux mille ans, pourquoi le Royaume de Dieu n’est-il pas encore venu sur la terre ? Les guerres, les misères, les maladies, tout cela devrait avoir disparu…
Le véritable disciple sait que, la nuit de Noël, le Christ naît dans le monde sous forme de lumière, de chaleur et de vie, et il prépare les conditions convenables pour que cet Enfant divin naisse aussi en lui. Oui, car on pourra relire l’histoire de la naissance de Jésus aussi souvent que l’on voudra, et chanter « Il est né le divin Enfant », tant que le Christ ne naît pas en nous, cela ne servira à rien. C’est à chacun maintenant d’avoir ce désir de faire naître le Christ dans son âme et de devenir comme lui, afin que la terre soit peuplée de Christs ! C’est cela que Jésus demandait quand il disait : « Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera même de plus grandes. » Eh bien, où sont ces œuvres-là plus grandes que celles de Jésus ? Montrez -les moi…
Pour quelques-uns le Christ est déjà né et pour certains il naîtra bientôt… Tout est dans la préparation des conditions. »

Les pensées spirituelles d’Omraam Mikaël Aïvanhov (suite)

omraam1.jpgSuite…. 

Mickaël est un de mes guides, c’est aussi pour cela que je publie ses conseils, c’est ma façon de le remercier pour tout ce qu’il fait pour moi. 

Voici ma conversation avec son ami Peter Deunov

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Grand sage spirituel bulgare, humble et lumineux.

« ça m’intéresse de vous parler. J’étais très télépathe et je recevais beaucoup de message de mon guide. Je voulais le bonheur de l’humanité. J’étais un sage et je le suis toujours. J’aide mon entourage à se spiritualiser mais c’est difficile.

J’ai encore 3 vies à faire pour continuer d’éveiller les autres. J’ai eu une petite vie après celle de Peter deunov, mais je suis mort à 3 ans et demi parce que je n’appréciais pas mes parents. J’étais venu là pour les éveiller, mais l’être d’amour que je suis ne les a pas supporté.

Dans ma dernière prophétie de 1944, j’avais prédi justement les catastrophes naturelles que nous connaissons. Ici, dans l’au-delà on est tous inquiets pour l’avenir car vous bousculez trop la planète avec vos mauvaises ondes. Vous devriez être sereins, conserver la paix en vous et en tout même face aux pires évènements. Essayez de trouver la sagesse en vous détachant des problèmes que vous ne pouvez pas solutionner. On aurait souhaité que votre monde ascensionne, que vous deveniez la race de l’amour mais ça ne fonctionne pas, hélas.

J’aime les saints, les sages et les êtres de spiritualité.

A tous ceux qui m’ont apprécié, je voudrais vous dire d’essayer d’entendre du fond du coeur, car quand on a de la charité, de la compassion et de la générosité on a de belles lumières. Aimez les autres, faites du bien autour de vous.  » Peter Deunov

Les pensées justes d’Omraam

« Celui qui a appris à se diriger dans le monde spirituel y découvre peu à peu les seules véritables certitudes. »

« Quand on parle de nutrition, il faut savoir que c’est une question très vaste, car elle ne se limite pas seulement aux aliments et aux boissons que nous prenons à chaque repas. La nourriture, cela peut être aussi des sons, des parfums, des couleurs, mais également des sentiments et des pensées. Se nourrir ainsi est évidemment plus difficile, mais c’est possible. Dans certains cas, vous aussi, vous pouvez le faire, et d’ailleurs vous le faites parfois sans même vous en rendre compte. Ne vous est-il jamais arrivé de rester toute une journée sans avoir faim parce que vous étiez absorbé par vos activités, ou que vous étiez tellement rempli d’amour que vous vous sentiez nourri ?
Tout sentiment d’amour spirituel, toute pensée de sagesse sont des aliments : ils se transforment et nourrissent même votre corps physique. Efforcez-vous de prendre consciemment ces nourritures. »

« Quand Jésus disait : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », il ne croyait évidemment pas que les humains puissent atteindre la perfection de leur Père céleste. Et pourtant, c’est cet idéal qu’il nous a présenté, parce qu’il est le seul capable de satisfaire notre besoin d’absolu. Il est impossible que notre existence se limite à la satisfaction de quelques ambitions. Nous devons chercher l’introuvable, marcher vers l’inaccessible, tenter l’irréalisable. C’est ainsi que nous resterons toujours en haleine et vivants.
L’Intelligence cosmique a tout prévu. Le long des voies sans issue où les humains sont tentés de s’égarer, elle a dressé des obstacles qui les obligent à faire demi-tour. Tandis que sur la bonne voie, même difficile, ils ne sont jamais arrêtés. Peu importe que l’idéal soit irréalisable, il est présent en eux… idéalement. Il participe chaque jour à ce qu’ils vivent, c’est de lui qu’ils reçoivent la force, la paix et la joie. Alors que, souvent, les buts plus accessibles leur font perdre cette force, cette paix et cette joie. »

« Projetez-vous par la pensée dans certaines situations de votre vie et imaginez que vous agissez avec justice, sagesse, amour. En travaillant de cette façon, déjà vous préparez votre avenir. Si vous êtes sincère, persévérant, vous influencerez les forces de la nature et les entités lumineuses du monde invisible : elles viendront contribuer à la réalisation de vos bons souhaits. »

« Aucune de vos bonnes actions, aucune de vos bonnes paroles ne se perd jamais. Pourquoi ? Parce que rien ne se perd, la moindre de vos manifestations a des répercussions quelque part. Vous ne le croyez pas parce que vous ne voyez rien se produire sous vos yeux. Mais ce n’est pas un argument : vous ignorez les effets que vos actes et vos paroles produiront nécessairement, et parfois très loin de vous.
Quand vous vous améliorez, de nombreuses personnes s’améliorent aussi. Et si vous ne progressez pas, vous entravez également l’évolution d’une quantité d’autres êtres, vous les empêchez de trouver le chemin de la lumière. Si, une fois, la Providence vous donnait la possibilité de voir les liens subtils qui se tissent entre chacun de vous et tous les êtres sur la terre, et même au-delà, vous seriez stupéfait. Chaque jour, vous tissez ainsi des liens. Il est donc important que vous fassiez constamment des efforts pour triompher de vos faiblesses et réveiller les vertus que vous laissez trop souvent somnoler en vous. »

« Vous priez et vous avez l’impression que cela ne sert à rien car vos prières ne sont pas exaucées ?… Et bien, vous vous trompez. Si vos prières sont sincères, intenses et désintéressées, vous êtes exaucé, mais peu à peu. Ce que vous demandez ne peut pas se réaliser rapidement, mais puisque vous avez déclenché un processus, si vous êtes tenace, patient, ce processus, qui est continu, ira s’amplifiant. À l’instant même où vous priez, votre désir commence à se réaliser ; mais il faut du temps avant qu’il le soit complètement. Vous mettez une graine en terre : pour que cette graine devienne un arbre, il faut du temps, mais déjà vous êtes exaucé puisqu’elle commence à germer sous la terre.
Vous demandez le Royaume de Dieu et sa Justice ? Vous ne le ferez pas arriver en un seul jour, ni même en quelques années, ce n’est pas possible : c’est un arbre gigantesque qui a besoin de tellement de temps pour pousser ! Mais puisque la graine est semée, l’arbre est déjà en train de croître… »

« Vous faites des projets pour aujourd’hui, pour demain, pour dans quelques semaines, quelques mois ou quelques années, c’est très bien, mais dans ces projets quelle place réservez-vous au Seigneur ? Il vous dit : « Je t’ai donné la vie, la joie, la beauté, je t’ai donné une famille, des amis et tant d’autres richesses… pourquoi ne me fais-tu pas une place dans ton cœur, alors que tu y accueilles n’importe qui, même des voleurs qui te dépouilleront ? Ne t’étonne pas si tu ne trouves ensuite aucun sens à ton existence. »
Le sens de la vie n’est jamais donné par le monde d’en bas, la matière ; il est donné par le monde d’en haut, l’esprit, cette étincelle, ce feu, cette lumière qui témoigne de la présence de la Divinité en l’homme, comme l’autel témoigne de sa présence dans un sanctuaire. Alors, faites une place pour Dieu en vous, pas à moitié, mais complètement. En cultivant sa présence, vous découvrirez combien votre vie devient riche et pleine de sens. »

« Les exercices spirituels ne sont rien par eux-mêmes. Ils ne deviennent véritablement efficaces et bénéfiques qu’exécutés à la lumière d’un Enseignement qui donne des connaissances sur le monde invisible, les différents êtres qui l’habitent, les lois qui le régissent, les forces qui y circulent. Et plus important encore est d’apprendre comment l’être humain est construit, quels sont en lui les organes, les centres spirituels grâce auxquels il peut entrer en relation avec les régions lumineuses de l’espace. Mais même cela ne suffit pas. Une fois que l’on possède ce savoir, il faut se décider à changer sa façon de vivre, à sacrifier des activités qui sont en contradiction avec les buts de la Science initiatique.
Voilà l’essentiel, prenez-le en considération. Du moment que vous ne vous limiterez plus à une compréhension intellectuelle de la spiritualité, vous posséderez la compréhension véritable, cette compréhension qui envahit le corps entier jusqu’à la moindre cellule ; chaque exercice prendra alors pour vous une véritable signification et vous renforcera. »

« Quel est le mobile de la majorité des humains ? Prendre. Partout où ils vont, ils cherchent ce qu’il y a à prendre. Ils étudient, ils travaillent, ils se marient, ils se rencontrent pour prendre ; leur pensée est toujours orientée dans cette direction. C’est pourquoi rien de lumineux, de chaleureux, de vivant n’émane d’eux : parce qu’ils se sont habitués à prendre.
Même dans l’amour, quand l’homme et la femme se cherchent, chacun, le plus souvent, ne pense qu’à prendre : l’homme veut absorber la vie de la femme et réciproquement. Et quand il n’y a plus rien à prendre, ils se séparent. Vous direz : « Mais quand ils s’unissent, ils se donnent quelque chose ! » Oui, mais ce n’est que pour mieux prendre : chacun ne pense qu’à obtenir quelque chose de l’autre, puiser chez l’autre avidement, égoïstement, sans scrupule. Eh bien, ce n’est pas cela l’amour. L’amour, c’est d’offrir quelque chose à l’âme et au cœur de l’autre, un élan, une vie, une inspiration, afin que cet être-là s’épanouisse et avance dans la lumière et dans la joie. »

« Pour comprendre une vérité, il ne vous suffit pas de la laisser entrer dans vos oreilles ou même dans votre cerveau, car là encore elle reste à la périphérie de votre être, elle ne pénètre pas vraiment en vous. Et alors, un jour ou l’autre, elle s’efface, vous l’oubliez.
Comment ne pas oublier les vérités que vous avez reçues ? En les faisant en vous chair et os. À ce moment-là, même si vous perdez la mémoire, vous ne les oublierez pas. Intellectuellement, peut-être, vous ne saurez rien en dire, parce que la faculté de mémoire, liée au plan mental, vous aura quitté, mais plus profondément ces vérités resteront en vous. Vous les emporterez quand vous partirez dans l’autre monde, et quand vous reviendrez sur la terre, elles seront toujours avec vous, parce qu’elles formeront désormais la quintessence de votre être. »

« Comme l’animal, l’être humain doit se nourrir pour subsister. Mais à la différence de l’animal, il peut, par sa conscience, trouver dans l’acte de manger le moyen de grandir psychiquement, spirituellement. Et j’irai même plus loin : tant qu’il n’est pas capable de donner à cet acte une dimension plus vaste, plus profonde, il est inutile qu’il se prétende cultivé, civilisé.
C’est pour moi un test. Quand les humains apprendront à manger avec une conscience éclairée, en s’émerveillant de la nourriture, en pensant avec reconnaissance que tout l’univers a travaillé pour produire ces fruits, ces légumes, ces céréales grâce auxquels ils reçoivent la vie, à ce moment-là oui, on pourra parler de culture et de civilisation. »

« Le progrès technique serait une des meilleures choses si les humains ne le mettaient pas, comme ils le font, au service de leur avidité avec, pour conséquence, le risque de détruire les bases mêmes de leur existence sur la terre. C’est pourquoi le progrès technique n’est pas le véritable progrès. Être capable d’envoyer des engins sur la lune ou sur d’autres planètes, bien sûr, c’est extraordinaire. Mais en définitive, c’est pour faire quoi ? Pour en exploiter les ressources et y commettre les mêmes dégâts que sur la terre ? Pour se battre dans l’espace ? Pour aller semer la pagaille dans tout l’univers ?….
Il n’y a rien de mauvais en soi à vouloir explorer le cosmos, mais pas avant de trouver la bonne attitude à avoir vis-à-vis de la terre. Les humains ne respectent rien, ils se prennent pour les maîtres de l’univers, ils sont prêts à tout bouleverser pour satisfaire leur curiosité ou leur cupidité. Et bien, il faut qu’ils sachent qu’un jour ils devront payer très cher cet irrespect et cette violence. »

« Vous dites : « Ah, si j’avais le pouvoir… si j’avais la richesse… si j’avais la beauté ! » Mais ce ne sont que des aspects particuliers, des attributs du Royaume de Dieu, et dès que l’on commence à en souhaiter un en particulier, c’est le déséquilibre qui s’installe. Le Royaume de Dieu est avant tout un état d’équilibre et d’harmonie. Si on insiste sur un point, on le fait nécessairement au détriment d’autre chose et on introduit donc déjà le germe du déséquilibre. Tout ce dont notre âme, notre esprit, notre cœur, notre intellect, notre corps physique ont besoin est contenu dans ces mots : le Royaume de Dieu. »

« Celui qui a beaucoup d’amour dans son cœur est heureux avec tout le monde. Oui, il découvre chez tous les êtres des qualités, des richesses, et c’est en lui seulement qu’il constate des lacunes. Or, généralement, c’est plutôt le contraire qui se passe. Au lieu de se dire : « Si je trouve les autres tellement difficiles à supporter, c’est que je manque d’amour… et de sagesse aussi », on va raconter partout ce que tel ou tel a dit et fait de stupide ou de méchant. Mais que croit-on gagner en agissant ainsi ? Au moment où quelqu’un commence à vous exaspérer, il est plus utile de chercher en lui ce qui vous permettrait de l’apprécier.
Vous direz que ce que je vous demande là est vraiment difficile. Eh bien, oui, c’est difficile, mais à quoi croyez-vous que vous arriverez en ne recherchant que ce qui est facile ? Le seul moyen de dominer les difficultés, c’est de ne pas rester là à ruminer, mais de comprendre tout ce que vous allez gagner en cherchant à vivre fraternellement les uns avec les autres. »

« Très jeunes, déjà, certains enfants ont besoin de s’affirmer, de se montrer plus forts que les autres. Il ne faut pas nécessairement combattre cet instinct en eux, il est naturel que les enfants soient attirés par la force, la puissance. Mais les adultes ont là tout de même leur mot à dire en leur montrant la différence qui existe entre la vraie force et la force apparente. Les enfants se laissent facilement impressionner par les paroles hardies, le bluff, les menaces, et ils ont besoin qu’on leur explique que le désir d’être fort est tout à fait louable, mais à condition d’être bien orienté.
Il faut donc aider les enfants, les pousser même à acquérir la vraie force, celle qui se trouve dans l’intelligence, dans l’amour, dans la bonté. La vraie pédagogie consiste à orienter, pas à réprimer, sinon on abîme les enfants : ils deviendront poltrons, craintifs, chétifs, ils se soumettront à n’importe qui et à n’importe quoi, ce qui sera bien pire. »

« Un microcosme créé à l’image du macrocosme, l’univers, c’est ainsi que la Science initiatique présente l’être humain. Et puisqu’au sommet de l’univers règne le Seigneur, dans l’être humain aussi existe un sommet, qui représente le Seigneur, et ce sommet, c’est son Moi supérieur. C’est pourquoi, quand vous vous concentrez sur le Seigneur pour qu’Il exauce vos désirs, vous touchez le sommet de votre être, et il se déclenche alors des vibrations tellement pures et subtiles qu’en se propageant elles produisent en vous des transformations extrêmement bénéfiques. Et même si vous n’obtenez pas du Seigneur tout ce que vous avez demandé, vous gagnez quelque chose, un élément très spirituel.
Souvent, c’est vrai, vous n’êtes pas exaucé, parce que, d’après le Ciel, ce que vous demandez ne serait pas tellement bon pour vous, et il se peut donc qu’il refuse de vous l’accorder. Mais l’utilité de cette demande, c’est que vous êtes arrivé à toucher le sommet en vous-même. Vous avez pu déclencher ainsi une puissance supérieure qui, en se propageant, influence toutes vos cellules, toutes les entités au-dedans de vous, et qui vous apporte des éléments extrêmement précieux. »

« Dans le passé, les Initiés n’étaient connus de personne, sinon de ceux qui les cherchaient sincèrement et savaient les discerner. Ils ne disaient jamais qu’ils étaient des Initiés, ils restaient secrets, obscurs, cachés. Comme l’Hermite de la neuvième carte du Tarot, ce vieillard qui tient à la main une lampe et l’abrite dans les plis de son grand manteau pour la dérober aux regards de la foule. Voilà l’image du véritable Initié. »

« Observez ce qui se passe autour de vous et dans le monde : vous verrez tellement de cas où les humains sont occupés à s’entraîner les uns les autres sur des chemins où ils ne peuvent que rencontrer la ruine physique et psychique ! Regardez de quoi on les occupe, avec quoi on les distrait, avec quoi on les amuse, et tout ce qu’on leur présente pour exciter leurs convoitises !
Que de mises au point devraient faire les humains pour trouver enfin la bonne direction ! Chaque jour, tellement de choses les sollicitent, les bouleversent, les bousculent ! C’est pourquoi y voir clair est la première tâche qu’ils ont à entreprendre : y voir clair pour faire un tri et se concentrer sur les activités qui les aident à creuser, à entrer profondément en eux-mêmes pour découvrir la lumière. »

« Lorsque vous sentez que vous avez remporté une victoire sur votre nature inférieure, restez modeste. Et pour rester modeste, vous devez penser que ce n’est pas à vous qu’en revient le mérite, mais au Seigneur qui vous a donné le pouvoir de la maîtriser. Donc, après chaque victoire, dites : « Ce n’est pas à moi, Seigneur, ce n’est pas à moi, mais c’est à ton Nom qu’en revient la gloire. » Sinon vous risquez de tomber dans les pièges de l’orgueil et de la vanité, comme c’est déjà arrivé à beaucoup.
Et quand on vous félicite parce que vous avez bien agi ou fait un bon travail, dites encore : « Ce n’est pas à moi, Seigneur, c’est à ton Nom qu’en revient le mérite. » Car en faisant votre éloge, il arrive que, sans le vouloir, les autres vous tendent des pièges : ces éloges peuvent vous tourner la tête. Il faut travailler pour la gloire de Dieu, et si l’on vous donne des louanges, reportez ces louanges sur Lui. C’est par cette attitude que vous vous révélez comme son serviteur. Quant à votre véritable gloire, ce n’est pas votre gloire personnelle, mais la gloire de Dieu. »

« Aucun être humain ne naît parfait, et même parmi les plus grands sages, les plus grands Initiés, aucun n’est jamais sorti du sein de sa mère auréolé de lumière divine. Par combien de tribulations, combien de souffrances il a dû passer pour trouver son chemin et, lorsqu’il l’a trouvé, ne jamais s’en s’écarter ! Longtemps, lui aussi a pleuré et supplié…
Les injustices, les outrages, les trahisons n’affectent pas tellement les sages et les Initiés. Ils pleurent, ils supplient seulement pour recevoir la lumière et la conserver. Et ces larmes versées pour la lumière, les anges les recueillent précieusement. »

« La vie quotidienne n’est qu’une suite de préoccupations et d’activités multiples dans lesquelles vous êtes obligé de vous éparpiller et c’est pourquoi, à la fin de la journée, vous ne savez plus très bien parfois où vous en êtes. Mais il y a un remède à cela : où que vous soyez, plusieurs fois par jour, habituez-vous à vous arrêter quelques instants pour vous recueillir et reprendre ainsi contact avec votre véritable Moi. Que vous vous trouviez chez vous, au travail, ou même dans la rue, pensez à faire cet exercice.
Vous direz : « Comment ? Dans la rue ? Méditer dans la rue ? » Non, je ne dis pas que vous devez méditer dans la rue, mais vous pouvez très bien vous arrêter quelques secondes devant la vitrine d’un magasin, et là, sans être nécessairement concentré, tendu, fixé sur quelque chose, vous fermez les yeux quelques secondes sans penser à rien. C’est à ce moment-là que l’âme et l’esprit ajustent les courants, vous retrouvez votre unité intérieure, et vous vous sentez apaisé, renforcé. Exercez-vous et vous comprendrez combien cette pratique, insignifiante en apparence, peut vous aider. »

« Dès le moment où vous avez commencé à travailler sur l’essentiel, ce que vous faites ensuite bénéficie de cette lumière et prend pour vous un autre sens, une autre dimension. Non seulement vous parvenez à une meilleure connaissance des choses par l’intellect, mais en même temps tout un processus de régénération se déclenche au plus profond de vous, car vous êtes de nouveau entré en relation avec le tout : vous communiez avec les courants subtils de l’univers, vous êtes plongé au sein de la vie cosmique, vous participez à cette vie en harmonie avec toutes les créatures visibles et invisibles, votre champ de conscience s’élargit et s’enrichit à l’infini. »

« Ceux qui ne pensent qu’à satisfaire leurs ambitions, leurs convoitises et tous leurs mauvais instincts, se rangent eux-mêmes sur la voie de gauche où ils provoquent les puissances de la Rigueur. Ce n’est pas un Dieu terrible, un Dieu vengeur qui les punit : c’est eux-mêmes qui s’exposent à la sévérité des lois cosmiques. Au contraire, ceux qui choisissent de marcher sur le chemin de la lumière se rangent naturellement sur la voie de droite, la Clémence, et n’attirent sur eux que des bénédictions. »

« On ne mesure pas assez combien les adolescents de notre époque sont victimes de la culture dans laquelle ils baignent, des films qu’ils voient, des livres et des journaux qu’ils lisent, des conversations, des discours et surtout de la musique qu’ils entendent. Ils sont formés, façonnés, imprégnés par des théories insensées et dangereuses d’écrivains, de penseurs, de cinéastes, de musiciens qui n’ont aucune conscience de leur responsabilité. Ces gens sont des adultes, et pourtant ils n’ont jamais réfléchi combien la parole, l’écriture, le son ou l’image sont puissants et peuvent troubler, déséquilibrer le public, et surtout la jeunesse qui est tellement plus vulnérable.
Si la jeunesse actuelle se révolte, ou si elle se laisse aller à toutes sortes d’excès et de pratiques dangereuses pour sa santé et son équilibre psychique, c’est la faute des adultes. Au lieu de réfléchir aux meilleures méthodes pour l’éduquer, la guider, ils déversent sur elle toutes leurs élucubrations. Et ensuite ils sont étonnés par son comportement. Ils n’ont pas à être étonnés. S’ils sont honnêtes, il leur reste une seule chose à faire : se voir dans les jeunes comme dans un miroir et se dire : « C’est nous qui avons fait de ces enfants ce qu’ils sont »… accepter la leçon, et corriger leur orientation. »

« La tendance des humains est de se retrancher de la vie collective, universelle, cosmique, pour vivre uniquement leur vie personnelle, individuelle. Ils s’imaginent qu’à l’écart les uns des autres ils seront protégés. Eh non, c’est une illusion. Dans cet isolement intérieur qu’ils se fabriquent, ils exposent leur âme à tous les dangers. Même si on ne peut pas toujours être avec les autres, il faut au moins être avec eux par la pensée.
Le mot « unité » est le plus profond de la science spirituelle, et le sens de notre existence est là. La conscience d’appartenir à une seule et même famille nous donne l’assurance de faire quelque chose de grand. Cette grandeur ne vient pas de nous, mais de cette famille universelle à laquelle nous appartenons : c’est elle qui nous soutient et qui nous sauve de cette sensation de pauvreté, de solitude, d’inutilité, de vide, qui peut s’emparer parfois de nous. »

« Se mettre au service du Principe divin, c’est trouver chaque jour les valeurs morales, spirituelles, qui méritent que vous leur donniez la première place. »

« Je vous conseille de garder secret tout ce que vous faites pour vous rapprocher de cet idéal de lumière, de beauté auquel vous aspirez. En gardant ce travail secret, vous maintenez aussi en vous l’élan, l’ardeur, l’enthousiasme dont vous avez besoin pour progresser. Et si vous persévérez, si vos efforts sont vraiment sincères, sachez qu’un jour ou l’autre cela transparaîtra : tous sentiront la vie de l’esprit se manifester à travers vous. »

« Combien de personnes cherchent un Maître sans savoir ce qu’ils doivent attendre de lui ! En quelques mots, on peut dire qu’un Maître véritable est un être qui pendant des millénaires a travaillé à triompher de toutes les passions humaines. C’est pourquoi il émane de lui quelque chose de lumineux, de pur, et en venant auprès de lui, en écoutant sa parole, ses disciples, qui reçoivent une petite parcelle de sa vie, évoluent beaucoup plus rapidement.
Sinon, à quoi croyez-vous que peut vous servir un Maître ? Il ne s’occupe pas de vous donner des richesses, ni une situation, ni des femmes ou des maris ; son souci, c’est de vous communiquer des particules d’une nature supérieure qui vibrent en harmonie avec le Ciel. Et si vous pouvez recevoir ces particules, si vous pouvez les conserver et même les amplifier, avec le temps vous sentirez que vos pensées, vos sentiments et même votre santé, tout s’améliore. Auprès d’un Maître, vous ne devez chercher que des conditions pour vivre la vie divine. »

« Vous rencontrez chaque jour un certain nombre de personnes que vous saluez et qui vous rendent votre salut. Si on doit se saluer, c’est pour se donner mutuellement quelque chose de bon. Celui qui donne un salut ou serre une main machinalement, négligemment, en restant distant, fermé, fait un geste inutile ou même nocif.
Alors, désormais, tâchez d’être plus conscient, plus vigilant, en sachant qu’un salut peut être un geste formidablement significatif et opérant, par lequel vous encouragez, vous consolez, vous vivifiez les créatures en leur donnant beaucoup d’amour. Il faut qu’un salut soit puissant, harmonieux, vivant, afin de devenir une vraie communion. »

« Tant de questions matérielles ont été résolues depuis des années et les gens ne se disent ni plus heureux ni plus satisfaits. C’est donc bien que ce qui leur manque est d’une autre nature. »

« La vie après la mort n’est qu’une continuation, sous une autre forme, de la vie présente et elle se prépare donc maintenant.
Quelques jours après que l’âme ait quitté le corps, elle est définitivement séparée de lui. Mais tout ce que ce corps a vécu et qui s’est inscrit en lui sous forme d’empreintes, est indestructible et continue à exercer une influence sur elle. C’est pourquoi il est tellement important que vous cherchiez toujours la meilleure manière d’utiliser vos énergies ; avec tout ce que vous aurez fait de bon et de beau sur la terre, vous pourrez continuer à construire quelque chose dans l’autre monde. Il ne suffit pas que votre âme soit libérée du corps pour que vous connaissiez la paix, la joie, la lumière dans l’au-delà. La paix, la joie, la lumière ne seront que la conséquence de ce que vous aurez été capable de réaliser pendant votre existence terrestre. »

« Si les humains voulaient bien comprendre qu’il se produit dans leur organisme psychique les mêmes phénomènes que dans leur organisme physique, ce serait déjà un progrès. Ils savent que s’ils respirent un air pollué, s’ils mangent une mauvaise nourriture, ils introduisent dans leur organisme des impuretés que celui-ci ne parvient pas à éliminer ; les échanges ne se font donc plus correctement avec les forces de la nature. De la même façon, s’ils ne surveillent pas leurs pensées, leurs sentiments et leurs actes, ils introduisent des impuretés dans leur organisme psychique ; ces impuretés forment un écran opaque et, évidemment, les communications avec le monde divin sont coupées.
Que ceux qui se plaignent : « Je prie, je demande l’aide du Ciel, mais je ne reçois aucune réponse », commencent par accepter cette réponse-là : le monde divin leur envoie continuellement des messages, mais ils doivent se préparer à les recevoir. Et se préparer signifie améliorer sa façon de vivre en travaillant sur ses pensées, ses sentiments et ses actes afin de les purifier. »

« Les animaux ont une conscience collective : chaque espèce possède une âme-groupe qui la dirige. Si on constate chez les animaux des périodes pour la procréation, pour la ponte, pour les migrations, pour la mue, etc., c’est parce qu’ils obéissent à une âme-groupe en dehors d’eux. »

« Certaines personnes se plaignent de ce que la pratique de la spiritualité ne leur apporte pas grand-chose. Mais dans quel état seraient-elles si elles n’avaient jamais fait d’efforts pour discipliner leur vie intérieure ? Au moins, les quelques règles qu’elles essaient d’appliquer, les exercices qu’elles font, les mettent sur la voie de la santé, de la paix, de l’espérance. Qu’elles abandonnent la vie spirituelle et elles verront si ce sera mieux.
Je vous donnerai un exemple : vous respirez, vous mangez, vous dormez et vous dites que cela ne vous a rendu ni plus intelligent, ni plus riche, ni plus puissant. Mais ne respirez pas, ne mangez pas, ne dormez pas, et on verra où vous serez : au cimetière ! On mange, on boit, et on ne voit aucun changement. Mais si on n’avait ni mangé, ni bu, là oui, il y aurait eu de grands changements ! Alors, ne dites pas que la spiritualité ne vous apporte rien ; elle vous soutient, elle vous garde sur le bon chemin, et au moins vous êtes encore en vie, au moins vous avez encore l’espoir, la lumière. Avec toute cette lumière vous ne vous sentez pas éclairé ? Mais alors, qu’est-ce que ce serait sans elle ? »

« Vous savez déjà beaucoup de choses, mais vous ne savez pas que vous savez. Ces connaissances viennent de très loin, quand vous étiez encore au sein de l’Éternel dans la lumière, l’amour et la beauté. Là, vous avez tout appris de votre origine divine, de votre prédestination, du travail que vous devrez faire sur la terre pour manifester toutes les puissances de votre âme et de votre esprit. Mais en descendant vous incarner dans la matière, vous avez presque tout oublié, c’est pourquoi vous avez besoin d’un Maître, d’un instructeur qui vous rappelle ce que vous aviez déjà appris sur vous-même et sur le sens de la vie. Vous avez tous fait cette expérience : devant certaines explications, certaines vérités que vous lisez ou que vous entendez, quelque chose en vous s’exclame : « Mais ça, je le savais ! ».
« Chaque domaine exige qu’on connaisse quelles méthodes et quels outils utiliser. Vous direz : « Mais tout le monde le sait ! » Non, beaucoup de spiritualistes font comme celui qui, ayant faim, concentrerait sa pensée pour attirer la nourriture sur sa table, alors qu’il n’a qu’à se lever pour aller la trouver dans les placards. Ils ont des bras, des jambes, des yeux, des oreilles, une bouche pour obtenir ce dont ils ont besoin dans le plan matériel, mais au lieu de travailler ils préfèrent importuner le Ciel de leurs réclamations : « Seigneur, donne-moi le succès… Seigneur, fais que je gagne plus d’argent… Seigneur, rends-moi la santé… Seigneur, envoie-moi des amis… » Mais le Ciel n’est pas content, il dit : « Écoute, mon vieux, on t’a tout donné pour que tu puisses obtenir ce que tu souhaites. Pourquoi te montres-tu tellement ignorant et paresseux ? »
Quand il s’agit de progresser spirituellement, c’est de la pensée (la méditation, la prière, la contemplation) qu’il faut se servir. Mais pour le reste, il n’y a qu’à se retrousser les manches et se mettre au travail. »

« Quand le ciel est clair, la nuit, pensez à vous arrêter un moment pour contempler les étoiles. Imaginez que vous quittez la terre, ses luttes, ses tragédies, et que vous devenez un citoyen du ciel. Méditez sur la beauté des constellations et la grandeur des êtres qui les habitent…
Au fur et à mesure de cette ascension dans l’espace, vous allez vous sentir allégé, libéré, mais surtout vous découvrirez la paix, une paix qui s’introduira peu à peu dans tout votre être. En méditant sur la sagesse qui a créé l’univers et les créatures dont il est peuplé, vous sentirez que votre âme déploie des antennes très subtiles qui lui permettent de communiquer avec les régions les plus éloignées. Ce sont là des moments sublimes que vous ne pourrez plus jamais oublier. »

« Travaillez longtemps afin d’affermir vos convictions et vos aspirations. Si vous allez raconter partout que vous avez enfin trouvé le chemin de la lumière, que vous êtes décidé à suivre ce chemin, etc., vous vous mettez dans la situation de vous créer des obstacles, de provoquer des ripostes. Certains chercheront à vous démontrer que vous faites fausse route, que vous êtes un idéaliste naïf, ou autre chose de ce genre. Et si vos convictions ne sont pas encore bien solides, non seulement vous ne persuaderez pas ces personnes du contraire, mais c’est vous qui finirez par capituler devant elles.
Tant que vos aspirations n’ont pas commencé à se concrétiser, il ne faut pas les exposer. Il faut les conserver précieusement, veiller sur elles, les nourrir de vos pensées et de vos sentiments les meilleurs. »

« Les disciples d’une École initiatique qui cherchent à accéder au monde spirituel sans s’y être préparés par un travail préalable, se trouvent un jour sans défense devant cet être terrible que l’on appelle le Gardien du Seuil. En réalité, cet être-là n’est pas extérieur à eux, il est en chaque être humain, il est formé par l’accumulation de toutes ses tendances inférieures : les convoitises, la sensualité, l’agressivité, etc., et il lui barre le chemin, il ne le laisse pas pénétrer dans ces régions auxquelles il n’a pas encore le droit d’accéder.
Chacun doit un jour rencontrer le Gardien du Seuil et lui faire face. Il se trouve dans la neuvième séphira, Iésod. Il menace de sa face épouvantable l’adepte présomptueux qui cherche à s’aventurer dans des régions où on ne peut entrer qu’après avoir travaillé sur la pureté, la maîtrise, la force d’âme. Seul le disciple armé de connaissances et qui a réussi à dominer ses instincts inférieurs, arrive à vaincre le Gardien du Seuil. Un regard suffit : « Va-t-en ! » et il disparaît, libérant le chemin vers les hauteurs. » Vrai dans le fond!

« Les humains sont vivants, bien sûr, mais ils ne vivent pas : la plupart du temps on peut dire seulement qu’ils s’occupent. Ils ne se rendent pas compte que ces multiples activités dans lesquelles ils passent leurs journées leur font oublier de vivre.
Vivre, c’est respirer, se nourrir, se déplacer, dormir, faire des gestes, parler, etc. Mais qui est prêt à admettre qu’il y a dans ces activités quelque chose à apprendre et à quoi il n’avait jamais pensé ? Mais qui est prêt à se dire : « C’est vrai, je respire, je mange, je marche, je me sers de mes mains… mais comment ? Est-ce qu’il n’y a pas là quelque chose que je pourrais améliorer si j’étais plus conscient ? Car à chaque instant de la journée c’est la vie divine qui se manifeste à travers moi. »

« Mon Père travaille, et moi aussi je travaille », disait Jésus. Comme Jésus, les Initiés, qui ont la conscience éveillée, participent chaque jour au travail de Dieu ; et vous aussi vous pouvez participer à ce travail. Vous direz : « Mais comment, nous, si ignorants, si faibles, pouvons-nous participer au travail de Dieu ?…. »
Je vous donnerai une méthode. Restez tout d’abord un long moment dans le silence et l’immobilité, puis commencez à vous élever par la pensée… Imaginez que vous quittez peu à peu votre corps physique en sortant par cette ouverture qui se trouve au sommet du crâne. Continuez en imaginant que vous traversez vos corps causal, bouddhique et atmique, que vous vous liez à l’Âme universelle, ce principe cosmique qui remplit l’espace, et que là vous participez à son travail dans tous les points de l’univers à la fois. Vous-même, vous ne savez peut-être pas clairement à ce moment-là ce que vous faites, mais votre esprit, lui, le sait. »

« Avoir la foi et adresser des prières au Seigneur est inutile si on n’a pas commencé à faire un travail en mettant au moins, comme le jardinier, une graine en terre. À celui qui se contente de dire : « Seigneur, je T’en prie, donne-moi l’amour, la sagesse, la force, la paix, la joie… » le Seigneur répondra : « Je veux bien, mais pour que je puisse t’exaucer, il faudrait que tu en aies au moins semé une graine. Tu ressembles à un jardinier qui demanderait au soleil et à la pluie de faire pousser des légumes et des fleurs, alors qu’il n’a rien semé ni planté. – Mais, Seigneur, on nous a enseigné que si nous T’invoquons… – Ceux qui t’ont enseigné, répondra le Seigneur, sont des ignorants, s’ils n’ont pas appris que les lois du monde psychique sont identiques aux lois du monde physique, et je ne peux pas modifier ces lois pour faire plaisir à des paresseux. Si tu veux que Je t’exauce, tu dois commencer par travailler. »
Voilà une petite conversation très intéressante que beaucoup pourraient avoir avec le Seigneur. »

« Vous avez à entreprendre un travail : tâchez d’abord de vous apaiser, et si c’est un travail manuel, concentrez votre attention sur le premier geste, faites-le lentement pour ne pas commettre d’erreur. Répétez-le ensuite plus rapidement, et répétez-le encore jusqu’à atteindre la vitesse voulue : vous verrez qu’il vous paraîtra de plus en plus facile tout en restant impeccable.
Pourquoi commettez-vous maintenant des erreurs dans différents domaines ? Parce que, dans le passé, sans vous en apercevoir, vous avez déjà tracé le sillon de ces erreurs. La première fois que vous avez exécuté tel geste, pris contact avec tel objet ou telle personne, vous l’avez fait sans attention, sans y attacher d’importance, et maintenant vous en subissez les conséquences : les fautes s’accumulent et s’aggravent au fil du temps. Il est très difficile de réparer dans le présent les erreurs gravées en nous dans le passé, il est plus facile d’apprendre à graver correctement de nouveaux sillons. »

« Pour ne pas tomber dans les pièges que la vie nous tend inévitablement à un moment ou à un autre, nous devons développer principalement deux qualités : le discernement et l’humilité. Le discernement est une qualité de l’intellect, et l’humilité une qualité du cœur.
Le discernement nous permet en toute circonstance de distinguer le vrai du faux, la réalité des apparences ; il nous indique la direction à suivre et les faux pas à éviter, il nous met à l’abri des erreurs et des illusions. Quant à l’humilité, qui est une qualité tellement négligée, méprisée même, on ne peut en mesurer la valeur que si on comprend combien son opposé, l’orgueil, est une attitude dangereuse. L’orgueil ferme l’homme au monde divin, il coupe les courants qui lui apportent l’eau vivante du Ciel. C’est pourquoi, en même temps que nous devons cultiver le discernement qui nous indique le chemin à suivre, nous devons aussi cultiver l’humilité qui nous ouvre aux courants du monde divin, car ces courants sont des viatiques pour avancer sur ce chemin. »

« Pour comprendre comment les énergies psychiques circulent et travaillent dans l’homme, il faut observer comment les énergies circulent et travaillent dans la nature. Regardez un arbre : plus son tronc et ses branches s’élèvent, plus ses racines s’enfoncent profondément dans le sol. C’est un système de compensation, d’équilibre, que l’on retrouve dans tous les plans, physique, psychique et spirituel. Donc, plus l’homme tend à s’élever dans sa conscience, plus il descend dans son subconscient.
La grande erreur de ceux qui décident d’embrasser la vie spirituelle, c’est de négliger la réalité du monde obscur qu’ils portent en eux. Ils s’imaginent qu’il suffit de vouloir travailler pour la lumière, de vouloir être sages, justes, désintéressés pour y parvenir effectivement. Eh non, malheureusement, non. Chaque niveau de conscience représente des courants, des forces, des entités, et le spiritualiste doit veiller à tenir en équilibre ces deux mondes en lui. »

«  Comprenez que vous ne serez un véritable spiritualiste que lorsque vous vous mettrez au service du Seigneur. À ce moment-là, vous n’aurez même plus besoin de Lui demander quoi que ce soit. Pourquoi ? Parce que, à partir du moment où vous vous mettrez à son service, Il vous fera bénéficier de ses richesses, les vraies richesses, celles qui ne s’altèrent jamais et que rien ni personne ne peut vous prendre. »

« Combien de gens disent qu’ils cherchent la lumière ! Et on ne peut pas douter qu’ils soient sincères ; ils ont compris qu’il vaut mieux être éclairé que dans l’obscurité. Mais ils veulent une lumière qui n’exige pas d’efforts, aussi ne s’arrêtent-ils nulle part pour faire un travail en profondeur. Ils passent d’un livre à l’autre, d’un enseignement spirituel à l’autre, c’est cela qu’ils appellent chercher la lumière.
Et maintenant que de nouveaux mouvements spirituels ne cessent d’apparaître, que des « initiations » nouvelles s’ajoutent à celles du passé qu’on s’efforce de ressusciter, les uns et les autres n’ont pas fini de se promener. Eh oui, ils se promènent, ils flottent et ils passent toujours à côté de ce qui pourrait les aider. C’est ainsi que, tout en cherchant la lumière, arrivés à la fin de leur vie ils tâtonnent encore dans l’obscurité. »

« Même si vous les avez oubliées, toutes les paroles de vérité que vous avez lues ou entendues remonteront un jour à votre conscience. Car ces paroles possèdent une force, la force que donne la lumière. À votre insu elles se sont gravées en vous, dans votre subconscient, où elles font leur chemin, et tôt ou tard, au moment où vous vous y attendrez le moins, à l’occasion d’une rencontre, d’un événement, vous ne pourrez pas leur échapper.
Vous direz : « Mais alors, la vérité ne nous laisse jamais en paix ! » Cela dépend de ce que vous appelez la paix. Si vous appelez « paix » la possibilité de donner, sans discernement, libre cours à vos pensées, vos sentiments, vos désirs, vos caprices, ne soyez pas étonné si quelques vérités que vous avez entendues auprès d’un sage, d’un Initié, viennent vous prévenir que vous êtes en train de vous égarer. Et ces vérités vont un peu vous piquer, vous mordre, vous tirer les cheveux : là, c’est vrai, elles ne vous laisseront pas tranquilles. Mais si vous les acceptez et prenez la bonne direction, quelle paix vous allez goûter ! »

« Dans tout ce que nous entreprenons, et quel que soit le domaine, matériel ou spirituel, ce qui compte ce sont nos efforts. Le Ciel ne considère jamais le succès, mais seulement les efforts. Le succès, c’est Lui qui en décide, car tout ce que nous faisons s’inscrit dans un ensemble et doit donc servir les plans de Dieu, être en accord avec eux ; et peut-être n’est-il pas du tout prévu que les projets auxquels nous sommes en train de travailler se réalisent comme nous le souhaitons. Seuls les efforts nous appartiennent, pas la réussite.
Laissez donc les êtres d’en haut décider du moment où vos efforts seront couronnés de succès. Quoi qu’il arrive , vous devez vous dire : « Pour l’instant, c’est vrai, mon travail ne donne pas tellement de résultats visibles, tangibles, mais en réalité je sais qu’aujourd’hui déjà il porte des fruits. » Même si on ne les voit pas, il y a toujours des résultats dans votre c œur et dans votre âme. Rien ne reste inerte ou stagnant. »

« De la façon la plus inattendue, il peut vous arriver de vous sentir soudain envahi par la lumière. D’un seul coup vous avez l’impression d’être projeté très loin, très haut, dans votre Moi supérieur. Vous êtes ébloui de cette beauté, de cette immensité et il vous semble qu’à partir de ce moment-là plus rien ne pourra vous faire descendre de ces hauteurs. Malheureusement, cela ne dure pas. Vous êtes obligé de reprendre votre existence quotidienne et voilà les mêmes soucis, les mêmes tentations, les mêmes faiblesses. Vous vous sentez coupé de votre Moi supérieur, comme un fragment séparé, rejeté. Quelque temps après, à nouveau, vous sentez un éclaircissement, une illumination. Mais encore une fois, cela ne dure pas longtemps et vous commencez à vous décourager.
Non, vous ne devez pas vous laisser décourager par ces fluctuations de la conscience. Si vous persévérez dans votre travail spirituel, un jour, après tous ces hauts et ces bas, la lumière qui viendra vous visiter ne vous quittera plus. Vous aurez changé de rive, vous serez définitivement sauvé. »

« Exactement comme les scaphandriers, les humains sont plongés dans un océan appelé le monde. Et non seulement leur âme et leur esprit ont du mal à y respirer, mais cet océan est rempli d’écueils et de monstres qui menacent de les dévorer. Ils ont donc besoin d’installer des tuyaux par où l’air viendra jusqu’à eux, et aussi des câbles pour qu’on puisse les faire remonter s’ils sont en danger. Ces tuyaux et ces câbles, c’est le lien qu’ils peuvent établir par la pensée avec les entités du monde divin. À la moindre alerte, ces entités sont averties, elles viennent leur donner l’air pur, ainsi que la lumière et la force grâce auxquels ils pourront continuer leur route. »

« Imaginez un paysan qui, au lieu de semer son blé dans le champ, déciderait de le garder au grenier, les souris finiront par venir le grignoter, ou bien il moisira, et vous trouvez ce paysan stupide. Et bien, on peut trouver tout aussi stupides ceux qui ne pensent pas à partager leurs possessions matérielles ou spirituelles : d’une façon ou d’une autre, ils les perdront. Combien de gens riches n’éprouvent plus aucune joie des richesses qu’ils possèdent ! C’est donc d’une certaine façon qu’ils les ont perdues. Et ils les ont perdues parce qu’ils n’ont pas su les partager.
Nous ne possédons vraiment que ce que nous sommes capables de donner. Oui, et je vous dirai même que tout ce que vous décidez de donner de bon et de beau venant de votre âme et de votre esprit est déposé dans les banques célestes. Alors, le jour où vous avez besoin d’être aidé, soutenu, vous n’avez qu’à vous présenter, la banque vous reconnaît et on vous donne ce que vous demandez. »

« Parmi tous les exercices que vous pouvez faire, un des plus bénéfiques est de vous concentrer chaque jour sur vos cellules. Pensez comment les purifier, les fortifier, les illuminer, et vous sentirez que vous commencez à toucher la Divinité qui est Elle-même pureté, force, lumière. »

« Quand la terre commence à leur paraître invivable, les humains rêvent du Paradis. Mais si on les laissait entrer au Paradis, avec leur coeur et leur intellect pleins d’impuretés, ils en feraient bientôt un endroit repoussant. S’ils étaient purs, partout où ils iraient, ils emporteraient le Paradis avec eux. Alors, chaque fois qu’ils sont tentés de se plaindre des conditions extérieures, ils devraient commencer par chercher si ce n’est pas d’abord en eux qu’il y a quelque chose à changer. »

« La volonté de Dieu n’est pas, pour chacun, relative à une question particulière. Dieu veut seulement que l’homme étudie pour comprendre ses lois, qui sont les lois de la vie, et qu’il s’efforce ensuite de les mettre en pratique.
Bien sûr, chacun est personnellement concerné par la volonté de Dieu, mais il ne connaîtra ce que Dieu attend de lui qu’après avoir étudié la volonté divine dans son principe. Seul celui qui commence par se mettre en accord avec la volonté divine en tant que principe de sagesse et d’amour peut connaître vraiment ce que Dieu attend de lui. »

« Quoi que leur disent les sages, les humains veulent faire leurs expériences et ils les font. Quelque temps après, quand ils ont été bien malmenés et déçus par la vie, enfin ils comprennent. À ce moment-là, ils veulent faire profiter les autres de ce savoir nouvellement acquis. Mais pourquoi les autres les écouteraient-ils ? Eux aussi veulent faire leurs expériences. Et voilà pourquoi la sagesse que les uns ont gagnée au prix de tant d’efforts profite si rarement aux autres.
Il faut que les humains aient été bien piqués et bien mordus par la vie pour admettre que les sages disent vrai. Les voilà donc à leur tour devenus sages. Mais ils ne sont pas nombreux, ceux qui chercheront à bénéficier de leur sagesse. C’est pourquoi chaque nouvelle génération répète les erreurs de la précédente. C’est vrai pour les individus, et c’est vrai aussi pour les sociétés. Qui veut vraiment tirer les leçons de l’histoire ? »

« Vous devez toujours avoir dans votre pensée une place pour les autres. Et penser aux conséquences que vos pensées, vos sentiments, vos actes, vos intentions peuvent avoir sur les êtres.
Il y a tellement de possibilités pour aider les humains ! Ce sont ces possibilités que vous devez trouver en sachant que rien de ce que vous faites de bon n’est perdu. Une fois que vous l’avez fait, n’y pensez plus, et surtout n’attendez rien en retour. Soyez comme le soleil qui éclaire, chauffe et vivifie toutes les créatures : il ne se demande pas si elles lui en sont reconnaissantes. »

« Une personne vient vous confier son chagrin. Souvent, c’est moins pour que vous l’aidiez à trouver une solution que pour vous amener à partager son état. Mais si vous vous laissez envahir par sa souffrance, vous ne l’aidez pas, car vous êtes paralysé et vous risquez de vous enfoncer avec elle. Par votre sympathie, votre compassion, vous croyez pouvoir lui apporter l’apaisement ? Oui, pour un moment peut-être mais peu de temps après les plaintes recommencent, et cela peut continuer ainsi toute la vie. Cette personne sera satisfaite que vous soyez toujours là, prêt à partager sa souffrance, mais elle n’ira pas mieux pour autant. Et vous, dans quel état serez-vous ?
Si vous voulez être utile à quelqu’un, ne permettez pas que son trouble pénètre en vous. Restez lucide, paisible, solide, c’est la seule manière de le tirer de là. Vous ne pouvez l’aider qu’en opposant une certaine résistance. »

« La sagesse nous indique le chemin vers le haut, car ce n’est pas en bas, au ras du sol, qu’on acquiert une bonne connaissance des choses. Celui qui veut voir ce qui se passe dans la vallée doit monter sur un sommet ; une fois en haut, non seulement il voit, mais il est protégé, les ennemis ne peuvent pas l’atteindre. Si vous vous habituez à méditer sur l’image du sommet, un jour, vous arriverez à rejoindre Celui que les Psaumes appellent le Très-Haut. Alors, même au milieu de la tourmente, quelque chose en vous sera capable de demeurer là, sur les hauteurs où rien ne peut plus vous nuire.
La sagesse, la lumière tire les êtres vers le haut. Pour le moment, ce sont les chagrins, les difficultés, qui les font réfléchir et les rendent plus sages. Mais cette période passera, et un jour c’est la joie, le sourire et la gaieté qui accompagneront la sagesse. »

« Pourquoi les humains ne cessent-ils de se fabriquer des limitations et des charges inutiles ? Ils ne se rendent pas compte qu’en s’enfonçant dans la matière, ils perdent leur joie de vivre ? Tous les fardeaux qu’ils ont entassés pèsent sur leur coeur. Qu’ils s’en débarrassent et la joie reviendra.
Beaucoup de voyageurs visitant des pays très pauvres se sont souvent étonnés de découvrir une population gaie, souriante, alors que dans les pays prospères les gens ont une mine tellement sombre ! Eh bien, oui, contrairement à ce qu’on peut imaginer, l’abondance matérielle ne donne pas tellement de bonheur aux gens. Tout ce monde artificiel qu’ils se sont fabriqué, ils en sont maintenant devenus prisonniers. Les choses sont allées si loin, le commerce, la finance, occupent une telle place qu’on ne voit pas comment sortir de cet engrenage. Et pendant que l’économie prospère soi-disant, les humains, eux, périclitent. »

« Quand on vous donne quelque chose, soyez attentif, montrez au moins que vous savez en reconnaître la valeur, sinon, même la personne la plus patiente, la plus généreuse finit par se décourager. À quoi bon continuer à vouloir vous aider, vous faire du bien, puisque vous ne le voyez même pas ? Elle sent qu’avec vous elle perd son temps, c’est tout, et elle se tournera vers quelqu’un d’autre, plus capable d’apprécier ce qu’elle veut donner.
Même un Maître spirituel est obligé de tenir compte de cette réalité. Il donne ses richesses et ses connaissances à ceux chez qui il sent un écho. En échange de ce qu’il vous donne, un Maître spirituel demande au moins votre attention. Autrement, il se tait, il ne confie pas ses trésors à un bateau percé. Et le Ciel fait de même : il se ferme pour celui qui ne reconnaît pas ses bienfaits. »

« Parler ne se limite pas à articuler des sons. Chaque mot prononcé possède des vibrations qui lui donnent la possibilité d’agir comme une force constructive ou destructrice. La plupart des gens n’en sont pas conscients, et c’est pourquoi on constate tant de dégâts et de ruines dont seuls les mots sont la cause.
Toute parole prononcée suscite nécessairement certains sentiments ; c’est pourquoi si vous prononcez des paroles constructives et vivifiantes, très vite après s’éveillent les sentiments correspondants. Au moment où un acteur entre en scène, il n’éprouve évidemment pas les sentiments d’amour, ou de colère, ou de désespoir, etc., du personnage qu’il doit incarner. Mais il commence à parler et, de plus en plus, à cause des mots qu’il prononce, non seulement il commence à éprouver ces sentiments, mais il communique une émotion aux spectateurs, car les mots déclenchent des forces et ce sont ces forces qui agissent sur le public. Lorsqu’on réfléchit sur ces faits, on comprend qu’il faut être extrêmement attentif à ses paroles, afin de ne pas se laisser aller à prononcer des mots qui apporteront le malheur et la destruction. »

« Vous possédez certaines qualités et vertus, mais ne vous imaginez pas pour cela que la source de ces qualités et vertus est en vous. Non, les bonnes impulsions qui vous animent viennent de très loin, de très haut, et vous en êtes seulement un conducteur. Si vous savez vous manifester avec bonté, générosité, c’est que vous êtes un transmetteur des entités de l’amour. Ces entités vous ont choisi comme messager parce que vous avez travaillé dans ce sens et que vous possédez les éléments nécessaires, l’état convenable à cette transmission. Et si vous avez préparé votre cerveau pour devenir un messager de la sagesse, ce sont alors d’autres entités qui vous engagent à leur service pour propager la lumière. Il en est de même pour la volonté, la pureté, la beauté, etc.
La nature est fidèle et véridique ; elle détermine et classe chaque être selon son travail, son idéal, et chacun devient ainsi un médium pour les entités que ses aspirations ont attirées. »

« L’idée de servir les autres n’est jamais au premier abord bien attirante pour beaucoup de gens ; elle est même humiliante, et cela parce qu’ils ne savent pas ce qu’est le vrai service. Sinon, pourquoi dans les Évangiles, Jésus aurait-il dit : « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur » ? Celui qui est grand ne se sent jamais diminué en se mettant au service des autres, parce que sa grandeur est celle de l’esprit. Il sait que rien, aucune tâche, ne lui fera perdre sa noblesse, sa vraie grandeur.
Jésus a été grand, parce qu’il a su se faire infiniment petit. Lui qui disait : « Je suis la vérité » n’a jamais demandé qu’on s’incline devant lui pour le servir ; au contraire, c’est lui qui s’est fait l’humble serviteur de tous. Pourquoi ? Parce que la vérité est chargée d’une énergie incommensurable. Il faut donc l’envelopper avec précaution pour que les autres puissent l’accueillir et l’assimiler sans que cela produise de dégâts. La puissance que donne la vérité doit aussi se manifester à travers l’humilité, l’amour, la douceur. »

« Il ne faut pas croire que ce sont nécessairement les gens de bien qui soulignent la malhonnêteté, l’injustice et la méchanceté chez les autres. Au contraire, ce sont souvent ceux qui ont ces défauts qui les voient partout : ils sont toujours critiques et soupçonneux, parce qu’ils jugent le monde entier à travers eux. Et inversement, ceux qui possèdent de grandes qualités morales ne remarquent pas tellement les défauts de leur entourage, car ils voient les autres à travers les qualités qu’ils possèdent, eux.
Chaque être humain ne peut voir qu’à travers ses propres yeux, et c’est lui qui façonne ses yeux par ses pensées et ses sentiments. Si vous rencontrez des gens qui ne vous parlent que des défauts des autres, sachez que, d’une façon ou d’une autre, c’est d’abord sur eux-mêmes qu’ils vous font des révélations. S’ils possédaient la noblesse, la bonté, l’honnêteté et surtout l’amour, ils trouveraient aussi chez les autres toutes ces bonnes qualités. »

« De la terre au soleil et au-delà, tout l’espace est habité. Les quatre éléments, la terre, l’eau, l’air et le feu sont habités par toutes sortes de créatures qui sont mentionnées dans les traditions du monde entier. Bien sûr, elles ne sont peut-être pas telles qu’elles ont été décrites par chaque religion ou chaque culture, mais elles existent, nous pouvons entrer en communication avec elles et les faire participer à notre travail pour l’avènement du Royaume de Dieu.
Quand vous allez marcher dans les montagnes, les forêts, au bord de la mer, des lacs ou des rivières, essayez de prendre conscience de la présence de tous ces esprits qui les peuplent et qui existaient déjà bien avant l’apparition de l’homme sur la terre. Liez-vous à eux, parlez-leur, émerveillez-vous devant la beauté du travail qu’ils accomplissent partout dans la nature. Alors, ils seront heureux, ils se prendront d’amitié pour vous et vous donneront des cadeaux : la vitalité, la joie, l’inspiration. »

« Quel que soit l’intérêt que les êtres et les choses présentent isolément, ils ne prennent tout leur sens et leur dimension que par le lien qui les unit les uns aux autres. Ce lien, on peut l’appeler sympathie, amitié, amour. L’amour n’est pas la rencontre de deux corps, mais la fusion de deux quintessences. Deux êtres peuvent ne s’être même jamais touchés du bout des doigts, mais sentir entre eux un lien puissant, indestructible ; alors que d’autres qui dorment depuis des années dans le même lit se sentent seuls, étrangers l’un à l’autre.
Lorsque deux êtres s’aiment vraiment, rien ni personne ne peut les séparer. Même si on met des milliers de kilomètres entre eux, en réalité ils sont toujours ensemble. Malgré les murs, malgré les montagnes et les océans, ils sont ensemble, parce que ce qu’ils vivent se situe si haut que cela échappe aux limitations du plan physique. »

« Déjà, bien avant la naissance de son enfant, la mère qui le porte doit prendre conscience des pouvoirs qu’elle a sur lui. Il ne suffit pas qu’elle aime déjà cet enfant, il faut qu’elle apprenne à utiliser les puissances de l’amour. En pensant à son enfant, elle a la possibilité de projeter son amour jusqu’aux régions sublimes pour y recueillir les éléments nécessaires à sa bonne évolution, et les lui infuser.
Comment une mère peut-elle croire qu’avec ses seules ressources elle est capable de donner à son enfant tout ce dont il a besoin, si elle ne va pas le chercher ailleurs, plus haut, dans le plan spirituel ? Alors, de temps en temps, quelques minutes, plusieurs fois par jour, par ses pensées, par ses prières, qu’elle se présente devant Dieu en Lui disant : « Seigneur, je veux que cet enfant que Tu me donnes soit ton serviteur. Mais pour cela j’ai besoin d’autres éléments qui ne se trouvent qu’auprès de Toi : donne-les-moi, s’il Te plaît. » Vous direz qu’il n’est pas facile de se présenter devant Dieu. Bien sûr, mais c’est une façon de parler. Déjà en pensant à la beauté, à la lumière, à l’éternité, la mère attirera des éléments subtils plus élevés et les communiquera à son enfant. »

« Un Maître peut seulement affirmer devant ses disciples la réalité d’expériences encore inimaginables pour eux. Et comme ces expériences imprègnent tout son être, elles imprègnent donc aussi tout ce dont il leur parle ensuite. Quel que soit le sujet, il leur transmet quelque chose venu de très loin, de très haut ; c’est ainsi qu’il leur communique le désir de vivre ce qu’il a lui-même vécu et, par ses explications, par les méthodes qu’il leur donne, il leur prépare les conditions, il leur indique le chemin. »

«  Sous les étoiles, vous pouvez sentir que tous les problèmes qui prennent dans votre tête des proportions gigantesques, ne sont presque plus rien. En pensant que ces étoiles que vous contemplez existent depuis des milliards d’années, que l’Intelligence qui a créé ces mondes est éternelle, que vous êtes créé à son image, vous sentez que votre esprit aussi est éternel et que rien ne peut réellement vous troubler. »

« Des activités, des rencontres, tellement de choses se présentent à vous dans la vie ! Mais avant de vous engager, demandez-vous si cela contribuera ou non à votre perfectionnement spirituel. Il y a toujours pour cela des signes avertisseurs. Si vous sentez une obscurité dans vos pensées, un trouble dans vos sentiments et de l’indécision dans votre volonté, ne vous engagez pas, car voilà le critère absolu.
Beaucoup le reconnaissent : il y avait bien quelque chose qui les avait avertis, mais l’envie de satisfaire leurs désirs étant plus forte, ils n’en ont pas tenu compte, et ensuite, évidemment, sont venus les déceptions et les regrets. Il y a toujours des avertissements, personne ne peut dire qu’il n’en a pas reçu, mais on ne les prend pas en considération, parce qu’on est trop tenté, trop attiré. Ensuite il ne reste plus qu’à se lamenter : « Ah ! si j’avais su !. » Mais c’est trop tard. Alors, apprenez à écouter cette voix intérieure qui vous met en garde. »

« Avant de nous jeter contre un ennemi intérieur, un sentiment, une passion ou un désir qui nous tourmente (ce qui ne ferait que le renforcer), nous devons entrer en nous-même et chercher d’où cet ennemi prend ses forces. En remontant à la source, nous éveillons des puissances capables de le maîtriser. Voilà la méthode : grâce à cet effort de retour sur soi, on attire des secours du monde spirituel et l’ennemi finit par déposer les armes. »

« Cessez de vous révolter contre certaines privations que la destinée peut vous imposer. Au contraire, accueillez-les avec reconnaissance, car ce sont les meilleures conditions pour apprendre à alimenter en vous la vie intense de l’esprit. »

« Ne dites jamais que vous économisez en prévision des mauvais jours, parce que vous les attirez. Économisez plutôt en prévision des bons jours. »

« Ce sur quoi il vaut la peine de travailler, c’est l’idée de fraternité universelle. Si vous aimez cette idée, si vous lui êtes fidèle, si vous la nourrissez, si vous concentrez toute votre volonté à sa réalisation, cette idée, qui est de l’or véritable, comblera pour toujours votre coeur et votre âme. »

« Voici quelqu’un qui décide de mettre de l’ordre et de la discipline dans sa vie. Il pense qu’il a besoin d’un Maître et il se dit : « Je veux rencontrer un grand Maître, le plus grand Maître. Ce n’est qu’à cette condition que j’accepterai d’embrasser la vie spirituelle. » Et il part dans l’Inde ou ailleurs à la recherche de ce Maître exceptionnel.
Je ne veux empêcher personne de chercher le plus grand Maître, mais il y a tout de même certaines choses que cet ignorant et ce prétentieux doit connaître. S’il n’a pas déjà travaillé intérieurement à acquérir une compréhension de ce qu’est un Maître spirituel, comment le considérer, comment apprécier ce qu’il enseigne et comment l’appliquer, il est préférable pour lui de ne pas rencontrer un grand Maître. Pourquoi ? Parce qu’il ne réussira qu’à se heurter à lui, il sera pris dans toutes sortes de contradictions et il restera aussi faible et ignorant qu’avant. Ne vous préoccupez donc pas de savoir si un Maître est plus grand ou moins grand, mais seulement de la façon dont vous allez comprendre son enseignement. »

« Servir Dieu. Cette idée ne sera correctement comprise et acceptée que si l’être humain prend conscience que la Divinité qu’il doit servir habite dans son âme. Plus il se consacre à elle, plus il s’approche d’elle et entre en communication avec elle. Grâce à son travail, il parvient à dissoudre les scories accumulées en lui par ses pensées, ses sentiments, ses désirs inférieurs. Ainsi, il découvre peu à peu la quintessence de son être qui est la quintessence de Dieu Lui-même. »

« L’être humain est imparfait et il commet chaque jour des fautes. Mais même graves, ces fautes ne doivent pas envahir sa conscience, cela ne servira à rien. Que pendant un moment il en ressente du remords, de la honte, c’est une bonne chose, car on ne peut pas se corriger si on ne commence pas par se rendre compte qu’on a eu tort d’agir comme on l’a fait, et le regretter.
Mais le remords ne doit servir qu’à prendre la décision de ne plus recommencer les mêmes erreurs. Ensuite, il est inutile et même nuisible. Ceux qui reviennent sans cesse sur leurs fautes et se laissent écraser par le remords remuent la lie de leur subconscient et attirent des forces négatives. Non seulement ils se font ainsi beaucoup de mal, mais cette attitude ne plaît pas au Seigneur. Car le Seigneur a créé les humains pour qu’ils vivent comme Lui dans la beauté, la joie et la plénitude. »

« Ceux qui sont décidés à servir Dieu dans leur prochain révèlent qu’ils sont capables de prendre leur envol. Leurs problèmes personnels, familiaux, sociaux, ils les ont réglés et dépassés, ils sont libres de penser plus loin et plus haut. Ils se sentent membres de la famille universelle, et c’est en travaillant pour cette famille universelle que leur âme se dilate dans l’espace et trouve sa nourriture. »

« Il peut arriver que vous vous sentiez poursuivi par des images qui vous alourdissent, vous troublent. Ne vous laissez pas envahir, éloignez-les et remplacez-les par des images qui vous redonnent la joie, le courage et l’espoir. Pour comprendre l’importance des images, vous devez bien vous pénétrer du fait qu’elles possèdent une vie, des pouvoirs, et donc que certaines attirent la foudre, et d’autres font venir sur vous toutes les bénédictions du Ciel.
Chacun de vous doit chercher à former en lui-même des images qui l’arrachent à l’obscurité et aux pesanteurs terrestres ; et lorsque vous n’y arrivez pas, aidez-vous de la contemplation de tableaux, d’images peintes. Dans les temples, les églises, les images saintes n’ont pas d’autre fonction que d’aider le croyant à créer en lui un état grâce auquel il deviendra un récepteur, mais aussi un émetteur des énergies divines. »

« Tous ces moralistes qui ont condamné chez les femmes le désir d’être belles, n’ont pas compris que c’est la tâche de la femme, de la mère, de faire descendre la beauté sur la terre. Les hommes ne pensent pas beaucoup à cultiver la beauté, ils ont d’autres préoccupations. Les femmes ont donc raison de chercher la beauté, afin de pouvoir la transmettre à leurs enfants. Il faut seulement qu’elles comprennent où et comment chercher la vraie beauté, la beauté spirituelle, afin qu’à travers leurs enfants elles fassent un jour descendre le Ciel sur la terre. »

« Périodiquement, le Ciel envoie des Initiés, des sages, des grands Maîtres, pour changer les formes des religions, mais seulement les formes, jamais les principes. Les principes sont immuables, ce sont les mêmes que l’on trouve dans toutes les grandes religions de l’humanité : l’amour, la sagesse, la vérité, la liberté, le sacrifice. Ces principes sont inchangeables et seront valables pour l’éternité. »

« Ne pas se contenter de ce qu’ils possèdent est, pour les humains, un grand facteur d’évolution, car pour faire sans cesse des acquisitions nouvelles, ils doivent mettre en oeuvre différentes facultés : la curiosité, l’intelligence, la ténacité, le goût du travail. Il faut le reconnaître, c’est l’exercice de ces facultés qui est à l’origine des plus grands progrès.
Mais ces facultés, il ne suffit pas de les concentrer sur des acquisitions matérielles, car cela ne nous aide pas vraiment à résoudre les problèmes psychiques, moraux que nous rencontrons dans la vie quotidienne. En nous comme à l’extérieur de nous, nous sommes continuellement exposés aux attaques de forces hostiles. Alors, comment ne pas être désagrégé ? En nous réfugiant intérieurement dans un monde où ces forces n’ont plus prise sur nous. Aucun lieu, aucune situation, aucune gloire dans le monde ne peut nous protéger tant qu’une partie de nous reste attachée trop bas, dans la matière. C’est donc au monde spirituel aussi que nous devons appliquer notre curiosité, notre intelligence, notre ténacité et notre goût du travail. »

« Si vous arrivez à ne plus dépendre de la présence physique de ceux que vous aimez, vous conserverez pour toujours votre amour et votre joie. Vous ne serez plus soumis aux circonstances, parce que vous vivrez dans le seul monde véritablement réel : votre monde intérieur avec lequel vous ne faites qu’un. Dès que vous sortez de votre monde intérieur, vous sentez que les êtres et les choses vous échappent, vous êtes à la merci des événements.
Savez-vous combien de temps l’être que vous aimez restera près de vous ? Non, peut-être qu’un jour il s’en ira. Alors, efforcez-vous de placer votre conscience dans les régions élevées où les circonstances n’ont aucun pouvoir sur vous, là où le soleil de l’amour ne se couche jamais. Élancez-vous dans la lumière de cet éternel soleil. Aussi longtemps que ceux que vous aimez sont au-dedans de vous, aucune force au monde ne pourra vous les enlever. »

« J’ai toujours des maux de tête, me dit quelqu’un, qu’est-ce que je peux faire ? » Et je lui réponds : « C’est simple, changez de tête, mettez-en une autre à la place. » Il me regarde stupéfait et se demande si je me moque de lui. Non, je parle sérieusement : il faut qu’il change de tête, c’est-à-dire qu’il modifie ses idées et ses pensées, et sa tête ira mieux. Un autre vient se plaindre qu’il ne sait plus où il en est : celui-là est en train de perdre sa tête. Il a évidemment toujours sa tête physique sur ses épaules, mais c’est sa tête spirituelle qu’il a égarée quelque part, ce principe qui pense, qui raisonne, qui équilibre tout en lui. Et à lui je conseille de partir à la recherche de cette tête.
Celui qui a mal à la tête comme celui qui a perdu la tête, ne doivent pas accepter cette situation sans réagir. Et pour les deux il n’y a qu’une solution : apprendre à mieux penser. »

« Comme la nutrition, la respiration nous met en contact avec la vie universelle. Mais pour que cette relation soit complète, riche, nous devons en être conscients et l’accompagner d’un travail de la pensée.
Voici un exercice : en expirant l’air, pensez que vous arrivez à vous étendre jusqu’à toucher les confins de l’univers. Puis, en inspirant, sentez que vous revenez vers vous, vers votre ego qui est comme un point imperceptible, le centre d’un cercle infini. De nouveau, vous vous dilatez, de nouveau vous revenez vers le centre. Vous découvrirez ainsi ce mouvement de flux et de reflux qui est la clé de tous les rythmes de l’univers. En vous efforçant de rendre conscient en vous ce mouvement de flux et de reflux, vous entrez dans l’harmonie cosmique, et il se fait un échange entre l’univers et vous : en inspirant vous recevez des éléments de l’espace, et en expirant vous projetez en retour quelque chose de votre c’ur et de votre âme. Celui qui sait s’harmoniser avec la respiration cosmique entre dans la conscience divine. »

« Pour être gai il faut être libre, et pour être libre il faut cesser d’accumuler des fardeaux sur ses épaules. À la gaieté s’associe l’idée de légèreté. Et qu’est-ce qui nous rend léger ? L’amour. L’amour réchauffe et dilate notre coeur et alors, comme un ballon qui s’élève dans l’atmosphère, nous devenons légers, c’est-à-dire gais, joyeux. La gaieté est une des expressions les plus poétiques de l’amour. Lorsque vous aimez quelqu’un, il suffit que vous entendiez prononcer son nom ou que vous l’aperceviez de loin pour que cela vous rende gai et que votre âme commence à chanter.
Vous direz que si cette personne que vous aimez ne vous aime pas, l’apercevoir de loin ou entendre son nom ne peut que vous faire souffrir. C’est vrai, mais alors c’est que l’amour que vous ressentez pour elle n’est pas encore le véritable amour. Le véritable amour se suffit à lui-même, il n’attend rien. Et comme il n’attend rien, il vous donne tout. »

« Spontanément, les jeunes enfants ont l’intuition que le monde qui les entoure est vivant : les pierres, les plantes, les animaux leur parlent, et ils leur parlent aussi. Mais quand ils racontent aux adultes ce qu’ils voient ou entendent, ils sentent bien que ceux-ci ne les prennent pas au sérieux : ils sourient, se moquent d’eux. Et même s’ils ne se moquent pas tellement, leur attitude matérialiste finit par déteindre sur les enfants, et à partir de ce moment-là, on peut dire qu’ils ont vraiment perdu l’essentiel pour tout le reste de leur existence. Oui, l’essentiel. Car c’est une très grande erreur de s’imaginer que les humains sont les seuls êtres réellement vivants et intelligents dans un univers privé d’âme et de langage.
Toute la nature est vivante et intelligente, elle est peuplée d’innombrables créatures vivantes et intelligentes, certaines même bien plus intelligentes que les humains. »

« Efforcez-vous de ne pas passer une seule journée sans vous concentrer sur le Principe divin afin de l’attirer à vous ; et ne relâchez pas votre effort jusqu’à ce que vous sentiez qu’il fait de vous sa demeure. En réalité, le Principe divin est déjà en vous, il fait partie de l’essence de votre être, mais des murs et des murs vous séparent de Lui, des couches d’impuretés que vous avez vous-même formées par vos pensées et vos sentiments égocentriques, désordonnés. Toutes ces couches d’impuretés sont autant d’obstacles qui empêchent l’amour de Dieu et ses bénédictions d’arriver jusqu’à votre conscience, et qui empêchent votre conscience de s’élever jusqu’à Lui.
Jésus dit dans les Évangiles : « Celui qui accomplit mes commandements, mon Père et moi viendrons établir en lui notre demeure. » C’est seulement quand vous vous déciderez à vous soumettre aux règles du Principe divin, à agir selon sa volonté, que vous le sentirez vivre et se manifester en vous. »

« Il ne faut pas se leurrer : souvent ce sont les vices des humains qui déterminent leur philosophie. Même s’ils justifient leur point de vue par des raisonnements apparemment objectifs, en réalité, ce sont leurs besoins les moins nobles qui les poussent à adopter une certaine conception de la vie. Qu’ils aient des aspirations plus élevées et leurs points de vue seront meilleurs. »

« La vie telle que chacun la voit est en grande partie le reflet de ce qu’il est lui-même. S’il pense qu’elle est belle, c’est qu’il porte la beauté en lui ; et s’il pense qu’elle n’a aucun sens, c’est qu’il est ignorant et borné.
Suivant les personnes, la vie prend des expressions tellement différentes ! Mais la vérité, c’est que pour la majorité d’entre elles, elle reste une inconnue. Combien de fois on entend dire : « Eh oui, mon vieux, qu’est-ce que tu veux, c’est la vie ! » Un homme est malade, malheureux, ruiné, trompé par sa femme, et il dit : « C’est la vie ! » Pour tout ce qui est négatif, on dit : « C’est la vie ». Mais de quelle vie parle-t-on ? Il y a des vies et des vies. Il y a la vie du crapaud, du sanglier, du crocodile, ou alors la vie de la colombe, la vie de l’ange, la vie de Dieu. Celui qui se prononce sur la vie ne peut le faire qu’à son niveau. La vie dans toute son ampleur, sa grandeur, son immensité, qui peut prétendre la connaître ? »

« Pour pouvoir venir dans la prochaine incarnation avec ce besoin de vivre la vie de l’esprit, dès aujourd’hui faites au moins l’effort d’en comprendre les bienfaits. Même si vous n’en avez pas tellement le goût, commencez à préparer le terrain. Quand vous reviendrez, votre travail sera facilité parce que vous aurez déjà semé quelques graines. »

« Quand vous vous préparez à prier, à méditer, à contempler le lever du soleil, dites-vous : « Je suis avec la pureté, je suis avec la lumière, je suis avec mon bien-aimé, le Seigneur, je suis avec ma bien-aimée, la Mère divine, rien d’autre ne doit compter que ce moment où je peux communier avec eux. » Laissez vos sacs, vos fardeaux, présentez-vous léger, dégagé devant la Divinité et les splendeurs de la nature. C’est ainsi que vous trouverez la solution à beaucoup de vos problèmes intérieurs, à des situations que vous croyiez jusqu’à maintenant inextricables.
Pour voir, pour comprendre, pour sentir, il faut être là, présent. Prenez exemple sur les hommes et les femmes qui vivent un grand amour : quand ils sont ensemble, ils sont capables de tout oublier. Ils plongent leurs yeux dans les yeux de l’autre, et quand ils veulent décrire ce qu’ils ont vu, ils ne parlent que de lumière et d’immensité. »

« Un Enseignement spirituel ne peut aider que les êtres qui ont déjà fait tout un travail intérieur de préparation. Pour les autres, c’est exactement comme si vous expliquiez à un chat qu’il ne doit plus manger de souris ; il vous écoute, il fait : « Miaou ! » c’est-à-dire : d’accord, promis, j’ai compris. Mais, soudain, on entend un petit bruit là-bas : c’est une souris qui passe et voilà le chat qui vous plaque pour se jeter sur la souris. Pourtant, il vous avait écouté attentivement, il vous avait même fait une promesse. Maintenant il revient en se léchant les babines et il fait encore : « Miaou ! » c’est-à-dire (traduction littérale) c’est plus fort que moi, j’ai besoin de manger des souris, je ne peux pas changer ma nature de chat du jour au lendemain.
Donc, tant que l’homme est un chat ou un autre animal, vous aurez beau le prêcher, cela ne servira pas à grand-chose. Tandis que ceux qui sont prêts, à peine quelques mots, aussitôt ils comprennent et travaillent pour le bien. Alors, avant de vouloir convaincre tout le monde autour de vous des vérités de la Science initiatique, étudiez d’abord à qui vous avez affaire. »

« Vous aspirez à rencontrer l’infiniment grand, à vous lier à lui ? Commencez par toucher l’infiniment petit. Cela signifie que, pour atteindre Dieu, vous devez commencer par vous concentrer sur les cellules de votre corps. Si vous pensez chaque jour à vos cellules, comment les purifier, les fortifier, les illuminer, peu à peu vous sentirez que vous commencez à toucher la Divinité qui est Elle-même pureté, force, lumière.
Un jour, après avoir essayé de méditer, sans succès, sur la grandeur infinie de Dieu, un disciple alla interroger son Maître. Et le Maître répondit : « Dieu est grand parce qu’il s’occupe des plus petites choses. » Cela signifie aussi que tous ceux qui ne veulent pas s’occuper des êtres les plus humbles dans la vie, les pauvres, les malheureux, les ignorants, ne seront jamais grands. Lorsque Jésus visitait les pauvres, les malades, les prostituées, ou prenait les enfants dans ses bras, il montrait qu’il connaissait cette loi. Tous ceux qui ne veulent fréquenter que les riches, les savants, les puissants, et refusent de rencontrer les humbles, ne connaîtront jamais la grandeur de Dieu. »

« Les humains sont tellement naïfs ! Pendant des années ils ont vécu déraisonnablement, et quand ils décident de prendre une autre orientation, ils s’imaginent qu’il leur suffira de quelques jours pour tout changer. Quoi qu’ils s’imaginent, malheureusement, c’est impossible. De même qu’il leur a fallu beaucoup de temps pour se détruire, il leur faudra aussi beaucoup de temps pour se rétablir complètement. Mais dès l’instant où on se décide à faire des efforts, déjà on commence à sentir une amélioration. »

« Il ne suffit pas de s’abandonner à une vague impulsion mystique pour attirer la Divinité. Lorsqu’on s’abandonne, on est passif, et il n’est pas sûr alors que ce soit la Divinité que l’on reçoive, mais plutôt des esprits ténébreux qui, voyant là un ignorant sans protection et ouvert à tous les vents, se réjouissent de trouver un endroit où s’installer.
Quoi que vous vouliez entreprendre, il faut commencer par préparer les conditions. Quand vous devez verser un liquide, du lait par exemple, dans un récipient, vous veillez à ce qu’il soit propre ; et s’il est sale, vous le lavez. Et vous-même, si vous ressemblez à un récipient sale, croyez-vous que le Saint-Esprit viendra faire en vous sa demeure ? Ce qui viendra, ce sont des entités ténébreuses, impures, parce qu’elles sont attirées par la nourriture qui est là en vous sous forme de passions, d’instincts mal maîtrisés. Bien sûr, le Saint-Esprit peut venir, mais seulement le jour où vous lui aurez préparé, à force de travail, un habitacle acceptable pour lui. »

« Vous avez vu des gens ivres : les zigzags de leur démarche se retrouvent dans leur humeur qui passe d’un extrême à l’autre. Ils rient puis ils pleurent ; ils ont l’air béat, puis furieux ; ils s’endorment sous la table ou cassent tout. Mais en réalité, le vin n’est pas le seul à provoquer l’ivresse, il y a des pensées et des sentiments qui ressemblent au vin : la jalousie, la colère, les désirs sensuels, etc. Ceux qui sont sous l’emprise de ces vins-là s’égarent dans les brumes et les vapeurs du monde astral, leur démarche et leur jugement sont chancelants.
Mais il existe aussi une ivresse divine :l’extase. Et cette ivresse-là, au contraire, donne la vision claire, elle illumine la conscience. Il n’est pas interdit de s’enivrer, c’est Dieu qui a mis ce besoin dans l’homme. Mais il doit rechercher l’ivresse en haut, dans la beauté, dans la lumière, en buvant l’eau pure qui jaillit au sommet des montagnes spirituelles. Buvez de cette eau et vous connaîtrez un merveilleux enivrement qui vous donnera l’équilibre, la force et la clarté. »

« L’Initié travaille longtemps à faire de son corps l’habitacle de la lumière. Et alors, comme le soleil qui projette ses rayons dans l’espace, par ses vibrations, ses émanations, ses regards, ses paroles, ses gestes, il projette la lumière autour de lui. Sans même qu’il le veuille ou qu’il en soit conscient, ce rayonnement naturel, spontané, qui est celui de son être profond, embrasse toutes les créatures ; bonnes ou mauvaises, elles le reçoivent autant qu’il est en leur pouvoir.
Dans leurs tableaux, certains peintres ont représenté le Christ entouré de rayons, ce qui signifie que par sa conscience, il est présent et il agit dans toutes les régions de l’univers. Le Christ, principe cosmique, projette sa lumière partout et totalement. Il ne laisse aucune place à l’obscurité. »

« Tant que les humains ne sauront pas vivre dans l’amour, il y aura des religions avec leurs préceptes et leurs lois, mais elles ne suffiront pas pour les amener vers Dieu. Quand l’amour viendra, les humains n’auront plus besoin de religion, ou plutôt, dans la mesure où ils seront parvenus à l’intérioriser, la religion se manifestera à travers eux sous forme de bonté, de rayonnement, de sacrifice, de douceur et de lumière. C’est parce que l’amour a quitté l’humanité qu’on a dû instaurer la religion pour y suppléer. Mais que revienne l’amour, et la religion s’effacera, parce qu’elle sera entrée à nouveau dans le coeur de l’homme. »

« Jésus disait : « Celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais », et par son enseignement, par son exemple, c’est à tous les hommes qu’il a ouvert le chemin, pour qu’ils deviennent comme lui, qu’ils agissent comme lui et qu’ils puissent dire aussi un jour comme lui : « Mon Père et moi nous sommes un. »
Si, en lisant les Évangiles, vous n’avez pas conscience de ce qui vous unit à Jésus, de ce que vous avez de commun avec lui, d’identique à lui, c’est que vous avez laissé toutes sortes d’éléments obscurs recouvrir votre nature divine, alors, évidemment, vous ne pouvez plus la reconnaître. Mais si vous travaillez avec l’amour et la sagesse pour purifier vos pensées, vos sentiments et vos actes, vous sentirez peu à peu votre nature divine s’éveiller. Oui, vous devez arriver à cet état de conscience où vous sentez que vous n’êtes plus séparé du Seigneur, que vous êtes un avec Lui. »

« Si je vous rencontre là, maintenant, et que je vous demande : « À quoi pensez-vous ? » êtes-vous sûr de pouvoir répondre ? Non. Et bien, c’est ainsi que vous laissez n’importe qui et n’importe quoi pénétrer en vous : des courants obscurs, des influences nocives. Comme aux frontières où les douaniers se seraient endormis. Alors réveillez-les, sinon votre territoire va être envahi par des malfaiteurs, des produits illicites ou dangereux.
Sans la vigilance, aucune acquisition spirituelle durable n’est possible. La vigilance dans la pensée, dans le sentiment et dans la volonté représente cette frontière qui permet de tenir les indésirables à distance. C’est pourquoi la vigilance est nécessaire non seulement avant, mais pendant chaque action. »

« La prière est la possibilité donnée à l’homme d’avoir accès à une autre dimension, à un autre ordre des choses. Évidemment, à l’extérieur rien n’est changé pour lui : s’il fait froid, il grelotte ; et s’il est malade, il est possible qu’il le reste. C’est dans son coeur, dans son âme que la prière produit de grandes transformations.
Un homme va mourir même s’il est seul, abandonné, dans la misère, l’élan de son âme vers Dieu le projette dans un monde de paix, de lumière, de joie. Alors que, dans les mêmes conditions, celui qui ne prie pas, qui ne sait pas prier, nourrira dans son coeur des sentiments de révolte, de haine, et ces sentiments créent de mauvaises conditions pour son existence dans l’au-delà ainsi que pour sa prochaine incarnation. Si la religion essaie de convaincre les mourants de rétablir le contact avec Dieu, de se confier à Lui, c’est que même s’ils ont été de grands pécheurs, la prière sincère qu’ils font à la dernière minute leur permet d’entrer dans un autre état de conscience qui leur ouvre la voie du salut. »

« Pourquoi est-il si difficile parfois d’expliquer le comportement de certaines personnes ? Parce qu’on ne tient pas suffisamment compte du fait qu’un être humain est la somme de toutes les créatures qu’il porte en lui et dont il ignore le plus souvent qui elles sont et ce qu’elles veulent réaliser à travers lui. »

« Combien de gens se vantent de dire la vérité alors que souvent ils feraient mieux de se taire ! Voici, par exemple, un homme qui confie à un ami les doutes que lui inspire l’attitude de sa femme : ne lui est-elle pas infidèle ? Et l’ami, qui sait ce qu’il en est, croit de son devoir de dire la vérité : il lui confirme qu’en effet sa femme le trompe. Résultat : le mari, malade de jalousie, va surprendre sa femme et son amant, les tue d’une balle de revolver, puis, désespéré, se fait sauter la cervelle. Vous trouverez que c’est une façon un peu simpliste de présenter les choses, mais pas tellement. Regardez tout le mal que font les humains sous prétexte de dire la vérité !
La vérité est une excellente chose, mais à condition que l’on consulte d’abord la sagesse pour savoir comment, quand et à qui on peut la dire. Sinon, rien n’est plus catastrophique que la vérité lorsque la sagesse n’est pas là pour doser, pour orienter, et l’amour aussi, bien sûr. Car les trois se tiennent et doivent toujours marcher ensemble : l’amour, la sagesse et la vérité. »

« Beaucoup de gens s’imaginent que pour vouloir consacrer sa vie à aider les humains, il faut être naïf, utopiste et ne pas voir leurs défauts. Pas du tout, et je peux même vous dire qu’un sage, un Maître spirituel voit mieux que n’importe qui combien ils peuvent être faibles, égoïstes, hypocrites, infidèles, etc. Mais il ne s’arrête pas là, parce qu’il sait aussi qu’on ne peut pas aider les êtres en ayant les yeux fixés sur leurs défauts et leurs vices. Avec cette attitude, on les aggrave même.
Un Maître spirituel sait que les hommes et les femmes sont fils et filles de Dieu, il s’arrête sur cette pensée, il aborde tous les êtres avec cette pensée. Il fait là un travail créateur, car il aide tous ceux qu’il rencontre à développer les qualités qu’ils ont aussi. Et lui-même, dans cette attitude, puise la force, la joie. Alors, et vous, pourquoi ne feriez-vous pas de même ? La meilleure façon d’agir avec les autres, c’est de chercher à découvrir leurs qualités, leurs vertus, leurs richesses, et se concentrer sur elles pour les aider à les développer. »

« L’honnêteté, la bonté, la générosité, la patience, la paix, l’harmonie. Voilà les valeurs qui seront les plus estimées dans l’avenir. Celui qui ne saura pas manifester ces vertus sera considéré comme inutile et même nuisible. On donnera des diplômes à ceux qui, par leur comportement, travaillent pour la fraternité entre tous les hommes, tandis que ceux qui se contentent de devenir des encyclopédies ne seront pas admis. Car pour amener le Royaume de Dieu sur la terre, c’est de caractères forts qu’on a besoin, non de bureaux de renseignements.
Les véritables diplômes sont donnés par la nature elle-même et par elle seule. Si, rien qu’en posant votre main sur l’épaule d’une personne qui est troublée, angoissée, vous parvenez à l’apaiser, c’est la preuve que vous avez reçu le diplôme ; le Ciel vous l’a donné. Car les vrais diplômes ne sont pas des papiers ; ils sont imprimés sur votre visage, sur votre corps, dans tout votre être. Si vous ne portez pas sur vous un diplôme vivant, fait d’émanations puissantes et lumineuses, vous aurez beau avoir tous les diplômes de la terre, aux yeux de la nature vous ne serez rien. »

« Les ondes produites par nos pensées, nos sentiments et nos actes se propagent et nous devons en tenir compte pour faire en sorte que nos pensées, nos sentiments et nos actes ne produisent que des ondes bénéfiques. »

« Un Maître spirituel ne se préoccupe donc pas de prouver l’existence de Dieu ni, au-delà de notre monde physique, l’existence d’un monde que nous ne voyons pas. Il fait de l’existence de Dieu et du monde invisible la base implicite de son travail, c’est là-dessus qu’il construit. Lorsqu’il doit s’adresser à ses disciples, il ne se demande pas s’ils ont ou non la foi. Et c’est parce qu’il agit ainsi, qu’un jour Dieu ne sera plus un sujet de doute ou d’interrogation pour eux, et ils entreront en communication avec les réalités du monde invisible. »

« Un véritable Initié, justement, est un être qui s’est exercé toute sa vie à discerner si ses impulsions lui viennent de son moi inférieur ou de son Moi supérieur. Vous direz : « Seulement ça ? » Oui, mais tout dépend de ce discernement ! Tant qu’on ne travaille pas pour l’acquérir, on reste faible, chétif et malheureux. »

« Parce qu’ils sont habitués à tout attendre du monde extérieur, que ce soit des êtres ou des choses, les humains ont toujours besoin de recevoir… Et même de prendre, car lorsqu’ils ne reçoivent pas ce qu’ils attendent, ils cherchent à l’obtenir par tous les moyens, même les plus illicites. Et voilà le mauvais côté de cette habitude de tout attendre de l’extérieur. Celui qui arrive à sentir qu’il possède tout en lui-même se trouve tellement riche qu’il éprouve le besoin de donner aux autres quelques-uns de ces trésors qu’il ne peut plus contenir.
Apprenez donc à chercher la richesse en vous-même. Au début, peut-être, vous ne trouverez pas grand-chose, mais peu à peu vous serez ébloui par l’abondance, la beauté de ce que vous arriverez à découvrir. Vous ne penserez plus alors qu’à le partager avec les autres, et en ayant ce besoin de toujours donner vous vous approcherez de la Divinité. »
« Une des fonctions de la main est de nous permettre d’entrer en contact avec les êtres. Lorsque nous rencontrons des personnes de notre connaissance ou même des inconnus, nous leur adressons un salut ou nous leur donnons une poignée de main. Mais la main n’est pas seulement un moyen d’entrer en relation avec les êtres humains, grâce à elle nous pouvons entrer aussi en relation avec la nature.
Quand vous ouvrez votre fenêtre ou votre porte, le matin, habituez-vous à donner un salut au ciel, au soleil, aux arbres… Dites bonjour à toute la création. Vous demanderez : « Mais c’est utile ? Ça sert à quelque chose ? » Oui, ça sert à commencer la journée par un acte essentiel : vous vous liez aux sources de la vie. En réponse à votre salut, la nature entière s’ouvrira aussi à vous, elle vous enverra des énergies pour toute cette journée qui commence, et vous vous sentirez plus vivant. »

« La véritable puissance n’est pas fondée sur la force, mais sur l’unité, sur l’harmonie. Ne perdez jamais cette vérité de vue. Pensez à cette famille que vous devez former malgré tout ce qui pourrait vous séparer.
Le caractère, le degré d’évolution, la race, la religion, le milieu social, la profession… quand vous vous rencontrez, laissez tous ces détails de côté, ils n’ont qu’une importance secondaire. En tout cas ils ne jouent aucun rôle dans la vie spirituelle. Renforcez seulement dans vos cœurs la conviction que, malgré toutes vos différences, vous êtes des frères et des sœurs qui se réunissent pour faire un travail en commun : prier, méditer, chanter dans le but d’éveiller les consciences sur toute la terre. C’est à ce moment-là que vous représentez une puissance bénéfique. »

« Pour que des éléments tiennent ensemble il faut qu’une pensée, une force ou une entité en assure la cohésion, sinon ils s’éparpillent. Donc, pour qu’un être soit vivant, il faut qu’il y ait quelque part un point, un centre qui maintienne ensemble toutes les cellules de son corps, et c’est ce point, ce centre qu’on appelle l’esprit. Au moment où l’esprit quitte le corps, il n’y a plus aucune cohésion entre les particules, et l’organisme se désagrège. C’est une loi que l’on observe dans tous les domaines : mécanique, astronomique, physique, chimique, biologique, psychologique.
Celui qui comprend cette loi s’efforce de fonder sa vie sur un point unique, une idée fondamentale : il n’entretient plus dans sa tête et dans son cœur des éléments hétéroclites et même contradictoires qui finissent par se combattre entre eux, mais seulement une pensée, une idée divine autour de laquelle tout le reste vient se rassembler. À ce moment-là les puissances endormies en lui commencent à se réveiller et viennent le soutenir. »

« Faire la volonté de Dieu, ce n’est pas seulement obéir à une autorité supérieure, c’est aussi accomplir un acte magique. Oui, car au moment où vous vous mettez au service du Seigneur, tout votre être est occupé, réservé, il est fermé aux autres influences. Alors, toutes les volontés contraires qui s’efforcent de le séduire pour se servir de lui, en sont empêchées : il est engagé ailleurs.

« Le meilleur remède à la peur, c’est l’amour. Si vous aimez, la peur disparaît… Le savoir aussi peut être un remède, mais il n’est pas aussi efficace, parce que la peur est un instinct et que le savoir n’appartient pas au domaine de l’instinct. Or, ce n’est ni par la raison, ni par le savoir, ni par les explications qu’on peut vaincre et dominer un instinct, mais par un autre instinct. Et, d’une certaine façon, l’amour est aussi un instinct, puisqu’il est une impulsion incontrôlable.
Il arrive parfois que la raison maîtrise la peur, mais le résultat n’est ni durable ni sûr. Tandis que si vous touchez le cœur de quelqu’un, il se jettera dans le feu pour vous. Si une jeune fille voit un inconnu en danger, elle hésitera peut-être à le sauver, mais s’il s’agit de son bien-aimé, elle est prête à tout. Le disciple doit donc augmenter l’amour en lui-même pour vaincre la peur. »

« Chaque matin, au réveil, est-ce que vous êtes tout de suite conscient que vous êtes privilégié ? Vous avez des bras, des jambes, des mains, une bouche, des oreilles, des yeux… Supposez qu’un matin en vous réveillant vous constatiez que vous ne pouvez plus voir, ni entendre, ni remuer un membre… Ça peut arriver (et il peut aussi arriver de ne pas se réveiller du tout !)… Mais chaque matin vous vous réveillez avec toutes vos facultés, et vous n’en avez même pas conscience, vous n’êtes pas reconnaissant. Vous avez des trésors, vous avez des possibilités extraordinaires, et parce qu’il vous manque quelques sous ou que vous n’avez pas remporté les succès que vous espériez, vous êtes toujours là à vous plaindre, à vous révolter et à vous rendre malheureux. Réfléchissez un peu et vous allez mesurer cette ingratitude, ce manque d’intelligence.
Apprenez à remercier chaque jour. Dès le matin, quand vous vous réveillez et que vous constatez que vous êtes là, intact, avec toutes vos facultés, prêt à commencer une nouvelle journée, remerciez, et vous vous sentirez bienheureux… »

 

Les pensées spirituelles de Omraam Mikhael Aivanhov

Les pensées spirituelles de Omraam Mikhael Aivanhov  dans LES PENSEES SPIRITUELLES DU SAGE BULGARE OMRAAM MICKAEL AIVANHOV*** avanho1 

« Mon désir est de vous expliquer le plus simplement possible de grandes vérités, sur lesquelles l’homme peut baser son existence, grâce auxquelles il peut améliorer sa vie… » J’ai le même désir.

« Il regardait avec un sentiment de don intérieur total qui n’appartient qu’aux Saints et aux Maîtres.
En voyant agir frère Mikhaël, on avait l’impression que son unique tâche était d’offrir ce don divin d’amour à tous, sans aucune restriction, jeunes ou vieux, beaux ou laids, pauvres ou riches. »

« Quand il entrait dans la salle de conférences, face à ses auditeurs, il y avait autour de lui une aura indescriptible. Certains jours, il était habité d’une présence mystérieuse : parfaitement immobile, les yeux fermés, il parlait de façon sobre et concise ; à d’autres moments, il s’exprimait avec une grande force, comme un prophète chargé de secouer ses contemporains afin de les faire sortir de leurs ornières. Mais la plupart du temps, il parlait comme un père parle à ses enfants, le plus simplement du monde. Il savait rire franchement avec une spontanéité qui témoignait d’une profonde joie de vivre.»

« Sur le plan matériel, il est une volonté qui sait ne jamais agir contre les autres. Il est une âme épurée, empli d’un amour sacré et impersonnel. Il est une intelligence reconnue par tous ses auditeurs comme étant particulièrement lumineuse et pénétrante, possédant d’extraordinaires pouvoirs d’analyse et de synthèse. Ce qui est plus encore, il pense ce qui est divin, il le sent et il l’exécute. « 

Voici une de nos conversations

« Je suis à l’écoute. Je suis un grand maître par rapport à toi. Je souhaiterai que les gens m’appellent pour les aider ou les soigner mais ils ne le font pas. Je serai très heureux de vous venir en aide et de donner mes forces à ceux qui en ont vraiment besoin. J’ai fait plusieurs guérisons de mon temps qui me remplissaient de joie intérieurement. Je suis performant pour presque tout.

J’étais tout à fait télépathe avec mon guide de l’au-delà, qui était un maître. J’étais venu pour écrire, pour que les gens sachent que tant de choses existaient.

La fraternité blanche universelle? Projet très utopiste!.

Lors de mon illumination, c’est ma mère et un de mes frères qui était mort très jeune que j’ai vu. J’étais alors sûr de l’au-delà. Je suis ensuite resté dans une grande beauté intérieure plus de 5 ans.

Ce fût un grand bonheur pour moi de retrouver Peter Deunov car nous avions été 2 fois frères dans 2 vies, on était de mêmes ondes et on était sûrs de nos recherches. Ce sont les meilleurs moments de ma vie.

J’ai fait 4 ans de prison et je ne l’ai pas accepté sachant que je ne souhaitais que le bonheur des gens et que je n’avais que bonté à donner.

J’ai passé plusieurs mois au pied de l’Himalaya avec des maîtres tibétains qui m’ont ouvert l’esprit, dans une grande transcendance. Je suis actuellement dans l’au-delà et je vais y rester encore 90 ans car je dois aider les humains. Je suis une vieille âme et j’irai ensuite en 5ème dimension.

Je vous demande de rester toujours dans la paix, dans le repos intérieur, de manière à ce que vous puissiez mieux analyser tout ce que vous pouvez contacter dans votre existence et de manière à faire passer cette paix dans le cerveau des autres et autour de vous. Etre serein agit sur les autres. J’étais tout à fait dans la paix et je traitais tout comme si chaque chose était possible, je traitais tout comme je voulais. De la paix découle le bonheur!. Tu m’as fait plaisir de m’appeler. »

Ses pensées

« Si vous êtes honnête, sincère, même les erreurs que vous commettez finiront un jour par compter comme des expériences qui auront contribué à votre enrichissement spirituel. »

« Il est naturel de regretter les fautes que l’on a commises, mais il ne faut pas s’y appesantir et se frapper continuellement la poitrine en pensant qu’on va attirer ainsi la miséricorde divine. Non, en réalité, par cette attitude on ne fait que recréer dans l’astral des clichés, des laideurs, des misères, toujours les mêmes, et on les nourrit.
Vous avez commis des erreurs et vous les regrettez ? Très bien, mais ne les ressassez pas. Une fois que vous avez compris en quoi vous avez mal agi et pourquoi, rappelez à votre mémoire les moments lumineux que vous avez certainement connus aussi, ces moments où vous vous êtes senti un enfant de Dieu, léger, heureux, rempli d’amour pour le monde entier. Vous rétablissez ainsi dans votre âme des conditions pour que les entités qui avaient participé à ces états de joie et de lumière reviennent vous visiter, et vous recevez à nouveau des forces et des bénédictions. »

« Seul le cœur peut remédier aux effets malfaisants de l’intellect. Si, face à l’intellect, le cœur ne prend pas la place qui doit être la sienne, ce sera la perte de l’humanité. Il y a eu dans le passé des cultures, des civilisations qui dépassaient la nôtre, et elles ont disparu à cause de la prépondérance donnée à l’intellect au détriment du cœur ; car l’intellect pousse toujours les humains sur le chemin de l’égoïsme, de la domination, de l’injustice, de l’asservissement des êtres et de la nature. Et si notre humanité continue sur ce chemin, si rien ne vient équilibrer les forces destructives qui se manifestent de plus en plus, elle aussi disparaîtra. »

« Vous voulez vous sentir libre ? Travaillez à ennoblir vos pensées et vos sentiments, car la véritable liberté est la liberté intérieure. Il est évidemment souhaitable d’être libre aussi de ses mouvements dans le plan physique, mais considérez que cette liberté-là est secondaire. La seule liberté à laquelle il vaut la peine d’aspirer est la liberté intérieure. Car à quoi cela vous servira-t-il de pouvoir aller librement où vous voulez, si vous transportez en vous des pensées et des sentiments qui vous empoisonnent, qui vous ligotent et qui finiront un jour par vous clouer au lit ? De quelle liberté peut-on parler à ce moment-là ?
Ne cherchez donc pas tellement la liberté physique, car c’est elle souvent qui donne toutes les possibilités de s’égarer et de tomber dans des pièges. Mais cherchez la sagesse, l’amour, la vérité, la justice, la bonté, car alors, où que vous soyez, quelles que soient les conditions, vous vous sentirez libre. »

« Pour combien de gens encore, dormir est uniquement considéré comme une fonction physiologique ! Ils sont fatigués et ils s’endorment. Exactement comme ils mangent parce qu’ils ont faim, sans prendre conscience que le sommeil, comme la nutrition et toutes les autres fonctions physiologiques, peut être vécu à un niveau plus élevé que le plan physique. Vous le vérifierez si, au moment de vous endormir, vous prenez l’habitude de vous préparer en disant : « Seigneur, pendant mon sommeil, je veux m’instruire. Accepte-moi dans ton école de l’amour, de la sagesse et de la vérité, afin que j’apprenne à donner un sens de plus en plus riche à mon existence. »
Le lendemain, au réveil, ouvrez les yeux consciemment et pendant quelques minutes, commencez par analyser votre état intérieur, les pensées et les sentiments qui vous viennent. Vous découvrirez que vous avez reçu une solution à un problème, des clartés sur une question qui vous préoccupe. Ne vous levez pas sans avoir fait cet examen. »

« Toutes les impuretés, toutes les tendances égoïstes, passionnelles, voilà la matière que nous devons brûler pour produire une lumière qui ne nous quittera jamais. »

« Ce n’est pas parce que les humains reconnaissent la valeur morale, spirituelle d’un être et décident de s’instruire auprès de lui qu’ils savent comment le considérer et trouver la bonne attitude à son égard. Ils sont encore tellement dominés par leurs partis pris, leurs désirs égoïstes, qu’ils s’attendent tout naturellement à ce que cet instructeur s’y conforme, et alors voilà les complications qui commencent. C’est pourquoi, le plus souvent, un sage choisit de se tenir à l’écart des agitations et des passions humaines.
Mais ce n’est pas la sagesse seule qui conseille un véritable Maître spirituel, il est aussi inspiré par l’amour. Il se dit : « Je vais m’attirer là des difficultés qui me retarderont dans mon propre travail, mais à quoi sert-il que j’avance seul ? Je ne peux pas laisser mes frères et sœurs dans les ténèbres, le doute, les angoisses… Je serai libre, bien sûr, mais je ne serai pas vraiment heureux si je ne contribue pas aussi à leur libération ». 

« Parce qu’ils ne trouvent pas d’emploi dans leur propre pays, combien de pères de famille partent travailler à l’étranger ! Là, ils restent des mois, des années même, et quand ils reviennent, ils sont heureux d’être arrivés à pourvoir aux besoins de leur femme et de leurs enfants. Mais il fallait qu’ils commencent par les quitter…
D’une certaine façon, le même phénomène se produit avec le spiritualiste. Il médite, il prie, il se lie au Ciel : on peut dire que lui aussi part à l’étranger ; avec cette différence que cela ne dure pas des mois et des années, son esprit ne s’éloigne de son corps physique que pour quelques instants. En restant trop lié au corps, l’esprit ne peut pas faire grand-chose pour lui, alors il part pour gagner de l’argent… disons plutôt pour recueillir de la lumière. À son retour, il rapporte cette lumière au corps et à ses habitants : il les éclaire, les vivifie, les purifie, les régénère. »

« La beauté exerce un tel pouvoir de fascination sur les humains qu’ils sont toujours tentés de s’approcher d’elle pour la toucher, la saisir, la posséder. Mais la beauté ne peut pas être possédée, car elle n’appartient pas par essence au monde physique ; c’est pourquoi si on tente seulement de l’effleurer, elle s’échappe. La beauté est un monde fait exclusivement pour les yeux ; elle n’est destinée ni à la bouche ni aux mains. Elle aime être regardée, mais elle ne supporte pas d’être touchée. Il faut donc être toujours très attentif lorsqu’on rencontre des êtres qui sont beaux. Celui qui n’a pas une bonne attitude peut chasser les entités célestes qui les habitent et qui leur donnent cette beauté. Et si ces entités s’éloignent, il souffrira, car il perdra cet élément impalpable qui embellissait aussi sa vie à lui.
Notre joie, notre inspiration dépendent donc du respect que nous manifestons envers la beauté. En apprenant chaque jour à la contempler, nous goûtons la vie véritable. »

« Les disciples d’un Maître spirituel ressemblent souvent à ces promeneurs qui, se trouvant au pied d’une montagne, se gardent bien d’en faire l’ascension. La montagne est là, c’est très bien, ils sont très contents, ils l’admirent, mais la montagne est ce qu’elle est, et eux restent ce qu’ils sont, en bas. De temps à autre, ils jettent un regard vers le sommet en souhaitant qu’il s’abaisse un peu jusqu’à eux, mais le sommet continue à s’élancer vers le ciel.
Dans cette image du sommet, on peut voir non seulement un Maître spirituel, mais aussi tous les êtres qui, dans le domaine qui est le leur, sont parvenus à une vision supérieure des choses. Ils ne doivent jamais descendre des hauteurs qu’ils ont atteintes, mais chercher à attirer les humains jusqu’à eux. Et s’ils ne veulent pas monter, tant pis, il faut les laisser ! Vous direz que c’est cruel. Non, car même sans descendre, ces grands êtres continuent à projeter vers leurs frères humains quelque chose de leur pensée, de leur amour. »

« Les montagnes, les arbres, les mers, la terre entière, mais aussi les soleils, les étoiles… toute la création n’est que musique. Cette symphonie de tout l’univers, des poètes, des philosophes comme Pythagore ou Platon l’ont appelée « l’harmonie des sphères ». Tout ce qui existe émet des sons, mais évidemment pas des sons dans le sens où nous comprenons généralement le mot « son ». L’harmonie des sphères est cette synthèse de tous les langages dont se sert la création pour se manifester.
Dans la nature, nous distinguons non seulement des sons, mais des couleurs, des mouvements, des parfums, des formes, car nos organes des sens nous donnent une perception différenciée des choses. Mais au-delà de nos cinq sens physiques, nous possédons d’autres organes qui sont capables de faire la synthèse de toutes ces perceptions, et dans certains moments exceptionnels il est possible de saisir la création à la fois comme sons, couleurs, formes, mouvements, parfums. Cette harmonie des sphères ne touche pas seulement la sensibilité. C’est aussi une parole de sagesse qui donne la direction à suivre, qui inscrit la loi divine dans l’âme de celui qui a eu le privilège de l’entendre au moins une fois. »

« Si vous mettez en terre un pépin de citron, de pomme ou de melon, vous ne lui dites pas : « Écoute-moi bien. Je t’indique ton programme : tu dois devenir un citronnier, un pommier ou un plant de melon. » Le pépin a un programme déjà inscrit en lui, et il suffit de le planter pour qu’il le réalise en devenant ce que la nature attend de lui. Il s’accroche à la terre et, jour après jour, il se développe. Quand une phase est terminée, il passe à la suivante ; il ne se demande pas ce qu’il aura à faire dans un an ou dans cent ans.
Pourquoi je vous parle de l’arbre ? Parce que l’être humain est aussi une semence qui a son programme inscrit en lui par l’Intelligence cosmique. S’il n’est pas encore capable de le connaître, c’est qu’il ne cesse de se fabriquer lui-même des programmes qui ne font qu’obscurcir sa vue et le faire dévier de sa route. Il doit se garder intérieurement libre, disponible, pour découvrir le schéma inscrit profondément dans son âme. »

« Dans une famille on ne peut pas dire que le rôle et la responsabilité du père soient supérieurs à ceux de la mère. Les deux sont de même valeur, de même importance, puisque les deux sont nécessaires pour donner naissance à un enfant. »

« À la fin d’une année scolaire, rares sont les éducateurs, les instituteurs, les professeurs qui ne se plaignent pas d’être épuisés. Ce n’est pas que s’occuper des enfants soit tellement fatigant, mais si on ne considère ce métier que comme un gagne-pain, on en ressent surtout les inconvénients. Les enfants sont souvent difficiles, c’est entendu, mais du moment qu’on a embrassé la carrière d’éducateur, on est obligé de veiller attentivement sur eux, de les aimer, de penser à leur avenir. Et comme les enfants sont sensibles à l’attention qu’on leur porte, après quelque temps ils ont une autre attitude.
Et cela n’est pas seulement vrai pour les éducateurs, mais aussi pour les parents. Oui, que vous soyez éducateur ou parent, vous avez toujours une bonne attitude à trouver vis-à-vis des enfants pour ne pas vous sentir accablé ou exaspéré. Si vous voulez, ne pensez même pas à eux, pensez à vous : tâchez d’être plus calme, plus patient, plus attentif, d’avoir plus d’amour, et vous économiserez ainsi beaucoup d’énergies. »

« Ne cessez pas un seul jour de faire des efforts, car le secret de la réussite est dans la continuité, la persévérance. Si vous vous arrêtez, vous risquez même de perdre ce que vous avez acquis, car la matière possède un immense pouvoir de résistance et elle tend toujours à retourner à son inertie primitive. Vous devez sans cesse travailler pour l’élever, puis la retenir au niveau où vous souhaitez vous élever vous-même pour y faire votre demeure. »

« Toute activité, aussi insignifiante soit-elle en apparence, un mouvement, un sentiment, une pensée, une parole, produit nécessairement des effets bons ou mauvais. C’est pourquoi on peut dire que la magie est la première des sciences. Il suffit d’un mouvement, d’une influence, d’une empreinte, d’une vibration, pour entrer dans le domaine de la magie. Chaque fois qu’un être agit sur un autre ou sur un objet, il accomplit un acte magique. Et voilà que les gens regardent, parlent, pensent, ont des désirs, des sentiments, font des gestes, sans se rendre compte que toutes les forces qu’ils déclenchent ainsi sont des forces magiques. Souvent, dans leur ignorance, il leur arrive de mettre en action des forces négatives qui se retournent contre eux, et quand ils sont saisis, mordus, ils ne comprennent pas ce qui leur arrive.
Il est donc important que chacun apprenne à travailler sur ses pensées, ses sentiments, ses paroles, ses gestes, son regard, afin que les forces déclenchées par chacune de ses activités physiques ou psychiques produisent uniquement des effets bénéfiques… bénéfiques pour lui, mais aussi pour toutes les autres créatures dans le monde. »

« Toutes les bonnes conditions pour votre évolution vous sont données par le Ciel, mais comme, la plupart du temps, elles ne se présentent pas sous la forme que vous attendiez, non seulement vous ne les voyez pas, mais vous vous plaignez. Vous attendez que Dieu vous donne le bonheur à travers les succès ou la gloire, et comme le succès et la gloire ne viennent pas, vous êtes malheureux. Eh bien c’est la preuve que vous n’êtes ni intelligent, ni perspicace. Étudiez tout ce qui vous arrive, et demandez-vous ce que le monde invisible attend de vous en vous plaçant devant des difficultés et des problèmes à résoudre. À l’avenir, réfléchissez et apprenez à regarder autrement tout ce que vous prenez pour des obstacles ou des insuccès : vous comprendrez qu’il y a toujours quelque chose à découvrir.
Le bonheur se trouve là où vous ne savez pas encore le voir. Vous voudriez qu’il ressemble à l’idée que vous vous en faites ? Et non, cela n’est pas possible. Mais ne vous découragez pas, vous n’êtes pas seul, beaucoup d’êtres du monde invisible pensent à vous et ne cessent de vous instruire et de vous aider. »

« La maîtrise de soi est un apprentissage difficile. Mais vous pouvez commencer par des exercices très simples, comme d’apprendre à contrôler vos gestes pendant les repas. Sur la table il y a des plats, des assiettes, des bouteilles, des verres, des couteaux, etc. Efforcez-vous de les déplacer sans les heurter et vous verrez ensuite : tout le reste de la journée, cette harmonie va se refléter dans vos différentes activités.
Mais il ne suffit pas de s’appliquer à ne pas faire de bruit, apprenez aussi à concentrer votre attention sur la nourriture elle-même. Tâchez de laisser vos autres préoccupations de côté pour ne penser qu’à la nourriture, en vous émerveillant de tout ce que Dieu a mis en elle comme forces, énergies, vitalité… Quand vous aurez appris à manger dans cet état d’harmonie, vous serez capable d’assumer sans fatigue toutes vos tâches de la journée, et cela seulement parce que vous vous serez exercé pendant que vous étiez à table. »

« La science a découvert la circulation des ondes dans l’espace. Or, les pensées, les sentiments, les actes produisent aussi des ondes qui se propagent. Il en découle qu’il existe entre les humains une sorte de lien magnétique, et si vous vous acharnez à penser aux défauts des autres, à en discuter, et à nourrir de mauvais sentiments à leur égard, vous vous mettez à leur ressembler. Eh oui, quand on ne voit que le mauvais côté des êtres, non seulement on l’attire, mais on l’amplifie en soi-même.
Vous ne voulez pas voir apparaître chez vous tel trait de caractère, tel comportement qui vous déplaît chez les autres ? Ne vous attardez pas dessus, sinon le jour viendra où vous ferez comme eux, et même pire qu’eux.Pensez plutôt à leurs qualités, et un jour vous découvrirez que, là aussi, vous commencez à leur ressembler. »
 
« Chaque jour nous devons aussi nous préoccuper de ces autres demeures que sont nos corps astral et mental. Et s’en occuper, cela signifie purifier nos pensées et nos sentiments, les débarrasser de tous les éléments d’égoïsme, d’agressivité, etc., qu’ils contiennent, afin que nous puissions vibrer en harmonie avec les régions célestes. »
 
« Il est écrit dans le livre de la Genèse que Dieu créa l’homme à son image. Mais comment dire avec précision où finit l’homme et où commence la Divinité en lui ? C’est impossible ! Nature humaine et nature divine sont si étroitement liées, imbriquées l’une dans l’autre, qu’on ne peut pas les délimiter. La Divinité habite dans tous les humains, chez les êtres les plus ordinaires comme chez les Initiés. La différence entre eux est seulement dans la conscience. Ceux qui ne parviennent pas à saisir, à sentir que la Divinité habite en eux, L’empêchent de se manifester. Il est ainsi des êtres, des lieux qui sont privés de la présence divine, parce qu’ils ne la reçoivent pas, ils ne l’acceptent pas.
Dieu existe en chacun de nous et Il veut s’y révéler dans toute sa plénitude, sa beauté, sa puissance, sa lumière, son amour. Mais c’est à nous d’abord de prendre conscience de cette présence pour lui permettre de se révéler et d’agir. »
 
« Comme la plupart des gens, vous avez tendance à trouver que les autres ne sont pas suffisamment attentifs envers vous. Mais vous-même, n’êtes-vous pas négligent ? Est-ce que vous donnez votre attention à chaque être, à chaque chose ? Même une fleur, quand vous devez la planter ou l’arroser, montrez-lui de l’attention. Vous direz que, pour elle, que vous soyez attentif ou pas, cela ne change rien, car elle ne sent rien. Eh bien, justement, vous vous trompez… Et puis, ce n’est pas tellement pour elle que vous devez agir ainsi, mais pour vous-même, car c’est vous qui gagnez une vertu, une qualité. Vous faites un geste d’attention, de respect, d’amour, et ce geste se reflète sur vous.
Appliquez-vous pendant des années à toutes ces petites choses, un jour vous en sentirez les bénéfices. Ne cherchez pas ailleurs et loin ce qui est là tout près. Jamais vous ne trouverez la solution de vos problèmes en dehors des activités de la vie quotidienne, et si vous les négligez, ce sont les épreuves qui vous instruiront jusqu’à ce que vous compreniez cette vérité. »
 
« La différence entre la vraie connaissance et les connaissances livresques est la même qui existe entre l’or et les billets de banque. Les billets ne sont pas toujours valables, ils peuvent même perdre toute valeur à la suite de troubles politiques ou sociaux. Tandis que l’or ne perd jamais sa valeur, quelles que soient les circonstances. C’est pourquoi celui qui possède de l’or ne sera jamais dans la misère.
Comme les billets de banque, les connaissances livresques peuvent, dans certaines circonstances, ne plus vous être d’aucune utilité. Tandis que si vous possédez les connaissances que vous donne la sagesse, cette sagesse qui est fondée sur une expérience personnelle, vivante, alors là vous avez de l’or. Dans toutes les circonstances, dans toutes les conditions, ce savoir reste valable, il éclaire votre chemin, il vous donne des solutions, et il vous apporte la paix. »
 
« Regardez le soleil, méditez sur le soleil en prenant conscience que depuis des millions d’années il éclaire et réchauffe la terre ainsi que les créatures qui la peuplent. Et il le fait sans s’inquiéter de savoir qui se réjouit de ses rayons et les reçoit avec reconnaissance, et qui continue à dormir dans les caves. Il n’est ni vexé ni furieux que les humains n’aient même pas pris conscience qu’ils lui doivent la vie, il continue à briller en leur donnant ses bénédictions.
Comme le soleil, il existe des êtres qui envoient leur lumière et leur amour à travers l’espace, et eux non plus ne se préoccupent pas de savoir si les créatures en bénéficient ou non. Ils se sentent heureux, comblés, toute leur joie est de distribuer leurs richesses dans l’univers entier. Ils ont compris que le plus grand bonheur est celui que le soleil est en train de sentir et de vivre : briller, éclairer et chauffer. »
 
« Au cours de leurs premières années, les enfants vivent en contact avec les êtres invisibles, ils leur sourient, ils ont des conversations avec eux, écoutant et répondant. Mais quand ils en parlent aux adultes, et en particulier à leurs parents, ceux-ci n’y prêtent pas attention ou les font taire : qu’est-ce que c’est que ces inventions ? Pourtant, s’ils acceptaient d’écouter les récits de ces enfants et les interrogeaient, ils auraient des révélations étonnantes ; ils se privent là de quelque chose de très précieux.
Ce n’est peut-être pas le cas pour tous, mais certains enfants ramènent avec eux les souvenirs d’époques lointaines où les humains considéraient toute la nature comme un organisme vivant avec lequel ils étaient en relation constante. Cette mémoire subsiste généralement jusqu’à l’âge de sept ans, puis elle s’estompe à mesure qu’ils grandissent, mais aussi à cause de leur éducation, du langage et de l’attitude des adultes ; plus tard ils rient même en repensant à ces enfantillages, qui n’étaient, croient-ils, que le produit de leur imagination. Pourtant, c’étaient là les vestiges d’un passé inscrit dans leur âme, et c’est dommage qu’ils les laissent s’effacer. »
 
« Si vous attendez toujours qu’on pense à vous, qu’on vous comprenne, qu’on vous aide, qu’on vous aime, vous ne serez jamais heureux, car tout le monde a ses soucis, ses problèmes. Quelqu’un sera peut-être près de vous un moment, mais le moment suivant il sera occupé ailleurs et vous devrez vous débrouiller seul. C’est pourquoi je vous dis : ne comptez pas tellement sur les autres, car leur attention, leur amitié, leur amour sont des choses trop incertaines. Un moment, vous vous sentirez compris, soutenu, mais le moment suivant, que va-t-il se passer ?
Il ne faut rien attendre des autres, et surtout pas leur amour. Il peut venir, bien sûr, il peut venir même sans arrêt ; s’il vient, il sera le bienvenu, et vous remercierez le Ciel, mais il ne faut pas l’attendre. Voulez-vous être heureux ? Ne demandez pas d’être aimé, mais aimez, vous, jour et nuit, et vous serez sans arrêt dans le bonheur. Peut-être qu’un jour il vous tombera dessus un amour formidable… Oui, pourquoi pas ? Cela peut venir, mais ne l’attendez pas. »
 
« Même si on ne peut pas se réjouir à l’idée de mourir ou de voir mourir les êtres que l’on aime, il faut apprendre à considérer la mort comme une bienfaitrice : elle permet aux êtres de se libérer pour aller vivre plus loin, plus haut. Les Initiés, qui connaissent les plans de l’Intelligence cosmique, acceptent la réalité des deux principes de vie et de mort, et ils s’efforcent de travailler avec le principe de vie qui purifie, embellit, illumine. Le principe de vie est plutôt d’ordre mental et spirituel, et celui qui s’efforce de l’alimenter par des pensées justes, des sentiments généreux, peut retarder l’action du principe de mort.
Bien sûr, même en faisant ce travail, nous ne pourrons jamais échapper à la vieillesse et à la mort, il ne faut pas se faire d’illusions. Mais si nous apprenons à donner la prépondérance à l’esprit, c’est lui qui entretiendra l’activité en nous et qui nous donnera la souplesse et la joie. Le secret de la vie et de la jeunesse, la vraie, c’est de ne jamais s’arrêter dans sa marche vers le sommet des montagnes spirituelles. »
 
« Un Maître spirituel révèle quelques vérités essentielles à ses disciples, et c’est aux disciples de les sentir, de s’en imprégner, de les vivre. Oui, un Maître met tout son amour, toute son âme, tout son esprit dans ses paroles, et les disciples les prennent, les goûtent, les absorbent ; il arrive même qu’ils se nourrissent beaucoup plus de la vie contenue dans ses paroles que des paroles elles-mêmes.
Maintenant, bien sûr, c’est tout un apprentissage à faire de la part des disciples : c’est à eux de développer cette sensibilité qui permet de trouver la vie contenue dans les paroles de leur Maître pour se nourrir, se renforcer et se transformer grâce à elle. Tant qu’ils se contentent de lire ou d’entendre des mots qu’ils notent sans avoir rien senti ni vécu, toute cette vie cachée qui pouvait les éclairer, les guérir, les ressusciter, leur échappe, ils ne la reçoivent pas. Si vous voulez connaître un jour la vraie vie, ce n’est pas l’intellect, mais l’âme et l’esprit en vous qui doivent être éveillés ; à ce moment-là, il vous suffira de quelques mots que vous entendrez prononcer pour vous sentir envahi par la lumière. »
 
« Combien de gens s’imaginent que si personne n’est là pour les observer ou les juger, ils sont libres de faire ce qu’ils veulent ! À l’abri de cette illusion, ils se permettent toutes sortes de transgressions et même de crimes. Eh bien, il est temps qu’ils connaissent la réalité. Cette réalité, c’est que nous ne sommes jamais seuls, nous sommes sans cesse observés, surveillés par le monde invisible qui lit nos pensées, connaît nos sentiments, nos projets, vois nos actes, et tout notre avenir dépend du contenu de nos actes…. Le jour où vous serez réellement parvenu à vaincre certaines faiblesses et à réaliser l’harmonie en vous-même, vous recevrez un diplôme. Ce diplôme sera collé sur votre visage, sur tout votre corps, et les créatures du monde invisible, qui le remarqueront, vous donneront leur estime et leur aide. »

« Pour durer, il faut savoir se renouveler constamment, c’est une loi universelle. Et si le christianisme est maintenant en train de perdre du terrain, c’est qu’il ne s’est pas renouvelé : depuis des siècles il s’accroche à de vieilles conceptions qui ne sont plus valables et qu’il devrait abandonner. Bien sûr, il n’est pas question de remplacer les principes sur lesquels il est fondé, il ne peut pas exister de meilleurs principes que ceux que l’on trouve dans les Évangiles. Mais à ces principes on a ajouté tellement de croyances erronées et de pratiques qui n’ont plus maintenant leur raison d’être !
Beaucoup ont aussi quitté la religion chrétienne au nom de la raison, car d’après eux les découvertes de la science étaient incompatibles avec l’enseignement des Évangiles. Eh bien, là encore, c’est une erreur ; pour celui qui sait les interpréter, les découvertes de la science ne font que souligner les vérités évangéliques. Et c’est aux Églises maintenant d’élargir leurs points de vue, afin de pouvoir montrer que jamais les vérités scientifiques ne pourront détruire les vérités de la foi chrétienne. »

« Les pensées et les sentiments sont des courants de forces. C’est pourquoi vous devez toujours veiller à la qualité de ce que vous acceptez dans votre tête et dans votre cœur ; cela doit être même une de vos préoccupations essentielles. Chaque jour tâchez de consacrer au moins quelques minutes à une activité qui vous lie aux régions de la lumière. Choisissez une occupation qui vous oblige à attirer et à garder les images les plus belles, les états de conscience les plus élevés, considérez-la comme le moment le plus important de votre journée, pensez que de ce moment dépendent votre avenir, votre salut.
Au début, peut-être, vous ne verrez pas les conséquences bénéfiques de ces activités. Mais continuez, elles vous apparaîtront un jour : peu à peu, vous vous sentirez habité par quelque chose de très grand, de très pur et, quoi qu’il vous arrive, cette présence en vous vous donnera la force, la paix et la joie. »

« La volonté de Dieu, c’est que les humains dépassent même les archanges en beauté et en lumière. Les aurait-Il créés à son image si ce n’était pas pour qu’ils s’approchent de sa perfection ?
Alors, si les humains restent pauvres, misérables, malheureux, c’est qu’ils oublient leur prédestination ; ils prennent des chemins détournés qui leur plaisent davantage, et ce n’est ni les autres, l’entourage, la société, ni les conditions extérieures, et encore moins le Seigneur qui en sont responsables, mais eux-mêmes. C’est pourquoi, quand vous vous trouvez dans une situation difficile, n’accusez personne d’autre que vous qui avez oublié votre prédestination divine. »

« S’il vous arrive, la nuit, d’être réveillé par un bruit (le téléphone qui sonne, un objet qui tombe, une fenêtre mal fermée qui tape, quelqu’un qui frappe à votre porte), vous ne vous précipitez pas comme ça, dans le noir, pour faire face à la situation. Instinctivement, la première chose que vous faites, c’est allumer la lumière pour y voir. Eh bien, ce comportement prudent, vous devez aussi l’avoir dans n’importe quelle circonstance de la vie.
Oui, dans n’importe quelle circonstance vous devez commencer par allumer la lumière. Et allumer la lumière signifie ne pas se précipiter pour agir, mais entrer en soi-même et demander l’aide du Ciel afin de trouver les meilleures solutions. Si vous n’avez pas cette lumière, vous irez à gauche, à droite, vous frapperez à toutes sortes de portes, vous essaierez toutes sortes de moyens, mais en vain. N’oubliez jamais que l’essentiel, c’est de savoir allumer la lumière en vous ; grâce à elle vous éviterez beaucoup de dégâts et de pertes de temps. »

« Vous avez vécu un moment de grande intensité spirituelle, vous avez enfin goûté la paix, l’amour, la lumière… Faites tout ce que vous pouvez pour conserver cet état, ne vous laissez pas aller à des activités et des préoccupations prosaïques. Pour justifier leur négligence, certains diront que ces moments de grâce qu’ils ont vécus n’étaient peut-être que le fruit de leur imagination. Et voilà : le Ciel les a éclairés, fortifiés, et ils se demandent s’ils n’ont pas été le jouet d’une illusion ! Mais qu’ils se sentent faibles, accablés, tourmentés, là, pour eux c’est la réalité. L’ignorance et l’ingratitude des humains, ne m’en parlez pas !
Tous les moments rares où il vous est donné de recevoir des courants d’énergie pure qui vous soutiendront toute votre vie, efforcez-vous de les retenir, de les approfondir. Ce ne sont pas les efforts qui vous fatiguent ; ce qui vous fatigue, c’est la tendance à ouvrir votre intellect et votre cœur à des pensées et des sentiments obscurs, pesants. Comment ne pas être fatigué quand on est à soi-même son propre fardeau ? »

« On ne connaît pas un être en s’intéressant seulement aux événements qu’il a vécus, mais en comprenant comment il les a vécus et quelle sagesse il a puisée dans ses expériences. « 

« N’essayez pas de lutter contre la force sexuelle, car non seulement vous n’arriverez pas à la vaincre, mais c’est elle qui va vous terrasser. Le seul moyen de la maîtriser est de vous trouver un allié, un associé très puissant vers lequel vous orientez cette force et à qui vous la consacrez. C’est lui qui, grâce à son savoir alchimique, parviendra à la transformer en lumière, en beauté, en santé.
Et qui est cet associé ? Un haut idéal, une idée sublime avec laquelle vous vivez, que vous chérissez, que vous nourrissez. C’est cette idée qui est seule capable de transformer cette énergie, pas vous. Oui, si au moment où vous ressentez une impulsion sexuelle, vous vous concentrez sur votre idéal, cette énergie remonte vers le cerveau pour l’alimenter ; quelques minutes après, vous remportez la victoire, et non seulement vous êtes libéré, mais vous vous sentez renforcé, inspiré. Prenez cette habitude de faire converger toutes vos énergies vers un idéal divin, et au lieu de vous terrasser, ce sont elles qui vous serviront et qui contribueront à la réalisation de votre idéal. »

« La spiritualité ne se limite pas aux exercices dits spirituels : la méditation, la prière… En réalité, n’importe quelle activité de la vie quotidienne peut être spiritualisée si on sait y introduire un élément divin. Et inversement, la prière, la méditation ou toute autre activité dite « spirituelle » peut devenir extrêmement prosaïque si elle n’est pas animée, soutenue par une idée sublime, un idéal supérieur.
La spiritualité ne consiste pas à négliger ou mépriser le monde matériel, mais à toujours nous efforcer d’agir avec la lumière et pour la lumière. À cette condition, même l’activité la plus ordinaire peut servir à nous élever, à nous harmoniser, à nous lier au monde divin. »

« Au lieu de toujours tout attendre de l’extérieur, efforcez-vous d’agir intérieurement par votre pensée, votre volonté, afin de capter le plus grand nombre d’éléments dont vous avez besoin pour vous nourrir physiquement et psychiquement. L’enseignement des Initiés a toujours été l’enseignement de l’esprit créateur, et celui qui accepte cet enseignement sera toujours fort, libre, au-dessus des circonstances. »

« Combien de gens croient être libres et puissants ! Et peut-être arrivent-ils au moins pour un moment à s’imposer à leur entourage ou même à un pays entier ; mais leur liberté et leur pouvoir ne sont qu’apparents. En eux, c’est l’anarchie, et cette anarchie intérieure est bien plus grave et dangereuse que l’anarchie politique ou sociale. C’est elle qui remplit les prisons, les cliniques et les asiles psychiatriques. Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que les humains conscients, vigilants, arrivent à rétablir en eux-mêmes l’autorité du principe divin. »

« Selon une tradition, lorsque le Créateur plaça Adam et Ève dans le Paradis terrestre, Il confia à Adam le soin des animaux et à Ève celui de la végétation. Voilà pourquoi, vivant parmi les fleurs, Ève avait fini par dégager elle-même un parfum de fleurs. Mais au moment du premier péché, elle perdit ce pouvoir. Avant la chute, toutes sortes de parfums délicieux émanaient d’elle, parce qu’elle possédait les qualités et les vertus qui se manifestent dans le plan physique sous forme de parfums. En effet tous les phénomènes psychiques ont leur correspondance dans le monde physique : un parfum est l’expression physique d’une vertu, une odeur nauséabonde est l’expression physique d’un vice.
Et maintenant, si les femmes éprouvent un tel besoin de se parfumer, c’est en souvenir de ce don d’exhaler naturellement des parfums qu’elles possédaient quand elles vivaient au Paradis. Mais se parfumer n’est pas la meilleure méthode. Se parfumer, se maquiller même, n’est pas répréhensible, mais si les femmes apprenaient à développer certaines qualités et vertus, elles n’auraient plus besoin d’artifices : elles retrouveraient leur vrai parfum, elles retrouveraient leur beauté des origines. »

« Vous êtes occupé à une chose ou une autre, et tout à coup vous éprouvez une sensation d’obscurité, de vide, de solitude qui vous remplit d’angoisse… Sachez qu’il y a là un intrus qui essaie de se faufiler en vous ; ou bien c’est votre conscience qui, en voyageant, s’est égarée dans une région hostile, car cela aussi peut arriver, et à n’importe qui.
Lorsque vous éprouvez une telle sensation, ne restez pas là sans rien faire, réagissez, parce que cette sensation est comme la porte ouverte à des événements beaucoup plus graves qui s’ensuivront automatiquement. Jetez tout de suite un regard en vous-même pour comprendre ce qui vous a amené là. Puis, par la prière, la méditation, cherchez à retrouver le chemin qui vous conduira au milieu des esprits de la lumière et de la paix, et dites-leur que c’est à eux seulement que vous voulez ouvrir votre demeure. »

« La grâce est une des questions que les théologiens ont le plus contribué à embrouiller. Ils la présentent comme une manifestation arbitraire et inexplicable de la Divinité: certains la reçoivent et d’autres pas. Pourquoi? On n’en sait rien; cela n’a aucun rapport avec leur conduite, c’est comme ça. Alors, quelle injustice!
En réalité cette question de la grâce est facile à comprendre si on part d’un exemple très simple. Vous faites construire une maison, mais une fois les murs terminés, vous vous apercevez que vous n’avez plus d’argent pour continuer: vous vous adressez alors à une banque. Si elle constate que vous possédez un capital, elle accepte de vous prêter une certaine somme. La banque prête-t-elle à tout le monde? Non, mais si vous avez déjà un capital, un terrain, des propriétés, elle veut bien ajouter le nécessaire. De même, la grâce ne va pas partout, mais seulement chez celui qui a déjà préparé, construit quelque chose et qui possède un capital. Elle dit: «Cet homme travaille, il prie, il médite, il construit son temple, je lui donnerai donc de quoi le terminer.» La grâce est donc plus que la justice, mais elle obéit cependant à une certaine justice. »

« Chaque jour la vie nous présente un certain nombre de problèmes à résoudre. Celui qui, au lieu de s’efforcer de les résoudre honnêtement, cherche à les esquiver, se trouvera bientôt devant des difficultés insurmontables. Pourquoi ? c’est très simple. Vous êtes allé à l’école, n’est-ce pas, et là vous avez étudié la grammaire, les mathématiques, etc. Pour chaque discipline vous avez eu des exercices à faire. Prenons les mathématiques, par exemple : imaginez qu’un élève commence par négliger les exercices correspondant à la première leçon, il lui manque les éléments pour aborder les leçons suivantes. Alors, que va-t-il faire ? La situation deviendra de plus en plus difficile, et le moment arrivera où il ne pourra plus s’en sortir. Il en est de même avec les problèmes que la vie nous présente. Chaque problème bien résolu nous donne les éléments pour affronter les problèmes suivants dans les meilleures conditions, car les efforts que nous avons faits portent leurs fruits : avec chaque exercice nous devenons plus perspicaces, plus patients, plus résistants. »

« Lorsqu’il ouvre sa fenêtre, le matin, l’Initié salue toute la nature, le ciel, le soleil… Il dit bonjour au jour et à toute la création. Par ce geste de lever la main, il entre en communication avec la source de la vie. Et la nature lui répond… Il salue les anges des quatre éléments : les anges de l’air, de la terre, de l’eau et du feu, et aussi les gnomes, les ondines, les sylphes, les salamandres, et alors on les voit qui chantent, qui dansent : ils sont contents ! Et aux arbres, aux pierres, au vent, l’Initié dit aussi : « Salut ! Salut !Bonjour ! ».
Et vous, pensez aussi à saluer la nature le matin : vous sentirez intérieurement quelque chose qui s’équilibre, qui s’harmonise. Beaucoup d’obscurités et d’incompréhensions vous quitteront, tout simplement parce que vous aurez décidé d’entrer en contact avec la nature vivante et toutes les créatures qui l’habitent. »

« Il ne faut jamais choisir un chemin pour les épreuves qu’on va y rencontrer, en s’imaginant susciter ainsi l’admiration des autres et l’approbation du Ciel. En Bulgarie, nous avons un proverbe qui dit qu’un saint trop zélé est même antipathique au Seigneur. Oui, car ce zèle-là est suspect. Il y a des êtres qui, par tempérament, sont poussés à se sacrifier pour des causes nobles. C’est leur idéal de générosité qui les pousse, presque malgré eux, sur cette voie difficile; et c’est ce même idéal qui leur permet de ne jamais se décourager, mais aussi de rester humbles et pleins d’amour quoi qu’ils accomplissent. Or, il faut reconnaître que ces êtres sont rares. Alors, attention aux fanatiques qui recherchent la gloire du martyre dans des actes insensés! Qu’ils ne s’imaginent pas qu’ils vont s’attirer ainsi les bénédictions du Ciel! »

« Comment réagir lorsqu’un geste, un mot, un regard ont introduit en vous le trouble, la colère ou quelque autre état négatif ? D’abord, vous arrêter, faire une pause. Car si vous vous laissez aller à vos réactions instinctives, vous risquez de produire plus de mal qu’on ne vous en a fait. La colère est l’irruption d’une force brute qui n’est pas nécessairement mauvaise, au contraire même, à condition que vous sachiez la maîtriser pour pouvoir ensuite la diriger. Et comment ? En prenant une respiration profonde, en faisant quelques mouvements harmonieux et rythmés avec les jambes, les bras, la tête.
Même si vous êtes ligoté, un seul doigt laissé libre vous permettra de rétablir l’équilibre, la paix et l’harmonie en vous-même. Vous pouvez aussi par la pensée écrire dans l’espace des mots magiques en lettres de lumière : paix, sagesse, amour, beauté… Ces moyens très simples donnent de grands résultats ; encore faut-il garder assez de lucidité et de maîtrise de soi pour penser à les utiliser. » 

  »Combien de garçons et de filles prennent soudain, sur un coup de tête, la décision de partir dans des endroits perdus de la planète. S’ils vont là-bas pour étudier ou pour instruire et soigner les populations, les difficultés qu’ils rencontreront nécessairement seront pour eux une source d’enrichissement. Sinon…
On peut aller n’importe où, mais à condition d’avoir un but précis. Quand vous faites un projet pour une raison bien déterminée, il se produit une communication entre vous et le projet sur lequel votre pensée est fixée, et tout s’arrange pour que vous puissiez trouver ce que vous cherchez. C’est une loi. C’est pourquoi, lorsqu’on se lance dans des aventures sans but précis, pour changer d’air, on s’expose à tous les dangers et on revient très déçu, ou même on ne revient pas. Veillez donc à ce que tout soit clair et précis dans votre tête ou dans votre âme, et toutes les lois de l’univers vous aideront dans la réalisation de vos projets. »

« Sur la terre on ne peut pas échapper aux épreuves, alors une fois pour toutes décidez-vous à employer des méthodes qui vous permettront de mieux les affronter.
D’abord, devant chaque difficulté, au lieu de vous plaindre et de pousser des cris, commencez par vous calmer. Puis réfléchissez et demandez-vous: «Quel est le plan du Seigneur et de tous mes amis célestes? Que veulent-ils que j’obtienne?»… Peu à peu une lumière se fera et vous comprendrez qu’ils veulent que vous deveniez plus patient, plus résistant, plus intelligent. Ainsi, non seulement vous ne vous inquiétez pas, vous ne vous révoltez pas, mais vous devenez même reconnaissant, vous remerciez, parce que vous sentez que, dans ces épreuves, vous trouvez des matériaux pour vous enrichir. Et les vertus que le Ciel veut vous pousser à acquérir, grâce à cette attitude vous les obtenez beaucoup plus rapidement. »

« Nous sommes sur la terre, et la terre n’est pas le jardin des délices, ainsi que l’on nomme le Paradis, nous y sommes traités durement. Nous devons commencer le travail, sinon nous continuerons à nous poser des questions sans réponse. Dans l’état actuel de l’humanité, personne ne peut éviter les épreuves, elles font partie de l’évolution. Elles sont différentes suivant les êtres, leur âge, leurs conditions de vie, leur degré d’évolution, mais personne ne peut y échapper.
L’enfant et l’adulte, l’étudiant et le professeur, le pauvre et le riche, le simple citoyen et le dirigeant, ont tous des épreuves à passer, car chacun a certaines vérités à comprendre. Ceux qui savent comment traverser les périodes difficiles où vraiment rien ne marche, où ils sont harcelés, épuisés, gagnent infiniment plus que s’ils allaient de succès en succès. Mais pour cela, ils doivent s’efforcer de voir le côté positif de leur situation. »

« Pour échapper aux états négatifs dans lesquels vous plongent les difficultés et les conflits de la vie quotidienne, vous devez apprendre à vous harmoniser avec les forces et les entités spirituelles qui peuplent l’espace infini, car c’est ainsi que vous recevrez les bénédictions qu’apporte la vie parfaite : la lumière, la joie, la paix, l’amour. Lorsque vous saurez vibrer à l’unisson avec l’univers, il se dégagera de vous des ondes d’une telle intensité que vous entraînerez dans votre sillage toutes les créatures qui, comme vous, aspirent à cette harmonie. Vous deviendrez une puissance bénéfique porteuse de tous les présents du Ciel. Seule la vie harmonieuse vous donnera le pouvoir de faire le bien, d’éclairer les êtres, et c’est dès maintenant que vous devez commencer ce travail. » 

« Pour beaucoup de gens, vouloir faire le bien quoi qu’il arrive est une preuve de bêtise. Pour eux, celui qui est intelligent cherche à se débrouiller, même si c’est aux dépens des autres, ou à se venger de ceux qui lui ont porté préjudice. Eh bien, c’est là une idée erronée, car en réalité le bien représente les fruits de l’homme. L’homme est venu sur la terre pour donner des fruits. Ces fruits, ce sont des pensées lumineuses, des sentiments chaleureux, des actions nobles, et la joie, la beauté et la paix qu’il apporte aux autres.
Chaque matin nous devons nous lever en ayant la pensée de faire du bien. Alors les germes que Dieu a déposés dans notre âme commenceront à sortir, ils prendront confiance et, en très peu de temps, ils donneront des fleurs et des fruits. »

« Avoir une famille, des amis, un métier, des loisirs, cela ne suffit pas pour être heureux. La preuve, combien de gens que l’on peut même considérer comme privilégiés ne sont pas heureux ! Pourquoi ? Parce qu’ils ne savent pas répondre aux besoins de leur âme. L’âme a besoin de vivre dans l’immensité, l’espace infini, l’illimité. Or, constamment, l’homme comprime son âme, il l’entrave, il l’étouffe, il veut qu’elle se contente de bricoles : quelques succès matériels, quelques plaisirs, quelques bavardages. Alors, l’âme souffre et se plaint à l’homme : « Je veux être libre, et toi, par tes occupations et tes soucis ordinaires, mesquins, tu me tiens ligotée. Je suis fille de Dieu, l’espace est mon élément, j’ai besoin de me dilater dans l’étendue céleste. »
Faites donc l’expérience, pour au moins quelques minutes, de laisser votre âme prendre son essor et se dilater dans l’espace. Laissez-la s’évader jusqu’à ce qu’elle fusionne avec l’univers entier. Et alors là vous saurez ce qu’est le bonheur. »

« Le disciple qui souhaite posséder les mêmes qualités que son Maître s’efforce de s’identifier à lui. Il établit ainsi entre son Maître et lui un véritable lien magique et, grâce à ce lien, il commence peu à peu à lui ressembler. Peut-être pas physiquement  bien que ce soit possible, avec beaucoup de volonté, de foi et de temps, c’est possible mais, intérieurement, il reçoit la sagesse et la lumière de son Maître. Donc, la vraie magie pour le disciple, c’est de chercher à s’identifier à son Maître pour atteindre les trésors contenus dans l’âme, le coeur, l’intelligence, la volonté de son Maître, et que tous ces trésors se déversent en lui. Et le Maître accepte, car il n’a pas d’autre désir que de partager ce qu’il possède.
Et s’il voit qu’un de ses disciples peut aller plus loin que lui, un Maître se réjouit. Il dit : « C’est mon enfant. Il est meilleur que moi ? Tant mieux, car c’est moi qui suis son père. » Et la vue de cet enfant le remplit de fierté. »

 « À l’instant où vous agissez, vous déclenchez inévitablement certaines forces qui produiront inévitablement aussi certains résultats. C’est cette idée de rapport de cause à conséquences qui est d’abord contenue dans le mot « karma ». C’est ensuite que ce mot a pris le sens de paiement pour une transgression commise. On peut donc dire que le « karma » (dans le second sens du terme) se manifeste toutes les fois qu’un acte n’est pas absolument inspiré par la sagesse et l’amour divins ce qui est le cas la plupart du temps. Mais l’être humain fait des essais et il faut qu’il s’exerce. Ces essais sont maladroits, imparfaits, mais ce n’est pas grave, il doit se corriger, réparer ses erreurs, et bien sûr pour cela il peine, il souffre.
Vous direz : « Mais alors, puisqu’en agissant on commet obligatoirement des erreurs et qu’on devra souffrir pour les réparer, il vaut mieux ne rien faire ? » Non, il faut agir. Évidemment, vous souffrirez, mais vous apprendrez, vous évoluerez et un jour vous ne souffrirez plus. Quand vous aurez appris à agir correctement, quand tous vos actes, toutes vos paroles seront inspirés par la bonté, la pureté, le désintéressement, ils n’entraîneront pas de « karma », mais ils attireront des conséquences bénéfiques. C’est ce que l’on appelle le « dharma. »
 

« Quand les humains comprendront-ils qu’ils ne sont pas des individus séparés, mais qu’ils font partie du grand corps de Dieu dont ils représentent chacun une cellule ? Donc, lorsqu’ils se conduisent mal avec leur prochain en pensant qu’il leur est étranger, extérieur, et qu’ils peuvent le malmener impunément, ils se trompent. La vérité, c’est qu’il existe un lien entre toutes les créatures vivantes, comme il existe un lien entre toutes les cellules du corps physique. Lorsque nous faisons du mal aux autres, même si pour le moment nous ne le sentons pas, c’est à nous aussi que nous faisons du mal. De même, lorsque nous leur faisons du bien, c’est à nous aussi que nous faisons ce bien.
Vous en avez sans doute fait l’expérience : si un être que vous aimez souffre ou reçoit des coups, c’est comme si vous-mêmes receviez ces coups ; et s’il lui arrive un bonheur, vous vous réjouissez comme si c’était à vous que ce bonheur était arrivé. Pourquoi ? Parce qu’instinctivement, intuitivement, vous êtes entrés dans la conscience de l’unité. Et c’est cette conscience de l’unité qui est le fondement de la vraie morale. »
 

« L’amour est cette capacité d’arracher de nous-même ce qui nous est le plus cher afin de le donner. Mais cette qualité se manifeste rarement. On voit plutôt des êtres occupés à se battre non seulement pour conserver ce qu’ils possèdent mais aussi pour s’emparer, s’ils le peuvent, de ce qui appartient à d’autres.
Est-ce bien raisonnable de perdre là tellement de temps et d’énergie alors que, bientôt, on sera obligé de tout laisser ? Eh oui, un jour la mort arrive et, que l’homme le veuille ou non, d’un seul coup elle le dépouille de tout. Pourquoi n’a-t-il pas appris à donner avant l’heure de la mort ? À cet instant-là, bon gré mal gré il doit tout abandonner. Seules lui restent la lumière et la joie qu’il a acquises en sachant donner. »

« Gardez vos bras pour Dieu et donnez vos pieds aux humains ! Ne leur donnez pas tout votre amour, sinon vous vous perdrez avec eux. Combien aiment de n’importe quelle façon, n’importe qui, n’importe quand et ensuite disent que l’amour apporte tous les malheurs. Non, jamais de la vie !
C’est leur ignorance de l’amour qui leur apporte les malheurs, pas l’amour lui-même, car l’amour est Dieu, au-dessus de tout mal. Il faut aimer Dieu d’abord et s’imprégner de ses vibrations, en suite vous pouvez aimer les autres sans danger et les aider. Si vous coupez ce lien, comme vos réserves ne sont pas éternelles, vous serez vite épuisés. Mais puisque vous êtes liés à la Source, vous pouvez donner vos forces sans vous affaiblir, car l’eau en vous se renouvelle sans cesse.  »
 

« Qui peut nier que l’argent soit une des principales préoccupations des humains ? D’un côté, c’est naturel, car il leur procure leurs moyens de subsistance, mais le danger, c’est que cette pensée de l’argent finisse par les obnubiler : ils ne voient plus les bonnes qualités des autres, ils deviennent exigeants, durs, cruels. Faire des profits, voilà uniquement ce qui compte.
Mais être absolument indifférent à l’argent n’est pas bon non plus. Tous ceux qui croient que pour être des spiritualistes il faut vivre sans aucune préoccupation matérielle, deviennent en réalité des fardeaux pour la société, des parasites. Tant que nous sommes sur la terre et que les choses sont organisées comme elles le sont, on a besoin d’argent. Peut-être que dans l’avenir on pourra le supprimer et le remplacer par l’amour ; oui, car l’amour est une monnaie qui dépasse toutes les autres. Mais l’humanité n’est pas encore arrivée à accepter cette monnaie, et puisque l’argent aura encore cours un certain temps, il faut apprendre à penser correctement à son sujet afin de ne jamais tomber dans ses pièges. »

« Vous assistez à une conférence donnée par un grand scientifique : il se sert de schémas, de graphiques, de formules mathématiques qui vous permettent de le suivre pas à pas dans son raisonnement. Malheureusement, ce ne sont pas des schémas, des graphiques et des formules mathématiques qui empêcheront cet érudit aux arguments si ordonnés, si clairs, de perdre la tête dans d’autres circonstances. Car si les intellectuels font preuve de tellement de méthode, de discipline, d’objectivité quand il s’agit de leurs travaux, une fois sortis de ces travaux ils ne trouvent pas anormal de vivre dans la subjectivité, le désordre et le trouble des passions. Si on étudie les statistiques, on verra que c’est même dans les milieux intellectuels qu’on trouve le plus de déséquilibrés et de malades mentaux. Car l’intellect ne protège pas du déséquilibre, au contraire même, il se livre souvent à toutes sortes d’acrobaties dangereuses pour la raison.
La vie ne consiste pas exclusivement à faire des observations, des mesures et des calculs. Les humains ne sont pas des machines. Pour affronter les difficultés et les chocs imprévisibles de l’existence, pour ne pas se laisser emporter et détruire par les passions, pour découvrir la véritable réalité des choses, il n’y a qu’une méthode : développer les facultés spirituelles. »

« Pourquoi attendez-vous de votre Maître qu’il vous tire de toutes les difficultés ? C’est vous qui devez faire des efforts, apprendre, vous exercer, parce que ce sont ces efforts qui vous serviront pour l’éternité. Si vous attendez que quelqu’un vienne toujours à votre secours, qu’il vous délivre des souffrances, des maladies, des misères, c’est possible, il existe sur la terre des êtres qui en sont capables. Mais un sage ne fera jamais cela, parce qu’il sait qu’il ne vous aidera pas, bien au contraire.
Un Maître spirituel vous donnera tout ce dont vous avez besoin comme connaissances, comme méthodes, mais il attendra que ce soit vous qui les appliquiez, afin de grandir, de vous renforcer. Et c’est cela la véritable évolution. »

« Quand vous vous habituerez à mettre sur un plateau de la balance ce que vous gagnez et sur l’autre plateau ce que vous perdez en vous abandonnant au plaisir, vous découvrirez que les pertes sont immenses et les avantages presque nuls. Pourquoi sacrifier tellement d’énergies précieuses, des énergies psychiques, spirituelles, pour quelques sensations agréables ? Ces sensations s’effacent ou s’oublient (ce qu’on a mangé hier ne vaut plus pour aujourd’hui) et si c’est sur elles que vous fondez votre existence, vous vous préparez un avenir de pauvreté. Tandis que si vous faites un effort pour refuser certains plaisirs, pendant un moment bien sûr cela vous sera pénible, mais vous vous préparez un avenir magnifique. Alors qu’est-ce que c’est que perdre quelques sensations, si on gagne son avenir ?.
Ceux qui ne réfléchissent pas disent : « Pourvu que j’aie du plaisir, je serai heureux ! » Oui, mais ils n’ont plus d’avenir. Prenons l’exemple de l’alcoolique ou du joueur : ils ont besoin des sensations que l’alcool et le jeu leur procurent là, dans l’instant. Mais au moment où ils s’arrêtent de boire ou de jouer, dans quel état sont-ils ? et qu’est-ce qui les attend ?. »

« Pourquoi certaines personnes présentent-elles toujours le même visage figé et inexpressif ? Elles ne se rendent pas compte combien il est désagréable pour les autres d’avoir sous les yeux quelqu’un qui n’exprime jamais rien de nouveau, de vivant. C’est pourtant une des principales raisons pour lesquelles les gens se quittent : ils en ont assez de voir chez leur mari ou leur femme les mêmes mimiques, les mêmes gestes, les mêmes attitudes, d’entendre les mêmes paroles. Quel ennui ! Ils ne savent pas se renouveler, et alors à la fin, l’autre, fatigué de cette monotonie, va se distraire ailleurs.
Combien de gens n’ont jamais pensé que pour rendre l’existence quotidienne supportable, il faut y mettre de la vie, de la diversité, de la poésie. Alors, attention, si vous vous présentez toujours de la même façon, les autres se fatigueront et se détourneront de vous. Sachez vous renouveler et tous vous aimeront, parce qu’il émanera de vous quelque chose d’expressif, de vivant, de jaillissant. »

« En nous créant, Dieu nous a donné tout ce dont nous avons besoin pour nourrir notre corps physique, notre coeur, notre intellect, notre âme et notre esprit. Alors, pourquoi tant de gens se sentent-ils pauvres et misérables ? Parce qu’ils ne savent pas comment prendre ces éléments subtils. Et d’ailleurs, comment le feraient-ils ? Ils ne les voient pas, ils ne les sentent pas, comment pourraient-ils en bénéficier ? La seule chose qu’ils sont capables de faire, c’est de se plaindre : il leur manque ceci, il leur manque cela. Tout est à leur disposition, mais ils restent dans la pauvreté parce qu’ils sont aveugles, faibles, paresseux. Ce sont eux qui se limitent : ils se contentent de manger, de boire, de respirer, c’est-à-dire de se nourrir d’éléments solides, liquides, gazeux, et ils laissent de côté le quatrième élément : le feu, la lumière, celui dont ils ont le plus besoin pour entretenir la vie, la joie et l’inspiration en eux, celui qui leur apportera la plénitude.
Vous direz : « Mais comment se nourrir de ce quatrième élément, où le trouver ?. En regardant le matin le soleil se lever. C’est là que nous apprenons à manger le feu et à boire la lumière. »

« Beaucoup de gens qui se rencontrent n’ont rien à se dire. Mais il suffit que le nom de telle ou telle personne soit prononcé pour qu’immédiatement ils trouvent là un sujet inépuisable de commentaires, et ces commentaires sont rarement inspirés par l’indulgence ou la compréhension. Au bout d’un moment ils se quittent, mais c’est pour recommencer plus loin. « Un tel, vous ne savez pas ce qu’il a fait ? » Et alors voilà la même histoire racontée avec quelques détails supplémentaires, car les humains ont naturellement tendance à l’amplification.
Le monde entier est ainsi rempli d’amplificateurs, surtout quand il s’agit de colporter des histoires scabreuses. Ces histoires, ils les préparent en y ajoutant un peu d’une sauce tout à fait spéciale qui rend le plat de plus en plus indigeste. Mais plus ce plat est indigeste, plus il y a d’amateurs pour s’en régaler. Voilà comment les humains empoisonnent leur atmosphère. Et le plus extraordinaire, c’est que souvent c’est cela qu’ils appellent « informations ».

« Chaque existence est comme un cercle que l’être humain décrit autour d’un centre. Suivant son degré d’évolution ce centre est soit lui-même, soit sa famille, soit la société, soit le Seigneur. Tourner autour de soi-même est la pire des conditions : le cercle que l’on décrit ainsi est extrêmement resserré et il se rétrécit chaque jour davantage. Tourner autour de sa famille ou de la société représente des possibilités de développement plus favorables, mais ce ne sont pas encore les meilleures. Car même si le cercle décrit est beaucoup plus vaste, ne rien voir au-delà de la famille ou de la société est une limite à la bonne compréhension des choses.
Les meilleures conditions sont réalisées quand l’homme a pour centre Dieu et qu’il tourne autour de Lui. Peu à peu, les liens grossiers qui l’attachent à la terre s’affinent, se dénouent et il a une vision des problèmes de plus en plus universelle, cosmique, dont sa famille et la société peuvent bénéficier. Et lui-même aussi, bien sûr. »

« Pour apprécier la valeur de quelqu’un, la majorité des gens s’arrêtent sur la situation sociale, la fortune, les diplômes, les manières plus ou moins sophistiquées, et c’est en fonction de ces avantages extérieurs qu’ils lui donnent des responsabilités ou lui accordent des privilèges. Voilà pourquoi, souvent, ils se trompent, parce qu’ils n’ont pas tenu compte de l’essentiel, le caractère.
Au contraire un Initié, pour se prononcer, ne tient compte que du caractère. Tout ce qu’une personne a pu acquérir ou recevoir de l’extérieur ne l’impressionne pas, car il est facile d’acquérir le talent, le savoir-faire, l’érudition ou même la fortune : quelques années ou même quelques mois, suivant les cas, suffisent. Mais il faut des vies et des vies de travail, d’efforts pour développer des qualités de désintéressement, de loyauté, de bonté, de générosité, de courage… Et les Initiés n’ont de considération que pour ces qualités. »

« Lorsque vous avez la révélation d’une vérité spirituelle, n’allez pas tout de suite en faire part aux autres afin de les persuader qu’ils doivent, eux aussi, l’accepter. Commencez par expérimenter longuement cette vérité, faites des exercices avec elle, jusqu’à ce qu’elle devienne chair et os en vous, qu’elle ne fasse plus qu’un avec vous. Si vous voulez tout de suite en convaincre les autres, vous la perdrez.
Quel que soit votre désir de partager vos découvertes, commencez par garder pour vous certaines vérités spirituelles. Vivez avec elles, faites-les vôtres, afin qu’elles vous éclairent, vous soutiennent et vous aident à triompher des épreuves que vous aurez à traverser. À ce moment-là non seulement elles ne vous quitteront plus, mais le jour où vous en parlerez aux autres, vous le ferez avec une telle conviction, un tel accent d’authenticité, que vous arriverez à les leur faire accepter. »

« Chaque matin, au réveil, est-ce que vous êtes tout de suite conscient que vous êtes privilégié ? Vous avez des bras, des jambes, des mains, une bouche, des oreilles, des yeux… Supposez qu’un matin en vous réveillant vous constatiez que vous ne pouvez plus voir, ni entendre, ni remuer un membre… Ça peut arriver (et il peut aussi arriver de ne pas se réveiller du tout !)… Mais chaque matin vous vous réveillez avec toutes vos facultés, et vous n’en avez même pas conscience, vous n’êtes pas reconnaissant. Vous avez des trésors, vous avez des possibilités extraordinaires, et parce qu’il vous manque quelques sous ou que vous n’avez pas remporté les succès que vous espériez, vous êtes toujours là à vous plaindre, à vous révolter et à vous rendre malheureux. Réfléchissez un peu et vous allez mesurer cette ingratitude, ce manque d’intelligence.
Apprenez à remercier chaque jour. Dès le matin, quand vous vous réveillez et que vous constatez que vous êtes là, intact, avec toutes vos facultés, prêt à commencer une nouvelle journée, remerciez, et vous vous sentirez bienheureux… »

« Combien de problèmes peuvent se résoudre grâce à des méthodes très simples ! Et ces méthodes très simples sont généralement celles que donnent les sages. Mais qui les prend au sérieux ? Elles sont évidemment trop simples et les humains ne croient qu’à des solutions compliquées. Si, pour les libérer de leurs tourments, un sage, un Initié leur dit : « Fermez les yeux… apaisez-vous… respirez… envoyez votre amour à toute l’humanité, à toute la nature, mettez-vous en harmonie avec l’univers… » ils ne l’écoutent pas. Au lieu de mettre ces méthodes en pratique pour éprouver leur véracité, ils iront chercher de prétendus mages pour qu’ils leur donnent des formules kabbalistiques, leur préparent des talismans ou leur révèlent quelques secrets hérités des Tibétains ou des Aztèques. Mais il se peut que ces talismans et ces secrets n’aient aucune efficacité ou même leur soient nuisibles.
Pour obtenir de grands résultats et acquérir de grandes richesses spirituelles, il faut avoir de la considération pour des méthodes et des règles insignifiantes en apparence. Oui, insignifiantes en apparence, mais les plus efficaces en réalité, parce qu’elles sont fondées sur une connaissance exacte de l’être humain. »
:-)

 

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